mon ami m'a posé des micros s'imagine à tout moment que je le trompe, m'accuser d'avoir eu des rélation sexuelles dans des endroit que je n'ai jamais fréquentés, prétend m'avoir vu ou entendu... peut-il se soigner de ces besoins de contrôle, d'un méfiance extrême et ce manque de confiance dans ma fidélité (qui est bien réelle)?
Bonjour Lanie,
Vous êtes victime de contrôle et de soupçons réitérés de la part de votre ami. Ses besoins de contrôle sont allés jusqu’à la pose de micros dans votre environnement. Vous demandez si cette méfiance extrême, ce manque de confiance peut se soigner…
La réponse est bien difficile. Oui, sans doute si votre ami est conscient de la violence psychique à votre égard et induite par son comportement. Cette violence n’est pas acceptable et le risque n’est pas négligeable d’assister à une augmentation de ces comportements violents en fréquence et en intensité si rien n’est fait pour y mettre fin.
Cependant nous ne savons rien de votre relation et de vos propres sentiments. Jusqu’où, par exemple, êtes-vous prête à supporter une telle violation de votre espace intime ? Quelles sont vos projets et pensez-vous qu’une relation durable peut se construire sur de telles bases ? Y a-t-il d’autres comportements qui vous inquiètent ? Des colères à répétition par exemple ? Avez-vous fait le test de notre site et y avez-vous découvert quelque chose qui correspondrait à votre situation ?
Voyez-vous il nous semble important de témoigner notre expérience: il y a des contextes à risque élevé dans les relations « conjugales » où les transactions violentes ne sont pas dénoncées. Souvent d’ailleurs parce que l’un ou l’autre ou les deux acteurs les justifie ou les banalise d’une manière ou d’une autre : la peur de la perte ou de l’abandon, par exemple. Une relation fusionnelle, l’amour « fou », ne permet guère une individuation, une différenciation des deux partenaires. Ce besoin légitime peut alors être perçu comme une agression, un rejet de la relation conjugale ou amoureuse et cette influence est souvent attribuée à la présence d’un tiers… Lorsque votre droit à être « autre » est dénié par votre partenaire à travers le contrôle et des soupçons d’infidélités répétés, nous pouvons légitimement émettre des réserves sur sa capacité à prendre conscience que le cœur du problème n’est pas chez vous mais au sein de son expérience de vie. Il lui appartiendrait donc de prendre les mesures de soins utiles pour sortir de ce besoin de ne faire qu’un avec sa partenaire et de ses angoisses d’abandon. La partenaire pouvant d’ailleurs, à son tour, ne pas supporter l’idée d’appartenir à une identité différente, pour être toujours dans la quête de l’identique…
Si votre partenaire est ouvert à la réflexion sur ce qui vous fait souffrir l’un et l’autre, il pourrait s’adresser dans votre canton à l’association VIRES, Av. Ernest-Pictet 10, 1203 Genève (Tél. 022 328 44 33) cette association a développé depuis 1994 une pratique thérapeutique qui vise à stopper les différents types de violences dans le couple et la famille. Vous pouvez également vous adresser à la consultation pour famille et couples des HUG, rue de Lyon 89 (5ème étage) 1203 Genève, 022 382 33 0).
Nous restons cependant à votre disposition sur ce site si vous souhaitez nous transmettre d’autres informations. Nous vous souhaitons le courage de prendre soin de vous, de vos perceptions et de vos sentiments.
Bonjour Madame, Nous vous remercions pour les nouvelles et votre précieux témoignage. Nous constatons que vous avez déjà entrepris des...
Bonjour, Nous trouvons que ta remise en question est tout à ton honneur. En effet, ça n’est sans doute pas...
Bonjour, Depuis votre mariage, votre mari a changé. Il est violent verbalement, physiquement et sexuellement. Cette violence a de graves...