Bonjour, Tard un soir d'octobre 2012, mon mari est rentré ivre et fâché, car après 8 de mariage avec beaucoup des hauts et des bas, des situations compliquées et des mensonges de sa part, j'ai eu la maladresse de lui envoyer par message, vu que la communication dans notre couple est quasi nulle, mon attention de demander une séparation en lui expliquant mes raisons . A son arrivée à la maison, je me trouvais dans la chambre à coucher qu'il m'a prié de quitter, ce que j'ai refusé. La situation a donc dégénéré en ma défaveur et il m'a frappée à plusieurs reprises. Il m'a donc mise hors de la chambre en s'y enfermant ... En état de choc, j'ai pris mes enfants qui se sont réveillés par mes cris et j'ai quitté le domicile au milieu de la nuit, comme une voleuse, pour rejoindre celui de mes parents dont je possède la clé. De là, j'ai immédiatement contacté la police qui s'est déplacée pour prendre ma déposition et ma plainte. Le lendemain, je suis retournée à mon domicile accompagnée de la police pour y prendre des affaires. J'ai compris plus tard, qu'il pensait que j'étais sortie avec les enfants pour aller boire un café ! Je me suis également rendue à l'hôpital pour y faire un constat. Je suis restée 2 semaines chez mes parents, soit durant les vacances scolaires des enfants. C'est le cœur serré que j'ai regagné mon domicile malgré tous les bons conseils de mon entourage qui me disait de prendre le temps ... J'aurais dû le faire !!! Depuis, nous avons entrepris une médiation familiale qui n'a aboutit à presque rien, peut être à communiquer un peu plus ... Toutefois, j'ai besoin de temps pour faire confiance à nouveau. Au vu de la situation, je me suis donc beaucoup éloignée mais mon mari qui n'a pas conscience du mal qu'il m'a fait puisque selon son discours c'est lui la victime ... Je simplifie les choses ! Du reste, il a dit aux enfants, qu'il m'avait frappée parce que j'avais été méchante avec lui ! Bref, Cette semaine, nous avons enfin reçu les convocations du ministère public, et vu que nous essayons de trouver des solutions pour sauver notre couple, il m'a demandé de retirer ma plainte. Je lui ai dit que je ne voulais pas et que même si je le faisait, la procédure continuerait ! Est ce exacte ? Le 23 mai prochain, nous nous retrouverons donc devant le juge, cela m'angoisse beaucoup car de mon coté, j'ai beaucoup de chose à me reprocher par apport au fait que je crie très souvent sur mes enfants dû à la fatigue et au stress général que je gère très mal ! J'espère que pour une fois, il prendra conscience que je suis victime et non lui ! Si ce n'est pas le cas, j'espère que je trouverais enfin la force et le courage de le quitter et vivre sans peur, malgré l'entourage et les amis, c'est bien plus difficile et compliqué que ce que l'on pense. Pour moi, il est difficile répartir à zéro pour l'inconnu ! Pouvez vous m'expliquer comment cela va se passer lors de notre confrontation devant le juge ? Quel peine mon mari risque t il ? Je vous remercie pour votre site où j'ai pu y trouver un peu du réconfort. Merci d'avance pour votre soutien et votre réponse.
Bonjour Madame,
Vous vous adressez à nous avec des questions très claires, tout comme votre discours, d'ailleurs. Nous ressentons à travers vos mots une belle énergie, positive, dans le sens que vous savez ce que vous voulez mais que vous avez des doutes sur comment y arriver. Vous êtes consciente que les choses ne sont pas qu'entre vos mains si vous voulez sauver votre couple et que votre mari a du chemin à faire, notamment pour reconnaître son attitude et sa responsabilité dans la situation actuelle. Vous savez aussi que si il ne change pas, vous devrez le quitter. Reste, comme vous le dites, à trouver le courage et la force d'agir en conséquence.
