En cas d’urgence: Police: 117 | Ambulance: 144

Questions et réponses

Depuis quelques mois, il fait des efforts, mais je suis devenue très méfiante.

Question
12 Novembre 2012 - old...

bonjour, mon mari a été diagnostiqué pervers narcissique par plusieurs psys; cependant je trouve ça trop fort. Après la naissance de notre fils, il s'est mis à me maltraiter verbalement et psychologiquement, car il a trop souffert de mon "éloignement" dit-il (éloignement forcé avec l'arrivée du petit !). Il y a quelques mois j'ai dit que je partais. Depuis il fait des efforts, a reconnu ses excès, ne veut pas en parler à un psy mais m'a dit qu'il ferait désormais attention à me respecter ("avec parfois quelques loupés que je devrai accepter car il ne changera pas complètement du jour au lendemain", dit-il). Pensez vous qu'il puisse me rendre heureuse de nouveau? je suis devenue très méfiante, et je n'ai plus envie de proximité avec lui pour le moment; comme si j'attendais qu'il fasse ses preuves...merci pour votre réponse

Réponse
19-11-2012

Bonjour Crapouillette,

Nous ne comprenons pas comment le diagnostic que vous évoquez concernant votre mari et posé par plusieurs psy est arrivé à votre connaissance. Est-ce sur vos explications à des professionnel-le-s de la psychiatrie par vos soins ? Est-ce après une ou plusieurs consultations psychiatriques à la suite de violences exercées à votre égard ? En tout cas, permettez-nous de retenir d’autres éléments de votre courrier, c’est-à-dire la maltraitance verbale et psychologique à la naissance de votre bébé à tous les deux.

La violence au sein du couple se révèle souvent à la naissance d’un enfant, si la relation entre les deux parents en amont de la naissance est réfléchie, il est possible d’y trouver les prémisses de cette violence dans le mode de communication du couple conjugal. En même temps, dès le début de la grossesse et plus particulièrement la naissance induit un remaniement des relations au sein de la famille pour chacun des deux parents Chaque parent (la mère et le père) vont  devoir prendre leur place auprès du petit, comme vous dites. Cette période que tout le monde s’évertue à décliner comme le bonheur complet est en réalité un temps d’une grande complexité et où chacun est amené à négocier son rôle, sa place dans les liens conjugal et parental. Comment cet apprentissage a-t-il été soutenu par la génération précédente ? comment vous a-t-il été possible à l’un et à l’autre d’avoir chacun une place ensemble et séparément auprès du bébé ? avez-vous pu en parler, par exemple avant la naissance du bébé ?

Ce long développement pour ouvrir quelques pistes de réflexion et vous dire ensuite que nous comprenons aussi votre méfiance. L’arrêt de la violence ne tolère aucun aménagement de l’ordre « des loupés que vous devrez accepter »…. Si votre partenaire parle de conflit, de désaccord qui nécessitent des négociations dans le couple…. Alors ceux-ci devraient se faire dans le calme en choisissant un moment approprié et où l’un écoute l’autre sans l’interrompre, par exemple par tranche de 2 minutes en sachant que vos différences sont riches de découvertes et qu’être un couple conjugal ou parental c’est apprendre à s’intéresser à l’autre et faire des choix qui respectent l’identité des deux partenaires, de la mère et du père…. Si votre partenaire parle de son impulsivité et de sa réactivité aux événements de la vie de famille, est-ce à vous d'accepter ses conditions ou est-ce à lui de se donner les moyens de changer ses comportements?

Ainsi lorsque la méfiance est trop grande et se rapproche de la peur, lorsque vous craignez des débordements à tout propos, c’est important de vous faire confiance et de communiquer à votre mari, qui par ailleurs semble être ouvert au changement, votre besoin d'un travail de couple avec un tiers professionnel. Si c’est pour vous redonner confiance dans votre couple et offrir à son enfant la possibilité de se développer dans une atmosphère sereine et stimulante, il pourrait être d’accord de faire cette démarche. Il y a, par exemple, des consultations à l’Institut du couple et de la famille, rue de la Madeleine 10, 1204 Genève  (tél. 022 311 82 11) et à l’Unité Interdisciplinaire de médecine et de prévention de la violence (UIMPV), HUG,  rue Gabrielle Perret-Gentil 4, 1205 Genève (tél.022 372 96 41). Est-ce

Bon courage à vous, nous restons à votre disposition. 

Autres questions qui pourraient également vous intéresser

Quitter le site (touche esc) Poser une question
Retour au sommet