Vrai ou faux ?

La jalousie c'est une preuve d'amour

faux : C'est plutôt une preuve que l'autre manque de confiance en toi et aussi en lui/elle. Si la jalousie devient excessive, c'est que l'autre cherche à te posséder. Il/elle considère que tu lui appartiens.

Les filles aussi peuvent être violentes

vrai : Mais la violence faite aux filles dans les relations amoureuses est bien plus répandue et habituellement plus grave.

C'est l'alcool qui cause la violence

faux : C'est plutôt que l'alcool peut amener une personne à manifester plus rapidement ou plus intensément sa violence.

Si une fille reste avec son copain, alors même qu'elle vit des violences, c'est que ça lui convient

faux : Peut-être que la fille reste parce qu'elle a peur ou qu'elle se sent coupable. Elle aime toujours son copain et espère le changer. Ce qui est sûr, c'est que personne n'aime être maltraité.

Une fille a plus de risques d'être violée par un étranger que par quelqu'un qu'elle connaît

faux : Les agresseurs sexuels connaissent le plus souvent leur victime. Ça peut être ton copain, un voisin, un ami, etc.

Les garçons ne peuvent pas contrôler leur désir sexuel

faux : Les garçons comme les filles peuvent contrôler leurs envies et leurs pulsions sexuelles.

La violence, c'est quand on perd le contrôle

faux : La violence dans une relation amoureuse ce n'est pas perdre le contrôle, c'est prendre le contrôle. On a toujours le choix d'exprimer autrement sa rage et ses frustrations. Même si on est très en colère, on ne se permet pas, par exemple, d'agresser sa patronne, son prof ou un voisin.

En regardant un garçon, on peut tout de suite deviner s'il est violent

faux : Il n'y a pas de portrait type du garçon violent. Ça peut même être un garçon qui est super sympa avec les copains, les parents, les profs et avec sa copine au début de la relation.

Si une fille accepte d'aller chez son copain en l'absence de ses parents, ça veut dire qu'elle est d'accord de coucher avec lui

faux : Aller chez lui ne l'engage à rien. Si elle n'est pas sûre des intentions de son copain, elle peut en parler avec lui et lui dire clairement ses envies, poser ses limites.

Avec beaucoup d'amour, de tendresse et de patience, on peut changer le comportement violent de son copain ou de sa copine

faux : On ne peut pas changer l'autre. On peut soutenir son copain ou sa copine dans une démarche, mais lui/elle seul∙e a le pouvoir de modifier son comportement.

Quand un garçon caresse une fille et qu'elle dit «non», son «non» veut souvent dire «oui»

faux : C'est dans certains jeux vidéo, dans certains films que ça se passe comme ça. Le cinéma, ça n'est pas la vraie vie. Non, c'est non ! N'interprète pas, tiens-toi à ce qu'on te dit.

Si mon copain ou ma copine m'aime vraiment, il ou elle doit accepter de coucher avec moi

faux : On ne fait pas l'amour juste pour faire plaisir à l'autre. Il faut en avoir envie tous les deux. Si l'autre refuse, ça ne veut pas dire qu'il/elle ne t'aime pas. Cela veut seulement dire qu'il/elle ne se sent pas encore prêt·e ou qu'il ou elle n'en a pas envie.

Si mon copain ou ma copine en vient à être violent∙e, c'est que je l'ai provoqué∙e

faux : Chacun·e a droit à ses goûts et à ses opinions. Si ton copain ou ta copine ne supporte pas certains de tes comportements, il/elle n'a pas pour autant le droit de l'agresser. Rien ne justifie la violence. La personne qui a un comportement violent est seule responsable de ses actes.