Bonjour, J'ai emménagé il y a quelques mois avec des amis afin de fuir les comportements de mon père. Fille unique, il a petit à petit coupé tous les ponts avec la famille qui aurait pu me venir en aide, puis s'est donné grand mal à me couper de toutes mes relations amicales et de mon propre entourage. Je vis depuis enfant sa violence psycologique, je n'ai jamais connu une relation affectueuse entre nous, et n'ai jamais été à la hauteur de ses exigences. Il n'a finalement jamais cessé de me dévaloriser, insulter, critiquer et faisais régner un climat de tensions quotidiennes dans lequel il était le pacha à satisfaire. J'ai passé toutes ces années à tenter de le satisfaire pour éviter ces colères et ces humiliations. Sans y parvenir. Depuis enfant il me dit que je suis son jouet et c'est effectivement ainsi qu'il m'emploie. La violence physique a commencé à mon adolescence, la première fois j'ai été plaquée contre un mur par la gorge. Cela a continué en fonction de ses soucis. A l'époque j'ai tanter de fuir mais il me faisait pression avec une personne gravement malade, et je ne voulais pas être responsable. Il ne m'a jamais laissé de marques sur le corps ce qui m'a très longtemps empêchée de voir ma situation. Généralement il me secouait ou lançait à terre, me secouait la tête ou me prenait par la nuque. Cela avait généralement un rapport avec la tête. Il m'a également traînée à ses pieds en me tirant par les cheveux, que j'ai coupé par la suite. Il avait toujours une attitude très sexiste et dégradante envers mon côté femme (cela a augmenter lors de mon adolescence), et semblait penser que mon corps était son usage. Il avait un avis sur tout ce qui avait rapport à ma féminité, et me mettait énormément de pression par rapport à mon physique, de manière sadique. Il était entendu bien sûr que je m'occupe des tâches ménagères, chose qu'il pouvait me regarder faire en se moquant durant des heures. Il me mettait la main aux fesses en se moquant, ou sur la nuque, et si je m’insurgeais en profitait pour m'insulter. Il créait bien sûr toute les situations, m'usait quotidiennement psychologiquement, me rendant très nerveuse, et lorsqu'enfin je cédais il pouvait se 'lâcher' en me tenant responsable. Le 'c'est pour ton bien' ou 'il fallait bien que je te calme' était très utilisés. Il essayait aussi de me faire passé pour folle. J'ai développé des migraines chroniques pendant plusieurs années dont la guérison s'est stabilisée lors de mon départ. Départ qui la rendu de plus en plus violent. Il a essayé de faire passé mon petit ami pour fou et de faire croire à mon entourage qu'il me battait. Heureusement mes amis m'on apporté beaucoup de soutient. La famille m'a tenue pour 'faible psycologiquement' et je n'ai donc pas pu avoir de soutient. Ma mère a tout nier. Elle me répète que je ne fais rien dans ma vie, que je suis un enfant rois, une glandeuse, égoïste et orgueilleuse, que je voulais briser la famille. Qu'avant de quitter la maison j'aurais du regarder en arrière, regarder la situation que je laisse et prendre mes responsabilité. Actuellement, il m'a menacer de me couper le vivre. C'est une énorme cause de stress pour moi. Encore étudiante, je vais prendre un emploi mais ne peut pas couvrir tous mes frais. Je ne veux pas céder sur l'arrêt de ma formation mais je me retrouve bancale. Je fais tout pour être le plus autonome possible, d'autant plus qu'il n'a de cesse de me répéter que je les met dans une situation financière impensable et qu'il est d'une générosité exemplaire. L'angoisse est devenue quotidienne d'être dépendante de ces humeurs. J'ai peur qu'il vienne chez moi. J'ai coupé les ponts et refuser tous les téléphones depuis quelque temps mais le fait de ne pas avoir de nouvelles me met dans une situation de doutes et d'instabilités encore plus. De ce passé encore trop présent je suis devenue très très nerveuse et insomniaque. Je me sens sans arrêt en insécurité et ne sais pas comment me protéger. J'aimerai pouvoir me poser et enfin me concentrer sur ma vie et mes projets, mais ces menaces me paralysent. Je culpabilise énormément, ai de la peine à me forger une image de moi autre que celle qu'il m'a mise en tête. Estime de soi très basse, confiance en moi qui rame... De la peine à avancer dans le quotidien, je suis toujours persuadée que ma présence va créer des conflits. Je cherche à me protéger, mais je suis à bout de souffle, à faire en sorte de pouvoir me consacrer à ma vie sans crainte de lui et à diminuer mes angoisses, que je n'arrive plus à gérer.
