Une voisine est en procédure contre son mari violent. Après avoir été en détention quelques mois, il va être libéré et cela même que le rapport psychiatrique dit n'avoir vu aucun signe de regrets, mais juste des reproches envers sa femme. Il va avoir certaines consignes de rayon de protection à ne pas dépasser, mais la justice a estimé que le port de bracelet n'était pas justifié... Ma voisine dit savoir, que si il sort et sans bracelet, il va la tuer. Quelles possibilité as-t-elle pour renforcer ses droit, pour pouvoir bénéficier d'un soutien supplémentaire? Il y a-t-il des associations spécialisée dans le canton de Vaud (Suisse)?
Bonjour,
Vous avez bien fait de nous écrire au sujet de votre voisine, merci de vous préoccuper de son sort, de prendre au sérieux ses inquiétudes et de la croire. L'expérience nous montre qu'en général on peut se fier au sentiment de danger des personnes victimes de violence car ce sont elles qui connaissent le mieux leur agresseur.
Par ailleurs, le danger est effectivement beaucoup plus grand au début d'une rupture, les statistiques le prouvent. Il s'estompe avec le temps, mais il faut faire très attention durant les premiers douze mois. Les homicides sont une réalité : chaque année, plus de 25 femmes sont tuées par leur partenaire ou ex-partenaire en Suisse.
Que dit l'avocat-e de votre voisine ? Y a-t-il possibilité de recours contre la décision du juge de ne pas ordonner le port d'un bracelet électronique ? Si tel n'est pas le cas, votre voisine a d'autres moyens de se protéger et d'être soutenue :
Elle peut tout d'abord s'adresser à MalleyPrairie, centre spécialisé dans le conseil et l'accompagnement des femmes victimes de violence de la part de leur conjoint. Tél. 021 620 76 76. Les consultations y sont gratuites et confidentielles. Elle y recevrait le soutien dont elle a besoin et, en outre, elle aurait la possibilité d'y être hébergée pour se mettre à l'abri si elle le souhaitait. La première quinzaine du séjour est prise en charge par la LAVI (service d'aide aux victimes d'infractions), ensuite des solutions peuvent être trouvées au cas par cas.
Votre voisine a-t-elle consulté la LAVI ? En tant que victime, elle a droit à ce type de prestations (juridiques, personnelles, psychologiques et pratiques, ainsi que parfois financières). Pour le canton de Vaud, tél. 021 320 32 00. Vous pourriez l'y accompagner si elle le désire.
Une autre démarche à faire est d'informer son entourage (famille, voisins, collègues si elle a un emploi) du danger que va représenter pour elle la libération de son mari et de l'existence du périmètre de protection, en leur demandant d'ouvrir l'oeil. De cette manière, si jamais il devait franchir la limite permise, elle pourrait en être avertie aussitôt et faire appel à la police sans perdre de temps. De même, qu'elle alerte la police à la moindre menace (téléphone, SMS, etc.).
Si elle se sent en grand danger, elle a l'option d'aller se réfugier dans une maison d'accueil de Solidarité femmes dans un autre canton. Il en existe plus d'une douzaine en Suisse. Pour les francophones, à Genève, Fribourg, Neuchâtel et Bienne. En général leur adresse est tenue secrète et elles sont sécurisées, alors que les centres de consultation de l'institution sont à un endroit différent de la ville. Vous trouverez les coordonnées de Solidarité femmes sur notre site, sous "adresses utiles", listées par canton sous "hébergement". Il suffit d'appeler pour demander un premier entretien et l'admission peut se faire en urgence. Comme pour MalleyPrairie dans le canton de Vaud, la première quinzaine du séjour est payée par la LAVI.
Nous espérons vivement que tout se passera bien pour votre voisine, qu'elle saura se protéger et qu'elle trouvera le soutien dont elle a besoin. Encore une fois, merci de prendre soin d'elle et de l'épauler. Nous restons en pensée avec vous.
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Bonjour Pirouette, Vous avez très bien fait de nous écrire alors que vous étiez déboussolée, choquée et en train de...
Bonjour Melina, Nous avons tout d’abord envie de vous dire que vous faites bien de poser toutes ces questions...
Bonjour Madame, Vous nous écrivez concernant votre cousine, pour laquelle vous êtes très inquiète. Depuis qu’elle a rejoint son mari...