Mon mari a des attaques impulsifs. Au debut de notre rélation il cassait des choses de la maison, comme la table de la cuissine, une plante qui nous était très chère... Il peut aussi être très violent avec ses mots et arriver à m'insulter très fortement. Cela n'arrive pas toujours, et avec le temps il a cessé de casser des objets. Hier, à nouveau, il a detruit devant mes yeaux (et ceux de notre enfant) le souper que j'avait preparé pour eux. Ma reaction: je m'éloigne, je n'arrive pas à parler avec lui et ça l'enerve encore plus. Il ne va jamais s'excuser pour ce qu'il a fait. C'est moi la coupable, selon lui, car j'étais de "mauvaise houmeure". Je suis enceinte de notre 2em enfant, qui arrivera dans 2 ou 3 semaines. C'est pour proteger mon enfant de cette violence que j'ai décidé de partir quelques jours chez une copine. Quand j'a dit ça à mon mari, il m'a fait comprendre que notre relation sera fini si je partais. J'ai eu peur. Je suis restée. Mais je sais qu'il y a des choses qui doivent changer. J'aimerais des conseilles, voir un contact avec un groupe d'auto-aide... Merci
Bonjour Bibiloni,
Oui, vous avez raison, les choses doivent changer et vous en êtes bien consciente. Mais malgré cela vous avez eu peur que votre mari ne mette fin à votre relation si vous partiez quelques jours. Nous comprenons votre hésitation, ce n'est pas facile d'avoir à prendre rapidement une décision qui pourrait s'avérer lourde de conséquence.
Votre mari use envers vous de violence verbale (les insultes) et psychologique (bris d'objets). De plus, il vous rend responsable de ce qui arrive, alors que ces éclats ne dépendent que de sa volonté à lui. C'est d'ailleurs très fréquent chez les hommes violents, toujours prêts à blâmer autrui au lieu de se remettre en question. Il a vraiment besoin qu'on lui pose des limites, son comportement est inacceptable. Vous êtes en droit de porter plainte contre lui pour injures, par exemple, et cela pourrait signifier pour lui un bel avertissement. Il serait alors convoqué par la justice et devrait aller s'expliquer. Le ou la juge se chargerait de lui faire comprendre que la société ne tolère pas ce genre de propos ni de gestes, qu'ils sont interdits.
Bravo d'avoir songé à la sécurité et au bien-être de votre enfant et aussi du bébé qui va naître. Continuez à le faire ! Les enfants, même tout petits, souffrent beaucoup plus que ce qu'on croit lorsqu'il y a de la violence à la maison, qu'elle soit physique ou psychologique. Nous vous encourageons à garder cela à l'esprit, d'autant plus qu'avec l'arrivée d'un nouveau-né la situation a tendance à empirer. Les statistiques le prouvent.
Vous nous écrivez que vous aimeriez des conseils. Nous vous suggérons de vous adresser à Solidarité femmes à Fribourg, où des professionnelles sauront vous écouter, vous conseiller, vous accompagner aussi longtemps que vous le souhaiterez. Les consultations y sont gratuites et confidentielles. De plus, en cas de crise, vous auriez la possibilité d'être hébergée dans leur maison d'accueil avec vos deux enfants, le temps de faire le point et de réfléchir à la situation. Ce serait bien que vous puissiez profiter d'un tel soutien en ce moment où vous êtes sur le point d'accoucher et avez particulièrement besoin de sécurité, et de paix, et d'être bien entourée. N'attendez pas pour appeler et fixer rendez-vous ! Tél. 026 322 22 02.
Nous ne savons pas s'il existe un groupe d'entraide à Fribourg. Mais vous pouvez poser la question à Solidarité femmes. Par ailleurs, dans le même ordre d'idées, notre site offre un forum d'échange. Si cela vous intéresse, vous pourriez en faire usage.
Tous nos voeux vous accompagnent pour votre accouchement et pour la suite de votre vie. Que tout se passe bien ! Nous restons en pensée avec vous.
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