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Questions et réponses

Ma vie et mon esprit sont décousus, que faire ?

Question
14 Mars 2013 - old...

Bonjour, Je ne sais pas si je dois vraiment vous ecrire, je ne sais pas si je dois continuer comme ca. Je suis tellement perdu.... Je suis avec mon mari depuis bientot 6 ans, et nous vivons ensemble depuis bientot 6 ans aussi. Nous avons un merveilleux enfant de 2 ans et demi. Mon mari est moi je pense que nous nous aimons enfin j imagine. je ne suis meme plus sur de ca.mais choses qui est sur c es que de de vivre sans lui me parait tellement impossible et pourtant des fois je me dis que se serais tellement plus facile et sain pour notre enfant. Mon mari me traite n importe comment. je suis qu une M. je ne vaux pas grand choses. finalement je suis pas si mal, enfin pour lui bod mais je fais comme je peux en tant que femme de menage, bonne, et aussi je dois toujours etre dispo pour l ecouter le soutenir le conseiller, meme si mes conseil son nuls au finale. Je travail de nuit ( travail de M. aussi d apres mon mari) mais un travail qui nous permet de vivre moi mon fils et lui... car il travail en se moment, mais c est pas toujours le cas. souvent il a des probleme avec un tel ou un tel et du coup il part ou se fait virer ou toujours de super excuses totalement recevable enfin d apres lui. Mais au final c cest quand meme toujours moi qui doit assumer financierement choses que je n arrive pas. car il depense en grande quantite dans l alcool. et d apres moi aussi dans la cocaine. il a beau me garantir qu il reprend pas mais j en reste persuadee. il a eu beaucoup de problemes avec les drogues en general. et en sortie il ne sait pas se retenir. alors quand il rentre a des heures pas possible. que se soit 2-4-ou meme 5 h du matin il met a fond la musique et fini de toute facon pas m insulter. et m empecher de dormir, mais apres il faut quand meme que je soit fraiche et dispo a son reveil...evidement. J ai peur de lui. j ai peur de se qu il va me dire. voila deux trois semaine que c est l enfer. j ai avise deux de ses amis proches un week end qu il fallait qu il reste dispo car je voulais lui demander de partir, et j ai tellement peur pour lui ( je sais au fond de moi que je devrais m en foutre mais... )Je lui ai demande de partir et demande qu on discute pour trouver une solution, mais impossible de lui parler.il se braque et au finale c est toujours tout de ma faut il a rien a se reprocher de vraiment concret et comme je l ai epouse je dois assumer... M enfin je sais que du moment que se sera vraiment concret, mais comment faire que se soit concret alors qu il ne veut pas ecouter, pas partir. A se moment la il va soit se foutre en l air soit consommer a outrance et finir chez les flics car il se sera battu ou se sera foutu dans la m... ( je peux plus vivre avec cette peur ) il m a deja fait un episode lors de trop haute consommation et j en ai pris plein mon grade physiquement ( il s en rappelle pas, et encore pour le proteger je le lui ai pas rappeler )et notre interieur aussi.dans la soiree des que je le laissais 5 min je le retrouvais pendu aux poutre du salon, il voulait mourir. du coup entre les cou, les choses qui se cassaient et les cri car je me suis depadu pour qu il arrete de se faire du mal. c est les voisin qui ont appeler la police, ils l ont emmene et envoye en hopital psy. le lendemain il m a tellement menace verbalement au telephone que je suis alle le rechercher. cela date d il y a deux ans, mais ca m a tellement marqué, et j ai tellement peur que cela se reproduise. au jours d aujourd hui il n e veut pas me parler a par hurler il ne fait rien. il rentre tous les soir ivre. il ne veut pas parler je voudrais juste savoir se qu il veut pour notre avenir se quil imagine. de toute facon je fait chi.. et j emm.... tout le monde avec mes histoires.... je me fait des film tout peu bien aller chez nous si je faisai un effort. dailleur je me rend compte que surement se que j ecris et totalement decousu. mais ma vie mon espri est totalement decousu. J ai plus gout a rien, j ai peur de tout. je vai au travail comme une machine j ai plus gout a aider les autre ( je suis infirmier de nuit en admission psychiatrique ) je pleur je pleur j ai perdu 8 kilos en 5 semaines, heureusement notre enfant et la il me rend le sourir, mais il est si petit et il comprend deja tellement. il sait me redonner le sourir et ca m orrifie de le voir vivre tout ca. je suis pas sur que se soit sain tout ca pour lui. comme je suis pas sur que je puisse etre bonne mere pour lui... mais sur que mon mari ne peut pas etre bon pere pour le moment. car il s en occupe au minimum de chez minumum,il l aime son enfant mais... Il me menace que si je demande a se qu on se separe il prenne notre enfant et me pourrisse la vie. je dors plus mon medecin m a donne des medics pour la nuit et des anti depresseur, que je n arrive pas a prendre. je suis pas malade...et pourtant je suis vide. pardon de mon discour surement pas tres comprehensible. mais j ai besoin d aide je sais plus quoi faire... merci merci et encore desolee.

