Bonjour, Je suis une femme fraîchement séparée (depuis avril 2013) et ma relation avec mon mari a duré presque 14 ans. Mon mari avec qui je suis en instance de divorce est un pervers narcissique manipulateur. Il a usé de beaucoup de violence verbale (et parfois physique sans gravité) sur moi et nos enfants. Nos enfants sont agés de 4 ans et demi et 7 ans. Après la décision de se séparer, j'ai quitté le domicile conjugale et trouver un logement à proximité. J'ai la garde des enfants, mais mon mari à une garde élargie du fait de son métier (enseignant en économie) qui lui permet d'avoir des horaires allégés. Depuis que nous sommes séparés, mon futur ex-mari me dénigre ouvertement auprès de ses élèves agés de 15-18 ans (dont j'ai des témoignages), il porte atteinte à ma vie privée en racontant à ses élèves ce que je fais lors de mon temps libre. Je suis épiée et surveillée par tous ses élèves de la région et vont lui rapporter mes faits et gestes) il me rabaisse auprès de nos enfants et leur monte la tête contre moi et mon nouveau compagnon. Il néglige les devoirs pour l'école avec notre fille quand elle est chez lui, il me ment et menace de porter plainte contre moi pour diffamation et calomnie car il m'accuse de le dénigrer. Il se victimise auprès de ses élèves et de son entourage. Il aime le pouvoir et la reconnaissance et il fait tout pour l'avoir auprès de mon entourage et ses élèves. Je vois que ma fille est très influençable et il beaucoup de pouvoir sur elle (comme il l'a eu avec moi) et arrive à la manipuler pour qu'elle agisse contre moi! Je ne sais pas ou m'adresser et que revendiquer pour que mon (ex)mari n'aie plus que la garde minimum accordée par la loi, soit 1 week-end sur 2 et la moitié des vacances scolaires. Je ne sais pas dans quelles mesures je suis en droit de demander la garde maximum car mon mari agit de façon sournoise et insidieuse avec son énorme pouvoir de persuasion et son intelligence, il arrive à se faire passer pour une victime. Une première audience aura lieu mi-janvier et je précise qu'il ne me verse encore aucune pension, il a refusé mes demandes d'acomptes pour les pensions et essaie de me convaincre de régler tout cet aspect financier sans passer par les avocats (qu'il trouve incompétent)! Quels sont mes moyens et mes droits au moins au niveau de la garde des enfants, c'est pour l'instant tout ce qui m'importe. Mais tous ses agissements sont bien cachés pour que son image ne soit pas ternie. Alors il est difficile pour moi d'avoir des preuves d'inculpation pour manipulation et perversité. Je vous remercie infiniment pour vos réponses à mes interrogations, ou de m'aiguiller pour que je trouve des solutions pour me sortir de ce calvaire. Avec mes meilleures salutations
Bonjour Sunset,
En pleine séparation, vous voilà dans une situation difficile avec votre ex-mari qui continue à exercer de la violence à votre encontre en vous dénigrant et vous rabaissant. Inquiète pour vos enfants, vous avez bien fait de nous écrire et de chercher de l’aide.
Avec le temps, les phases de violence ont tendance à devenir de plus en plus graves et emprisonnent les victimes. Rompre cette relation néfaste pour vous et vos enfants était indispensable. L’expérience montre toutefois que la séparation n’implique pas systématiquement l’arrêt de la violence, et c’est ce qui semble se passer pour vous actuellement. Il s’agit d’être patiente et de continuer à vous appuyer sur vos ressources, la force, le courage et la lucidité que vous avez déjà pu démontrés.
La violence psychologique et physique est inacceptable et interdite. Elle est poursuivie d’office dans une relation de couple mais aussi durant l’année qui suit la séparation. Vous êtes donc en droit de la dénoncer pour vous protéger. A nos yeux, le comportement de votre mari est grave et vous avez raison de vous inquiéter. D’un point de vue juridique, il sera certainement plus complexe de démontrer ces actes.
Nous vous conseillons de refuser absolument la demande de votre mari de ne pas faire appel à des avocats. Compte tenu des éléments dont vous nous faites part, il nous semble nécessaire que vous contactiez un avocat expérimenté dans ce type de situation (si ce n’est pas déjà fait). Etant donné les comportements violents que leur père a eu envers vos enfants, vous pourriez également vous renseigner auprès de l’office cantonal des mineurs de Berne. Dans tous les cas, suivez les conseils de votre avocat afin de garantir le respect de vos droits.
Les effets de cette violence sont dévastateurs et ne doivent pas être négligés, ni pour vous, ni pour vos enfants. En tant que parents, vous mais aussi leur père avez le devoir de les protéger. Vivre de la violence est d’autant plus déroutant lorsque l’auteur se montre à la fois mi-ange, mi-démon. La victime ne se sent alors pas forcément comprise auprès de son entourage. C’est pourquoi il nous semble qu’une aide extérieure pourrait vous être bénéfique durant cette période difficile à vivre.
Dans votre canton, les professionnelles qui travaillent à Solidarité Femmes peuvent vous apporter l’écoute et l’accompagnement nécessaires à votre situation, mais également vous conseiller un avocat spécialisé dans les violences conjugales (en cas de difficultés financières, l’assistance juridique est toujours possible). Les consultations y sont gratuites et anonymes. N’hésitez pas à les contacter au 032 322 03 44.
Nous vous souhaitons de retrouver l’apaisement dont votre famille a bien besoin après toutes ces épreuves. Le soleil finit toujours par revenir, faites confiance en vos ressources et protégez-vous.
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