Vous avez subi des violences physiques de la part de votre mari, les démarches que vous avez entreprises suite à la scène de violence à fin octobre 2012 étaient très adéquates. Pour répondre à votre question quant au retrait de la plainte, les actes de violences conjugales sont en effet poursuivis d'office.
Tant que le jugement n'a pas été prononcé, vous avez le droit de retirer votre plainte. Pour les infractions poursuivies d'office, vous pouvez demander que la procédure soit suspendue. Vous gardez alors le droit de la réactiver si nécessaire, dans les six mois qui suivent. Selon la gravité de l'infraction, la ou le juge peut cependant refuser la suspension. De son côté, la ou le juge ne peut pas suspendre la procédure sans votre accord.
C'est justement dans le but de protéger la victime de violence conjugale que cette Loi a été mise sur pied. Vous contraindre à retirer la plainte serait une nouvelle infraction. Nous entendons, bien dans votre message, votre volonté commune de sauver votre couple, nous sommes content-e-s pour vous que la médiation ait abouti au moins à une amélioration de la communication entre vous et nous comprenons bien que vous ayez besoin de temps pour refaire confiance à votre partenaire, d'autant plus qu'il reste campé sur sa position et vous demande à vous des efforts.
Nous savons aussi que de telles tensions dans votre situation conflictuelle peuvent entraîner une grande fatigue, beaucoup de stress et vous empêcher de garder votre calme, une attitude positive et sereine pour être avec vos enfants, cela est normal. Toutefois, les enfants n'ont pas à faire les frais de cette situation, nous en sommes bien conscient-e-s. Peut-être pouvons-nous vous suggérer de demander de l'aide pour vous soulager, pour vous aider à retrouver un équilibre bénéfique autant à vous qu'à vos enfants. Par exemple, en vous rendant chez un-e professionnel-le qui pourrait vous porter une écoute bienveillante vous donner quelques conseils pour arriver à maîtriser vos émotions, votre stress. Peut-être connaissez-vous d'autre moyens de retrouver votre calme, comme la méditation, le yoga ou autre qui pourrait vous soulager.
Pour en revenir à votre question au sujet de la confrontation devant le juge, nous ne pouvons pas vous donner des détails car chaque séance se déroule différemment en fonction du Juge et des parties dans la salle. Ne vous faites pas de soucis pour ce qui est de votre comportement envers les enfants, il va s'agir de la violence que votre mari a exercée sur vous. Normalement, vous aurez la parole pour vous expliquer au besoin. Quant à la peine que risque votre mari, nous n'avons pas les connaissances nécessaires pour nous prononcer ici.
Nous vous conseillons de prendre contact avec des centres spécialisés dans les violences conjugales et les pratiques juridiques comme le centre LAVI du canton de Vaud ou avec Malley-Prairie. Des personnes attentionnées et compétentes pourront vous recevoir pour vous renseigner et vous conseiller professionnellement.
Vous dites encore que c'est difficile pour vous de repartir à zéro, vers l'inconnu, nous comprenons cela. Nous vous invitons à prendre un peu de votre temps pour réfléchir à ce que vous voulez changer dans votre vie, à ce que vous feriez dès ce nouveau départ si cela devait arriver, permettez-vous d'imaginer des activités que vous aimeriez entreprendre, un endroit où vous aimeriez vivre, des loisirs qui vous tenteraient, construisez mentalement votre nouvelle vie. Et de l'inconnu vous passerez dans le déjà connu.
De tout cœur, nous vous souhaitons de retrouver un chemin plaisant et ensoleillé.
Bonjour, Tout d'abord, nous saluons votre démarche de nous écrire et de nous avoir partagé votre questionnement, cela demande du...
Bonjour Madame, Dans le dernier message que vous nous avez confié, vous nous dites que votre mari a des accès...
Bonjour, Nous vous remercions pour votre démarche, c'est quelque chose qui demande du courage que d'oser solliciter de l'aide. Tout...