Il me dit très souvent que je sers à rien et que je ne vaut rien. Que je suis une merde. Que je ne sais pad cuisiner. Que je suis une mauvaise mère et que je lui prends tout son arrgent. Qu'il doit toujours s'occuper de moi. Alors que je travail. A 50% pour m'occuper de la maison et des enfants, sur sa demande. Ça dure maintenant depuis 2005 comme ça. Je sens que je veux partir. J'ai peur de ce qu'il pourrait me faire. Et aux enfants. Il a été voiolent physiquement. De temps en temps. C'rst toujours de ma faute. Je l'ai cherché et provoquer parce que je n'ai pas acceptet d'être une merde, saloppe, pute. Je l'ai tellement entendu que je ne sais plus si je n'en fait pas trop et qu'en se disputant c'est normal de parler comme ça... Que faire? Comment?
Bonjour Claudia,
Notre réponse s'est fait attendre, veuillez nous en excuser. Le site est très sollicité ces temps.
Vous nous dites ne plus savoir si "vous n'en faites pas trop". Non, rassurez-vous, ce n'est pas le cas ! Il est fréquent que les auteurs de violence finissent pas semer le trouble dans l'esprit de leurs victimes, les faisant douter de tout et instaurant au sein de la famille des "lois" différentes, qui leur conviennent. Car c'est bien de violence qu'il s'agit : vous nous parlez de violences physiques et aussi de violences psychologiques "très fréquentes" depuis 2005. Les injures n'ont rien de "normal" lorsqu'on se dispute. Elles constituent un délit et vous êtes en droit de porter plainte à chaque fois que votre conjoint vous manque de respect.
Vous vous sentez en ce moment tiraillée entre l'envie (et le besoin) de partir, et la peur de ce qui pourrait vous arriver. Nous comprenons ces sentiments mélangés et le désarroi qui va avec. Lorsque vous écrivez "j'ai peur", quelle est cette peur ? Est-ce la crainte de représailles si vous décidiez de le quitter ? Ou est-ce que vous craignez pour vous-même et vos enfants si vous deviez rester plus longtemps dans cette relation destructrice ?
Car la violence est destructrice, elle vous nuit à vous-même et elle est également toxique pour vos enfants. Ses effets (surtout à long terme) ne doivent pas être banalisés. Il serait bon que vous puissiez concrétiser vos envies de partir, pour vous mettre enfin à l'abri avec eux. Qui dans votre entourage serait prêt à vous soutenir ? Avez-vous dans votre famille ou parmi vos collègues des personnes de confiance à qui vous pouvez parler de votre situation ? Ne restez pas seule avec votre souffrance et vos soucis quant à l'avenir. Vous avez besoin de soutien en ce moment. Nous pensons d'ailleurs que l'aide de personnes spécialisées dans les questions de violence ne serait pas de trop. Seriez-vous disposée à consulter un service créé justement pour les femmes confrontées à la violence de leur partenaire (ou ex-partenaire) ? Nous pensons particulièrement à Solidarité femmes à Fribourg. Nous vous encourageons vivement à prendre contact. Les consultations sont confidentielles et elles sont gratuites. En outre, si vous le souhaitez, vous pouvez être hébergée dans une maison d'accueil avec vos enfants, le temps qu'il faudra, pour faire le point tranquillement, loin des disputes et des menaces, avec le soutien de professionnelles. Vous-même et vos enfants pourriez profiter grandement de ce répit... N'hésitez pas à appeler, tél. no 026 322 22 02.
Ecoutez votre besoin de vivre maintenant dans le respect, en paix, en harmonie avec votre vie quotidienne, votre travail, vos enfants. Vous y avez droit ! Et vos enfants aussi. Nous espérons que vous trouverez bientôt une solution favorable. Soyez forte et dites-vous chaque jour que vous méritez le respect, que vous êtes quelqu'un de bien, et que vous allez protéger la personne que vous êtes. Nous restons de tout coeur avec vous.
Bonjour Tatiana, Votre long message est très clair et nous montre bien ce que vous êtes en train de vivre :...
Bonjour Madame, Si vous ne souhaitez pas que votre question soit publiée dans l'Espace public, nous pouvons vous répondre uniquement...
Bonjour Madame, Vous nous écrivez pour nous faire part de maltraitance à l'égard de votre conjoint et c'est un premier...