Réponse
28-03-2013

Bonjour Lotus,

Avant toute chose, nos excuses pour vous avoir fait attendre. Parfois nous recevons beaucoup de questions.

D'après vos descriptions, il semble que vous soyez confrontée à plusieurs formes de violence conjugale, violence physique, psychologique, sexuelle et économique (pour plus d'infos, cliquez sur ces mots). Sans compter la difficulté de vivre avec un conjoint qui souffre apparemment d'addiction à l'alcool et aux stupéfiants. Une "maladie" que vous-même ne pouvez pas soigner. Nous entendons bien que vous aimeriez aider votre mari à s'en sortir, mais il est le seul à pouvoir le faire, vous ne pouvez pas.

Vous avez bien raison de vous poser des questions et de penser que "ce serait plus sain pour votre enfant" si vous partiez. Pour vous aussi d'ailleurs. La violence conjugale, qui est interdite en Suisse, est très destructrice. D'après nous, c'est elle qui est responsable de votre sentiment de tristesse, de votre perte de poids, de votre peur, de votre perte d'estime de vous-même. Ce sont des symptômes fréquents chez les personnes victimes de violence dans leur couple. Nous comprenons votre désarroi actuel.

Sachez que vous avez des droits : le droit au respect, le droit de gérer votre salaire vous-même, le droit de quitter le domicile conjugal (art. 175 du Code civil) puisque votre sécurité et votre bien-être sont actuellement menacés, le droit de porter plainte contre votre mari pour injures et pour menaces (il n'a pas le droit de vous menacer, ni celui de vous prendre votre enfant).

Vous êtes une bonne mère, le fait que vous pensiez à la sécurité du petit et à son avenir le prouve. Vous comprenez que la violence de son père lui porte préjudice, à lui aussi. Vous êtes lucide et vous vous posez les bonnes questions. Bravo d'avoir pris conscience de certaines choses ! Cela dit, la situation que vous vivez en ce moment est difficile et nous pensons qu'un soutien extérieur vous serait utile : vous portez beaucoup et il serait bon que vous puissiez vous décharger en partie de votre fardeau. Vous avez la possibilité de vous adresser à un centre LAVI de votre canton (aide aux victimes d'infractions, donc aussi aux personnes confrontées à la violence conjugale). Dans ce centre, vous trouverez un soutien personnel et juridique. La LAVI peut également financer les mesures de protection des personnes, ou les frais d'avocat, ou les frais médicaux en lien avec la violence. N'hésitez pas à demander un rendez-vous pour vous renseigner plus en détail. Les consultations sont gratuites et très confidentielles. Tél. pour le Bas-Valais : 024  472 45 67, tél. pour le Valais central : 027  323 15 14, tél. pour le Haut-Valais : 027  946 85 32.

Ne restez pas seule avec votre souffrance. Il existe des services prêts à vous soutenir. A part la LAVI, vous pourriez également vous adresser au Foyer Aurore à Sion, tél. 027  323 22 00 ou au Foyer Point du Jour à Martigny, tél. 027  723 20 03, où vous seriez bien accueillie et entourée, et où vous pourriez également vous réfugier avec votre enfant en cas de besoin.

Nous espérons que vous trouverez bientôt des solutions et surtout un appui. Nous restons en pensée avec vous. Bonne chance pour votre avenir, courage, restez forte pour votre petit et prenez bien soin de vous.

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