Bonjour, Ce n'est que tardivement que ma femme et moi nous sommes rencontrés. Ce fut le coup de foudre et tout a fonctionné magnifiquement bien jusqu'à l'arrivée désirée de notre 3è enfant, soit env 6 ans. Peu après, mon épouse à pris en grippe les membres de ma famille, ne voulant plus participer aux réunions familiales (Noël inclus)et chicannant les visites aux grands-parents, seul exigeance que j'ai maintenue contre vents et marées. Ce qui a duré près de 4 ans. A la suite de quoi, un beau jour, mon épouse a émis le désir de rendre visite à ses beaux-parents et en a profité pour saluer la famille dans le voisinage. Effusions de larmes, blessures en voie de guérison. Chacun y a mis du sien et les relations fonctionnèrent ainsi presque deux ans avec le Noël familial chez nous, seul couple de la famille avec enfants. Récemment, mes parents ont offert à leur enfants une semaine de vacances dans un canton voisin. J'ai demandé à mon épouse si nous pouvions y aller et que ça serait chouette si elle venait aussi, sachant que nous ne resterions que 2 nuits. Ce qu'elle accepta. Dès le matin du départ, elle manifesta une nervosité au-delà du normal. Elle n'aime plus voyager depuis quelques années. Arrivés sur place, elle fut excédée par ma soeur qui,il est vrai, a tendance à régir un peu trop. Dans ces conditions, mon épouse a explosé alors que le repas commandé tardait à venir. Les invectives adressées à la somelière l'ont bouvlersée. L'après-midi, nous l'avons passé entre nous avec les enfants et le soir avons retrouvé le reste de la famille comme prévu pour souper. Mon épouse a été odieuse envers sa belle soeur, en public et devant les enfants, au point que je lui ai demandé de quitter la table. J'ai finalement été contraint de l'emmener dans sa chambre la tenant solidement par le bras. Elle trouva cela injuste et garda le lit la journée suivante, invoquant clostrophobie et attaque de panique, ce qu'elle endure régulièrement. En fin d'après-midi, je l'ai ramenée à la maison avant de rejoindre enfants et reste de la famille pour terminer le séjour. C'était de plus l'anniversaire de la Grand-Maman. A mon retour (avec les enfants) nous nous sommes querellés. Elle s'est mise à injurier les membres de ma famille et continua malgré mes messages et demandes d'arrêter ces insultes. Nous étions au lit et ma main est partie touchant du revers sa lèvre qui sauta. Elle parut devenir folle et j'ai dû la contenir pour ne pas recevoir de coup. Depuis 24h, j'ai reçu un gifle, un coup sur la tête, un sur le visage, divers coups de pieds (debout et dans le lit) tous sans trace. Je me fais insulter à grands cris et hurlements. Je reste calme depuis mon débordement cité plus haut. L'excès de réaction est probablement dû au triste passé que ma femme a dû subir. Elle ne pensait, tout comme moi d'ailleurs, que jamais je n'élèverais la main sur elle. Je dois aussi mentionner qu'elle boit depuis plusieurs années et que ces derniers mois elle a refusé d'entrer en matière, ayant toujours esquivé mes tentatives de discussion. Même si je me suis quelque peu refroidis envers elle, je l'aime encore et toujours et n'entrevois pas d'avenir avec une autre femme et c'est je crois réciproque. Elle, depuis ce fâcheux incident, voit le divorce en toile de fond. Il ets évident selon elle que les enfants lui seront attribués. Et là est bien la question qui m'inquiète. Elle ne semble pas ouverte à une solution où les enfants seraient prioritaires. Elle n'a porté aucune délicatesse à leur encontre, leur intimant d'aller au lit à 19h00 et de mettre la tête sous l'oreiller car il y aurait des cris, papa et maman devant s'expliquer". Les enfants fortement perturbés, en mal de réconfort, plutôt que des paroles appaisantes ont entendu "vous pouvez remrecier votre papa pour tout ça". J'ai réussi à en calmer 2 lorsque je leur ai dit bonne nuit comme tous les soir alors que leur maman les envoie simplement au lit, sans bec ni histoire ou chanson. "Elle n'a pas connu cela en étant petite" m'explique-t-elle. De quoi sera fait demain pour ces 3 bambins de moins de 10 ans ? Cela fait longtemps que j'aimerais que ma femme consulte un psy quelque chose et nous pourrions y aller ensemble. Je vais finalement y aller seul. Quelles autres pistes pourraient s'avérer utiles ? Si elle avait porté plainte, la question élargie devrait être débattue avec des professionnels, c'est ce que je trouvais de positif dans cette démarche. Mais elle préfère, à la 1ère récidive,en parler à mes collègues de travail. Que penser de tout ça lorsque l'on est observateur et expérimenté ? Merci
Bonjour Monsieur,
Votre démarche est un premier pas important vers la recherche de solutions.
Vous décrivez une dispute entre votre épouse et votre soeur au restaurant, en présence notamment de vos enfants. Suite à cela, vous avez pris votre épouse par le bras pour la contraindre à regagner la chambre d’hôtel. Le soir d’après, de retour à votre domicile, elle a insulté votre famille et vous l’avez giflée. Depuis 24 heures, vous décrivez de la violence de sa part.
Vous mentionnez avoir giflé votre épouse et l’avoir contraint à regagner sa chambre. Sur notre site, vous avez posté votre question sous la rubrique « je recours à la violence ». Toutefois, nous ne savons pas vraiment quelle part de responsabilité vous vous attribuez ? En effet, en vous lisant il nous semble que vous abordez d’avantage les violences agies par votre épouse que les vôtres.
Vous attribuez une part de responsabilité importante à votre épouse et en même temps vous semblez regretter qu’elle n’ait pas «porté plainte», car vous estimez que cela aurait permis à votre couple de recevoir l’aide de professionnel-le-s. Dans votre message, vous ne parlez que de la possibilité que se soit votre épouse qui dénonce, mais avez-vous considéré la possibilité d’entreprendre vous-même cette démarche ? Qu’est-ce qui vous a retenu de le faire ?
Nous entendons que la situation que vous vivez est difficile. Elle engendre de la souffrance pour vous, votre épouse et vos enfants. Cependant, sur un plan général, nous estimons que le recours à la violence est d’abord un choix individuel. Il existe en effet d’autres moyens de répondre aux insultes. De plus, le recours à la violence physique est un délit poursuivit d’office par la justice.
Votre épouse parle de divorcer et cette éventualité vous inquiète. Vous dites que selon elle, la garde de vos enfants lui serait attribuée. De manière générale, l’attribution de la garde dépend en partie des violences exercées dans le couple.
En outre, vous vous inquiétez de l’impact de vos disputes sur vos enfants. Nous saluons l’attention positive que vous portez à leur bien-être. En effet, nous considérons que les enfants sont toujours des victimes directes de la violence agie par les parents, même si les enfants ne reçoivent pas de coups. Aussi, nous vous encourageons à consulter les liens suivants relatifs à l’impact de la violence conjugale sur les enfants.
Enfin, nous vous encourageons à poursuivre votre démarche auprès d’un-e professionnel-le, ceci même si votre épouse ne semble pas prête à y participer et que vous ne pouvez pas l’y contraindre. Cette démarche pourra vous donner des pistes pour travailler sur votre propre violence, et votre manière d'appréhender les difficultés de votre couple. Si toutefois, votre épouse venait à changer d’avis, vous trouverez dans ce lien des adresses de services proches de votre domicile, offrant des suivis de couples : adresses utiles.
Nous vous souhaitons bonne chance pour la suite et restons volontiers à votre disposition pour répondre à d’autres questions.
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