Bonjour, Je vous écris car je me sens perdue, je ne sais pas si ce que je vis et que j’ai vécu est de la violence et ce que je peux faire pour protéger ma fille de 4 ans et me protéger. Mon ex-conjoint (le papa de ma fille) se met en colère lorsque une situation lui déplaît, il crie, s’énerve, tourne en rond me bloque le passage et cela à n’importe quelle heure du jour et de la nuit que notre fille soit présente ou pas dorme ou pas. Il y a eu de vrai passage de violence pour moi et traumatisant, comme par exemple, le jour où après une autre crise de colère, je suis partie avec ma fille sous le bras et qu’il nous a suivi avec un couteau et qu’il s’est coupé les veines devant nous car je souhaitais partir de la maison. La petite qui avait deux ans à l’époque a tout vu car je n’ai pas pu lui détourner le regard. Il lui air également arrivé deux fois de me frapper et de me porter. Lorsqu’il s’énerve il me bloque la sortie et me confisque mon natel afin que je ne puisse avertir personne. Une fois, lorsque nous rentions d’un dîner, il conduisait et nous nous sommes disputés au sujet d’un autre homme. Il s’est mis à hurler dans la voiture, la petite était derrière en pleurs, j’essayais de la rassurer depuis le siège avant du mieux que je pouvais, je ne pouvais plus le calmer, même si je lui dissais ce qu’il voulait entendre il continuait à hurler et à conduire de manière irresponsable. Il lui ait également arrivé de frapper un de ces meilleurs amis chez lui car il pensait que nous avions une relation. A ce jour, nous ne sommes plus ensemble et ne vivons plus ensemble depuis un mois, il ne cesse pas de m’appeler, de me faire du chantage au suicide, de regarder qui est chez moi, il est également venu devant mon travaille. Je ne peux pas couper complètement notre relation comme il prend notre fille un week end sur deux. Mais lorsque qu’elle passe le week-end chez lui, il passe devant chez moi pour voir si je suis à la maison. Il m’écrit qu’il ne tient plus le coup qu’il est à bout. Il m’arrive d’avoir vraiment peur pour la sécurité et le bien-être de ma fille. C’est un garçon qui est reconnu socialement, il fait partie des pompiers participe à la vie du village. Il ne jamais versé un centime de pension jusqu’au mois d’août dernier et notre fille va avoir 4 ans, pourtant, il va raconter qu’il m’a entretenu ce qui est faux car je travaille et j’ai toujours pu subvenir au besoin de ma fille et moi. Je ne sais plus quoi faire.
Bonjour Sabina,
Vous vous sentez en plein désarroi et nous le comprenons bien, au vu de la situation que vous vivez en ce moment et que vous nous décrivez.
Pour répondre à votre question, oui, il s'agit bien de violence. Violence physique, violence psychologique, et même violence économique puisqu'il n'a pas payé la pension alimentaire qu'il vous devait pour votre fille.
Votre décision de partir se justifiait pleinement après les violences subies et vous avez raison de vouloir protéger la petite : être témoin de scènes de violence est beaucoup plus néfaste pour les enfants que ce que l'on a tendance à croire. Il semble que son père n'ait aucun égard pour elle sur ce plan-là, et se montre même très irresponsable (par exemple lors de l'épisode en voiture où il a mis vos vies en danger).
Si vous craignez pour la sécurité de votre enfant pendant les jours où il exerce son droit de visite, vous pouvez prendre contact avec le service de protection de la jeunesse et leur exposer la situation. Au besoin, si ce père est psychiquement "à bout" et capable de dérapages ou d'actes extrêmes, le droit de visite peut être suspendu par le juge, après enquête. Nous vous encourageons à appeler ce service pour vous renseigner de façon plus précise sur la meilleure manière de protéger votre petite fille.
Quant à vous-même, vous êtes en ce moment victime de ce qu'on appelle le "stalking" : votre ex vous téléphone constamment, vous épie, vous harcèle, fait pression sur vous, surveille vos fenêtres et s'approche sans raison de votre lieu de travail. C'est punissable. Il existe des livres à ce sujet dans lesquels vous trouverez davantage d'informations sur le phénomène et sur la meilleure manière d'y faire face - qui est la plupart du temps de ne pas réagir personnellement, de ne pas répondre, d'ignorer les agissements de l'agresseur (bien que ce soit parfois très difficile !) et surtout de garder toutes les preuves (SMS, lettres ou courriels, témoignages de tiers). En général le stalking finit par s'arrêter un jour mais cela peut être long hélas. Vous pourriez signaler son comportement à la police et/ou porter plainte, ou encore en parler à votre avocat et lui demander d'écrire une lettre dissuasive à votre ex-conjoint, éventuellement de faire appel au juge.
Vous nous écrivez que vous avez peur : écoutez ce sentiment, le danger peut être bien réel. Après tout, vous êtes la personne la mieux placée pour le savoir. Ne minimisez pas vos craintes. Nous comprenons qu'il vous semble à première vue difficile de vous faire entendre, étant donné que cet homme est bien vu dans le village, mais cherchez-vous des alliés. Nous vous suggérons de prendre contact avec Solidarité femmes (tél. 026 322 22 02) où vous pourrez discuter tranquillement de la situation et des options qui s'offrent à vous. En cas de danger, vous avez même la possibilité d'y être hébergée avec votre fille pendant quelque temps pour vous mettre à l'abri. Ce service est gratuit et confidentiel, et offre une aide très professionnelle à toutes les victimes de violence conjugale. N'hésitez pas à appeler, vous y avez droit.
Nous espérons que vous trouverez sans tarder le soutien dont vous avez besoin, que vous pourrez bientôt vivre dans des eaux plus calmes et surtout que vous vous sentirez en sécurité. Nos voeux vous accompagnent.
Bonjour Monsieur, Le fait que vous ayez pu nous écrire constitue un pas très important et nous relevons le courage...
Bonjour Madame, Les questions que vous vous posez sont tout à fait pertinentes et, comme vous le souhaitez,...
Bonjour Madame, Vous nous faites part des agissements du père de vos enfants ainsi que de l'impact de ceux-ci sur...