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Questions et réponses

Ai-je le droit de retourner à la police déposer une nouvelle plainte ?

Question
04 Avril 2013 - old...

Bonjour, La semaine dernière j'ai dû déposer plainte contre celui qui est maintenant mon ancien compagnon pour harcelement par SMS. Il prétend qu'il m'a vue a plusieurs reprises avec un autre homme. De plus, Les dernières fois qu'il est venu chez moi, il cherche dans toutes les pièces, les armoires, sur les balcons car il est persuadé que je cache qqun chez moi. Il est venu une fois avec un couteau pour nous protéger, soit-disant et j'ai eu très peur. Il s'est fait ensuite des lacérations sur le ventre pour faire sortir la douleur m'a-t-il dit. Après avoir déposé plainte, je suis restée à distance pendant 1 semaine. Il a continué à m'envoyer des SMS et hier il m'a dit qu'il était important pour lui qu'on se revoie une dernière fois pour se dire au revoir. Il voulait tenir mes mains une dernière fois car il sentait qu'il n'allait pas bien. J'ai accepté et nous nous sommes vus dans un café. Il s'est excusé de son comportement m'a dit qu'il était là pour me protéger, il était gentil et attentionné. On s'est alors promener. C'était comme un retour au source. Le soir, je ne voulais pas qu'il vienne chez moi e peur qu'il tourne comme l'autre fois alors je lui ai proposé d'aller passer la nuit à l'hôtel. Et là, ça a recommencé. Il cherchait dans les armoires, dans les couloirs, me pressait de questions, me poussait. Ca a duré comme ça jusqu'à 6h00 du matin ou je lui ai dit que ça suffisait et que maintenant on s'en allait. J'ai commencé à m'habiller, il m'a arraché mon pantalon des mains et il m'a frappée, mise à terre, tiré les cheveux et remise sur le lit. Ensuite il m'a mis une main sur la bouche pour que j'arrête de crier. J'étais tétanisée. J'avais très peur qu'il me tue. Il a commencé de pleurer et demander que je lui avoue que j'étais sous l'emprise d'un autre homme. Je voulais pouvoir sortir vivante de cette chambre. Je lui ai alors dit que c'était vrai. Il voulait des informations sur qui c'était. J'ai inventé un prénom et dit que je ne connaissais pas son nom de famille ni son no de téléphone. Mon but était de sortir de cette chambre d'hôtel qui de plus était mon idée ! J'ai dit que j'avais besoin de prendre l'air si il était d'accord. Il m'a dit qu'on allait faire un tour. Il m'a dit qu'il m'aiderait à sortir de l'emprise de cette homme. Il voulait rester à mes côtés pour la journée pour m'aider. J'avais très peur. Nous sommes montés dans ma voiture et je l'ai ramené chez lui. Là, je lui ai demandé de descendre et de me laisser. Que je ne voulais plus le voir. Il a alors sorti un couteau de son sac e m'a dit qu'il m'aimait mais que s'il ne pouvait pas être avec moi après toute l'humiliation q'il avait supporté avec ma double vie qu'il se suiciderait. Pour finir, il est sorti de la voiture, j'ai fermé la voiture à clés et suis partie. Il m'a envoyé plein de sms et ça continue. J'ai honte de cette situation car j'ai déposé plainte contre lui la semaine dernière et je ne devais pas le revoir. J'ai honte de m'être fait frappée et maintenant j'ai très peur et je ne sais pas si j'ai le droit de retourner à la police déposer une nouvelle plainte. Merci à vous pour ce site. Ca m'a fait du bien de pouvoir déposer cela qqpart.

Réponse
05-04-2013

Bonjour Macarons,

Vous avez le droit de porter plainte à chaque nouvelle infraction. Le harcèlement en est une, de même que les coups, les menaces, la violence psychologique, les insultes, et aussi le fait de vous empêcher de quitter la chambre d'hôtel.

Votre sentiment de culpabilité, comme d'humiliation, découle directement de la violence subie et vous avez tout à fait raison d'avoir décidé de mettre un terme à cette relation nocive. L'important maintenant c'est de vous protéger. En plus de porter plainte, vous pouvez demander à la police ou à la justice des mesures de protection : la loi prévoit l'interdiction à l'auteur de menaces ou de violences d'approcher sa victime, ou le domicile de cette dernière, ou son lieu de travail. S'il passe outre ces limites, il s'expose à des sanctions.

Vous nous dites que votre ex-ami porte un couteau sur lui. Vu les comportements extrêmes que vous décrivez, ne minimisez pas le danger que vous courez. Il existe des lieux d'urgence où vous pouvez vous réfugier avec vos enfants un certain temps, par exemple le centre de MalleyPrairie. C'est un service spécialisé dans les questions de violence conjugale, où l'on conseille, oriente et soutient les femmes qui souhaitent sortir d'une relation destructrice. On peut y loger ou simplement obtenir des consultations. Les entretiens y sont gratuits et confidentiels. Nous vous encourageons vivement à prendre contact. Tél. 021 620 76 76.

Vous nous demandez que faire au sujet des vêtements jetés. Afin de vous mettre à l'abri d'une nouvelle forme de harcèlement à leur sujet, il conviendrait peut-être de dire la vérité à leur propriétaire et de lui proposer une somme d'argent en dédommagement, pour régler l'affaire définitivement.

Vous pouvez également, si vous avez des questions d'ordre juridique, vous adresser au centre LAVI de votre région (aide officielle aux victimes d'infractions). Vous avez droit à ces prestations. Tél. 021 320 32 00.

Nous espérons que ces quelques informations vous seront utiles et vous proposons en outre de consulter les pages de notre site consacrées aux diverses formes de violence, à leur effet sur les victimes, et à ce que dit la loi à ce sujet. Nous vous souhaitons bonne chance pour la suite.

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