Bonjour Ninou,
Nous avons du retard dans le traitement des questions reçues, veuillez nous excuser de vous avoir fait attendre.
Vous mentionnez des violences graves de votre intégrité psychique, physique et sexuelle, auxquelles s'ajoute la tentative de vous isoler socialement. Bravo d'être partie vivre chez des amis pour vous soustraire à cet environnement destructeur et mettre vos énergies dans un projet de vie ! Vous en aviez le droit. Vous avez eu beaucoup de courage et de détermination, des qualités qui vont vous aider tout au long du chemin. Votre prise d'autonomie a déjà mis fin à vos migraines, c'est un signe que vous êtes sur la bonne voie.
Vous ne nous posez pas de question directe, mais vous évoquez des angoisses, des insomnies, le besoin de vous protéger, et l'envie de "vous poser" en toute sécurité. On peut voir ces éléments sous des angles différents :
Tout d'abord au plan psychologique. Vous dites être "à bout" et c'est bien légitime. Le dénigrement permanent d'un père, ses atteintes à la personne de son propre enfant, (sans compter des pressions qui se perpétuent) joints au déni d'une mère n'ayant apparemment pas pu vous protéger ni vous défendre, ont provoqué un profond traumatisme et expliquent votre souffrance. La mauvaise estime de vous, la culpabilité et cette sorte de paralysie qui vous freine sont des séquelles directes de la violence subie. Avec le temps, elles s'estomperont, de même que votre angoisse, et vous retrouverez le sommeil. Nous sommes d'avis que l'aide extérieure d'un ou d'une professionnelle pourrait vous être très utile durant la phase de reconstruction qui commence pour vous. Avez-vous déjà songé à consulter quelqu'un ? Les psychothérapies peuvent être prises en charge par les caisses maladie. Le centre de MalleyPrairie vous fournira conseil et orientation, ainsi que des adresses utiles. C'est un service spécialisé dans le soutien aux personnes victimes de violence familiale ou conjugale. Vous pourrez également voir avec ces professionnel-le-s la question de votre autonomie financière, qui est essentielle, et dont vous vous préoccupez à juste titre. Tél. 021 620 76 76.
Ensuite, pour ce qui est de votre sécurité. Vous avez bien raison de vouloir vous protéger, c'est indispensable. Sachez que la violence est un délit et que votre père n'a pas le droit de vous maltraiter, ni physiquement ni psychiquement. Vous auriez pu porter plainte contre lui, même si votre corps ne portait pas de marque. Votre parole a autant de valeur que la sienne. Si vous craignez qu'il ne vienne vous importuner, vous pouvez demander à la police ou à la justice des mesures de sécurité, par exemple de lui interdire l'accès à un certain périmètre autour de votre domicile ou de votre personne. C'est prévu par la loi. Vous écrivez que votre départ l'a rendu de plus en plus violent : cela arrive assez souvent. Les auteurs de violence supportent difficilement que leur victime échappe à leur contrôle, et durant un certain temps ils peuvent intensifier leurs menaces. Mais ils finissent par cesser. Nous vous conseillons vivement de vous adresser au centre LAVI de votre région (aide officielle aux victimes d'infractions), où vous trouverez gratuitement un appui juridique, personnel et pratique. Vous pourriez examiner avec les spécialistes qui y travaillent ce qu'il convient de faire. La LAVI peut en outre prendre en charge les frais de thérapie qui ne seraient pas couverts par les assurances (pour autant bien sûr que la thérapie soit en lien avec le traumatisme causé par l'infraction, comme dans votre cas par la violence paternelle). Elle peut également payer les premiers entretiens chez un avocat. Il vaudrait la peine d'examiner deux points précis d'un peu plus près : la question des menaces de votre père de vous couper les vivres (en principe les parents sont tenus de subvenir aux besoins de leurs enfants jusqu'à ce qu'ils aient terminé leur première formation), et aussi s'il serait encore envisageable de porter plainte aujourd'hui pour les maltraitances qu'il vous a infligées par le passé. Tél. 021 320 32 00.
Voilà ce que nous pouvons vous dire. Nous espérons que ces informations vous seront utiles. Bonne chance pour la suite ! Vous avez de belles qualités, de la force et des projets, et de bons amis, ce qui est précieux. Que l'avenir vous sourie.
Bonjour,Nous avons relu vos questions des 4 et 16 mai pour bien comprendre votre situation; vous disiez qu’il insistait toujours...
Bonjour Madame, Vous avez vécu une relation durant 6 ans. Votre entourage décrivait votre relation comme idyllique mais ce n'était pas...
Bonjour Madame, Vous nous expliquez que cela fait de nombreuses années que vous êtes confrontée à de la violence verbale...