Bonjour, 1/2 Je tiens d'abord à vous remercier de m'avoir aidée ça fera 2 ans début juillet que je suis séparée de mon mari. Ca été un véritable soulagement, une libération. Mais ça n'a pas été facile, le parcours a été semé de beaucoup d'embûches. La peur m'a tenue au ventre des mois. Et il m'arrive encore d'en avoir peur.J'ai suivi vos conseils et j'ai engagée une avocate. Cette dame m'a aussi bien soutenue humainement. J'ai dû faire appel à la police lorsqu'il m'a menacé par téléphone de ne plus me ramener les enfants qui étaient en weekend chez lui. Quelques mois plus tard, j'ai accepté que la plainte automatique pour violence conjugale soit suspendue. Il n'en a pas fallu plus pour qu'il se sente tout puissant et recommence de plus bel. Il a utilisé les réseaux sociaux pour m'injurier, diffamer et me harceler. J'ai repris mon courage à deux mains et j'ai porté plainte. Du coup la plainte suspendue a été réactivée d'office. Il a été condamné à 100heures de travail général avec un sursis de 2ans plus une petite amende et les frais de justice à prendre à sa charge. J'ai vécu ce jugement comme une reconnaissance de ce que je vivais. Un soulagement que quelqu'un voit enfin son autre visage! Le combat n'est toutefois pas terminé. Il reproduit cette violence psychologique sur les enfants. Il a toujours ces deux visages: le public... petit agneau tellement dévoué et l'autre
Bonjour Janedoe,
Toutes nos félicitations pour le chemin parcouru depuis votre dernier message il y a deux ans ! Bravo d'avoir réussi à vous libérer, d'avoir alerté la police à deux reprises et de vous être protégée des violences à long terme.
Vous nous écrivez qu'il vous arrive encore d'avoir peur. Cela n'a rien d'étonnant. Vous avez en effet vécu la violence de votre mari durant des années, et cela laisse des séquelles. Il faut du temps pour se reconstruire et pour effacer toutes les traces d'un passé aussi douloureux. Soyez patiente, ces peurs disparaîtront un jour.
Maintenant vous nous dites être préoccupée par la santé psychique de vos enfants. Vous les sentez menacés lors de l'exercice du droit de visite de leur père et d'après vos descriptions, il semble bien que vos craintes soient légitimes. Il y a tout lieu d'être vigilante. Pour répondre à votre question, NON, vous ne devez pas laisser faire et vous contenter d'essayer de réconforter vos filles après-coup. En tant que mère, vous avez envers elles un devoir de protection. Ce que nous vous suggérons de faire, c'est de vous adresser au Service de l'Enfance et de la Jeunesse. Tél. 026 305 15 30. Expliquez la situation, vos craintes, et surtout vos observations concrètes. On saura certainement vous conseiller et vous soutenir. En cas de mise en danger ou si le bien-être de vos filles est menacé, la possibilité existe de demander au/à la juge de revoir la décision concernant le droit de visite et de le modifier, par exemple en instaurant des visites surveillées (qui se font dans un endroit neutre et en présence d'une personne professionnelle).
Une autre option serait de recontacter votre avocate afin de lui demander d'écrire au/à la juge pour lui demander cette modification du droit de visite. C'est alors la justice qui demandera au Service de l'Enfance un rapport sur la situation, et une enquête sera menée officiellement. Vous serez entendue, de même que le père, les enseignants, etc., et toute personne en mesure de faire part de certaines observations.
Nous vous souhaitons force et courage pour continuer ce "combat qui n'est pas encore terminé". Tenez bon et faites le nécessaire pour protéger vos petites. Nous restons de tout coeur en pensée avec vous. Bonne chance !
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