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Questions et réponses

Mon mari se met dans des colères noires. J'ai honte de lui. Je ne veux pas que ça se sache.

Question
13 Janvier 2014 - old...

Qui peut me conseiller. Je me suis divorcée avec 2 enfants. Puis remariée avec un policier municipal. Nous avons eu 1 fils qui a des troubles autistiques. Mon mari est "spécial" il a peu d'amis, des centres d'intérêts obsessionnels restreints. Il se met dans des colères NOIRES pour des riens qui le blessent. je me remet tout le temps en question. Il met nos revenus en commun, me dis quels paiements faire, et me donne une somme fixe d'argent à dépenser mensuellement pour la nourriture et les enfants. Je ne manque de rien, si ce n'est tendresse et affection, qu'il dit que je ne mérite pas. Sur un malentendu, il a démoli la ventilation dans ma voiture alors qu'il conduisait et qu'il y avait 2 enfants derrière. Il a battu notre chienne car elle n'obéissait pas assez. Cette fois j'ai du prendre mes 3 enfants et aller boire un café chez une amie car je ne voulais pas qu'il tue la chienne devant les enfants. Il ne l'a pas tuée finalement. L'an dernier il m'a touchée pour la première fois... Il me criait dessus et je lui répondait car je ne voulais pas me taire et le laisser crier. Il m'a attrapée par les cheveux et m'a forcée à me mettre par terre. Puis il est parti. Il ne s'est jamais excusé. Hier, il a insulté ma copine, et je lui a répondu que ce qu'il venait de dire était un peu con. Il est parti, puis revenu et devant ma copine s'est mis à Hurler (personne n'a le droit de me traiter de con dans ma maison!!!!) Il a pris une chaise en bois et a commencé à frapper partout avec. Ma copine est sortie de la cuisine. Je suis restée assise avec la tête entre les mains... jusqu'à c qu'il ait détruit la chaise et quitté la cuisine en hurlant encore un moment. Notre plus jeune fils a demandé pourquoi il criait et il a dit: parce que je viens de me faire traiter de con... mais il n'a pas osé dire par qui... et voilà.. je souffre, j'ai mal... j'ai peur... je ne veux pas que ça se sache... j'ai honte de lui... fleurdelyss

Réponse
28-01-2014

Bonjour Fleurdelyss,

Tout d’abord, merci d’excuser le retard apporté à notre réponse.

Vous décrivez les derniers épisodes de violences conjugales auxquels vous avez été confrontée. Violence physique et psychologique, contrôle, bris d’objets, hurlements, dénigrements et insultes,. Vous avez peur, vous souffrez, vous ne voulez pas que cela se sache et vous avez honte.

Le comportement violent de votre mari, vous le savez sans doute, est interdit par la loi. C’est un délit pénal aggravé par sa fonction de policier. Ce que vous éprouvez est bien compréhensible et c’est souvent ce que décrivent les victimes de violences dans le couple.

Votre amie a été témoin d’une de ces scènes. Avez-vous pu échanger avec elle ? C’est très important de ne pas rester seule et avant que vous ne puissiez prendre la décision de vous faire aider, de pouvoir partager avec une personne de confiance. Vous savez certainement que les violences que vous subissez ne sont pas sans conséquence sur votre santé et qu’elles sont également lourdes à porter pour les enfants de votre couple, qu’ils soient témoins oculaires ou simplement auditifs.

Sans occulter le fait que votre mari a sans doute aussi besoin d’aide, avez-vous conscience que ce n’est pas vous qui pouvez l’aider? Si son comportement violent s’exerce contre vous, les causes de cette violence sont à rechercher bien avant votre rencontre et il existe un service pour venir en aide à des auteurs de violence. Vous trouverez, si vous pensez que cela pourrait être utile les coordonnées de ViFa sur notre site.

Parallèlement, pour réfléchir à votre sécurité et aux différentes possibilités qui s’offrent à toutes victimes de ce phénomène gravissime, nous vous encourageons à consulter soit la LAVI qui peut vous soutenir dans la réflexion sur l’éventualité d’un dépôt de plainte. Soit la consultation ambulatoire du Centre d’accueil MalleyPrairie à Lausanne ou dans différentes villes du canton (Bex, Montreux, Vevey, Nyon, Yverdon, Payerne et Orbe). Le rendez-vous peut être pris par téléphone au 021 620 76 76. Personne ne vous obligera à faire ce que vous n’avez pas envie de faire, ni ne portera de jugement. Nous savons que la violence isole et enferme victime etauteur dans un huis clos qu’il est important de briser pour éviter les drames, malheureusement toujours possibles, rapportés par les journaux.

Vous avez déjà rompu le silence en nous écrivant. Chaque décision, si petite soit elle, vous permettra de reprendre peu à peu confiance en vous et de choisir  ce qui est bon pour vous et vos enfants pour que la violence cesse. Sans aide extérieure, vous éprouverez une insoutenable impuissance qui risque d’annihiler toute votre volonté. Vous pouvez dire « non à la violence » pour vous et vos enfants et pour votre conjoint avant le point de non-retour.

Courage Fleurdelys, vous n’êtes pas seule. Nous restons disponibles si vous le souhaitez.
 

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