Maintenant depuis la demande de protection de l union conjugale ( décision du juge en avril) il essaie de se contrôler avec moi , ce qu il n arrive pas toujours à faire , mais il se déchaîne plutôt sur les enfants , sans violence physique mais mardi 27/03/12, il a poursuivit ma fille de 19 ans dans la maison " pour discuter" elle fuyait la discussion d après lui , alors elle s est enfermée dans la salle de bains par peur " il hurlait en lui disant qu il l aimait " Elle lui a dit que s il continuait elle appelait la police ce qui la rendu fou et il a défoncé la porte de la salle de bains! Nous avons été très choqués , pas lui ( pour lui c est la faute de notre fille) , ma question est dois je porter plainte ? Merci de m avoir lu et de me répondre .
Bonjour Apache,
Nous sommes sensibles au chemin que vous avez parcouru depuis la première fois que vous nous avez écrit. Bien que la situation reste difficile, nous relevons la force et le courage dont vous avez dû faire preuve pour entreprendre certaines démarches, notamment une demande de protection de l’union conjugale.
Dans votre message, vous nous faites part de votre inquiétude au sujet de votre fille. L’épisode que vous nous décrivez, montre que la violence conjugale n’épargne pas les enfants. Comme vous, votre fille est victime de violence psychologique de la part de votre conjoint et vous avez raison de ne pas vouloir tenir sous silence l’inacceptable. Pour répondre à votre question, vous pouvez dénoncer, même si votre fille est majeure, cet épisode de violence à un poste de police. La violence est interdite par la loi ; vous et votre fille avez des droits et ils sont à défendre. Avez-vous, pour votre part dénoncer les violences que vous avez subit ? Si ce n’est pas le cas, bien que vous ayez déjà entrepris des démarches au niveau civil (demande de protection de l’union conjugale), vous pouvez également dénoncer sur un plan pénal, la violence dont vous êtes victime.
En sommant votre conjoint d’arrêter sans quoi elle appellerait la police, votre fille a su adopter une bonne réaction. N’hésitez pas appeler le 117 si vous vous sentez, à nouveau, l’une ou l’autre, en danger. Les policiers sont là pour garantir votre sécurité et vous pouvez faire appel à eux 24/24 heures.
La séparation est une période délicate et nous souhaiterions vous rendre attentive qu’il existe un risque que la violence de votre conjoint devienne alors plus importante. Ainsi, nous vous conseillons de vous montrer encore plus vigilante. Pour votre sécurité mais aussi celle de vos enfants, protégez-vous tant que vous le pouvez. En dehors de votre thérapeute personnel, pouvez-vous compter sur le soutien de professionnel·le·s spécialisé·e·s en matière de violence conjugale ?
Nous vous avons déjà communiqué lors de vos précédentes questions, l’adresse du centre d’accueil MalleyPrairie. Si nous nous permettons de vous le mentionner aujourd’hui, une nouvelle fois, c’est parce que nous pensons que vous pourrez y trouver un précieux soutien et un accompagnement adapté à votre situation, notamment dans cette période où plusieurs démarches importantes devront être pensées et entreprises en fonction de la décision du juge.
Dans le cas où le domicile vous serait attribué, nous pensons qu’il serait, par exemple, souhaitable que vous changiez la serrure de votre porte. En cas d’harcèlement, vous avez également la possibilité de demander des mesures d’éloignements. Votre conjoint aura ainsi le devoir de respecter, sous décision de justice, un certain périmètre.
Dans le cas où le domicile ne vous serait pas attribué, avez-vous imaginé des solutions possibles ? Vous nous avez dit lors de l’une de vos précédentes questions, que vous aviez des poursuites. Nous vous informons que dans les couples mariés, les couples sont solidaires au niveau financier. Ainsi, il est possible de diviser ces poursuites au moment de la séparation pour que chacun en assume une partie.
Votre situation est complexe et il nous est difficile de vous apporter une aide concrète. Toutefois, dans le contact direct avec des professionnel·le·s spécialisé·e·s dans cette problématique, de nombreuses démarches peuvent être entreprises ; votre situation financière ne doit pas constituer une entrave à la défense de vos droits. Le chemin est long et périlleux mais tentez de vous rappeler, si vous le pouvez, dans les moments de découragement, qu’une issue existe toujours car la violence n’est pas une fatalité !
Néanmoins, nous pensons que vous avez besoin d’être accompagnée et soutenue par des professionnel·le·s qui ont des connaissances spécifiques à ce sujet, ne restez pas seule et entourez-vous de personnes susceptibles de vous apporter une aide concrète. Nous vous encourageons vivement à prendre contact avec MalleyPrairie où vous pourrez recevoir des conseils sur comment vous protéger au mieux mais aussi sur comment faire valoir vos droits.
Nous vous souhaitons de continuer à avancer avec le soutien de personnes ressources.
En pensées avec vous.
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