Bonjour, je viens de me séparer car mon ami a des troubles de comportement compulsif en partie liés à l'alcool. Je suis une TCC depuis septembre dernier, cela m'aide beaucoup pour mes schémas de codépendance. A chaque fois que je me positionne, il est d'abord plus agressif et menaçant, mais ensuite il me dit qu'il tient vraiment à moi. Il a accepté une thérapie conjugale que nous avons dû arrêter car trop de sujets douloureux qui provoquaient trop de colère chez l'un comme chez l'autre. Mais du coup il a commencé une thérapie de son côté et vient de passer une semaine à Marsens. Le problème principal est que nous n'arrivons plus du tout à communiquer, tout est mal interprété, pris de travers, manipulé. Je subis de la violence psychologique par ses agressions verbales, injures et menaces continuelles et changeantes selon son humeur du jour (ça peut changer plusieurs fois par jour) depuis 1 an, et les agressions physiques légères (plus de peur que de mal!) depuis 6 mois. Je suis trop dans la "réaction" et n'arrive pas à gérer mes émotions quand j'entends ses menaces en tout genre, sa façon de retourner les choses et de me culpabiliser, son chantage affectif, etc, puis, si ça ne marche pas dans son sens, il m'agresse en m’arrachant des mains mon natel, mon ordi, mon sac, il fouille tout dès qu'il le peut, se fait des films et m'insulte ensuite. Un soir il m'a réveillé en mettant le feu au seul papier que j'avais qui stipulait mon droit et mes apports dans la maison conjugale, puis après une engueulade violente il est descendu au garage et est remonté avec une jerricane d'essence en menaçant de vouloir brûler la maison! En m'enfuyant, je me suis cassé le coccyx dans les escaliers... puis je me suis jetée dans la voiture et il s'est jeter dessus en donnant des coup de poings dans la vitre pour la casser. J'ai pu partir et j'ai appelé la police. 4 mois plus tard, sur une simple déposition, il y a 4 chefs d'accusation poursuivis d'office. Plus maintenant une plainte car il a rayé ma voiture. Bref, désolée pour tous ces détails. Ma question est la suivante: comment puis-je me départir de la maison acheté ensemble en 2011? Le problème est que j'étais en instance de divorce au moment de l'achat, donc on l'a mise à son nom uniquement, mais je suis co-débitrice de la dette hypothécaire. Depuis quelques temps je paie tout puisqu'il n'a plus de salaire car on a créé l'été 2012 une sàrl pour exploiter l'auberge du village dans laquelle il travaille, mais la 1e année, c'est du bénévolat. Je suis donc liée à la maison et à la sàrl. La gestion de cette dernière est catastrophique, puisqu'au lieu de communiquer et de résoudre les problèmes, ou de se concentrer sur le développement de l'affaire, on s'engueule sur tous les sujets. Alors il cherche par tous les moyens à me faire peur avec des menaces et des agissements imprévisibles. Il se plaint et raconte autre chose à qui veut l'entendre. Un jour il est d'accord pour vendre la maison, le lendemain il veut la brûler, puis menace de se suicider, puis me menace de me couler avec lui, puis me dis de partir car il va la louer, etc. Je n'ai plus d'énergie, je suis déprimée et à bout de force, je n'en dors plus, je me barricade dans la maison pour être sûr qu'il ne puisse pas débarquer à n'importe qu'elle heure (il vit à l'auberge car j'ai été 5 fois chez ma mère plusieurs jours ou semaines ces 6 derniers mois). Je ne sais pas quoi faire pour me sortir de ce cauchemar. Je travaille à 80%, j'entretiens beaucoup plus que lui et paie entièrement la maison, je fais la lessive et les comptes, salaires, payements et papiers pour l'auberge, tout cela sans le moindre respect, je suis au bout du rouleau. Comme on dit: je ne suis pas sortie de l'Auberge... Voilà, merci infiniment pour votre temps, votre écoute (en lecture), vos services, et votre dévouement. Soyez béni(e)(s)(es).
Bonjour Sunflower
Les violences que vous décrivez et l’imbroglio financier qui en résulte vous met en situation de danger à plusieurs niveaux et nous vous félicitons d’avoir su prendre des décisions pour votre protection (dépôt de plainte, séparation, etc). Même si cela vous paraît illusoire pour l’instant, vous avez posé des limites claires et cela ne peut que vous être bénéfique dans le temps, parallèlement à la thérapie cognitivo-comportementale que vous poursuivez.
Les questions liées aux biens que vous avez contractés en commun nécessitent l’intervention d’un professionnel spécialisé dans ces questions. Vous pourriez, dans un premier temps en tout cas consulter l’association Solidarité femmes à Fribourg site www.sf-lavi.ch ou tél. 026 322 22 02. L’équipe de professionnelles à votre écoute peut, à la fois vous accompagner dans les méandres des violences conjugales. Celles-ci, contrairement à ce que l’on peut penser, ne s’arrêtent pas avec la séparation mais parfois augmentent et il y a des mesures à prendre. Cette association peut aussi vous orienter dans le réseau ce qui vous permettrait de prendre de nouvelles décisions avec une sécurité augmentée.
Nous restons aussi à votre écoute si vous le souhaitez tout en vous conseillant de vous diriger vers un soutien en face à face tellement votre situation nous semble particulièrement complexe et spécifique sur le plan administratif et financier
Avec nos encouragements.
Bonjour Vivelavie, Durant les quatre années de votre relation avec votre mari, vous avez été confrontée plusieurs fois à sa...
Bonjour, Dans votre message, vous nous dites que lorsque vous vous trouvez face à une situation douloureuse ou lorsque...
Bonjour Okrent, Merci pour vos félicitations, ça fait toujours plaisir ! Nous comprenons que vous gardiez des blessures de votre...