Que faire quand l'auteur de violences est une femme et qu'elle profite largement de cela pour manipuler son monde et qu'elle est jalouse de l'attention que son bébé a à l'égard de son père et celui-ci la soupçonne de s'en prendre à lui, quand il n'est pas là. Ce couple n'est pas marié. L'enfant a 13 mois.
Bonjour Nikita,
Vous décrivez une situation dans laquelle la violence est exercée par une femme contre son partenaire, voire également contre leur enfant de 13 mois. Bien que ces situations soient plus rares, il est clair qu'elles existent et que les hommes victimes ont tout autant le droit d'être aidés que les femmes victimes. Les Centres de consultation LAVI, qui existent dans chaque canton, sont à même de recevoir les hommes victimes de violence conjugale, pour autant que des infractions qui portent atteinte à l'intégrité de la personne soient commises (lésions corporelles, menaces graves). Si la violence est aux stades économique, verbal et/ou psychologique, sans violences physiques, sexuelles ni menaces graves, le Centre LAVI peut écouter la personne victime et l'informer des procédures possibles pour se protéger et agir, sans toutefois intervenir financièrement.
Tout ce qui est dit sur ce site qui s'adresse prioritairement aux femmes est également applicable lorsque les hommes sont victimes et les femmes auteures de violence et le consulter dans son intégralité pourra être une aide utile pour obtenir des informations sur les droits des personnes victimes, les lois en matière de violence conjugale, les procédures possibles ainsi que sur le répertoire des services d'aide de chaque canton.
En ce qui concerne l'enfant de 13 mois, lorsque le couple n'est pas marié, l'autorité parentale et la garde appartiennent en principe exclusivement à la mère. Le père doit tout d'abord reconnaître son enfant pour être légitimement reconnu comme père mais cela ne lui donne pas automatiquement un droit de garde ou d'autorité.
En cas de maltraitance ou de soupçon de maltraitance, il peut s'adresser au service de protection de la jeunesse de son canton de domicile, afin de signaler ses craintes, d'obtenir un soutien et de demander l'ouverture d'un dossier, voire d'une enquête. Des témoins éventuels lui donneront plus de poids, mais il peut tout à fait consulter sans autre élément à l'appui. Il devrait recevoir l'aide et les conseils appropriés pour agir le mieux possible dans une situation complexe et difficile.
La jalousie et la manipulation que vous décrivez sont des processus courants chez les auteurs de violence et des signes à prendre au sérieux pour éviter que la situation ne dégénère davantage. Vous avez raison de vous en alarmer et de tenter de trouver une réponse à cette situation.
Nous conseillons vivement à ce père et compagnon de réagir et de trouver l'aide nécessaire pour stopper l'engrenage destructeur de la violence, en faisant appel au Centre LAVI de son canton ou à tout autre service de son choix. Obtenir un soutien et des informations sur son cas précis lui permettra de décider que faire et de s'engager dans une voie de protection, de lui-même et de son enfant.
En souhaitant avoir répondu à votre question, nous restons bien sûr également à disposition pour un échange plus approfondi à ce sujet et nous souhaitons bonne chance à ce papa.
Bonjour Madame, Avant toute chose, nous nous excusons pour le délai de réponse long. Nous souhaitons aussi souligner votre démarche...
Bonjour Madame, Depuis 8 ans, vous vivez une relation avec un homme "colérique et qui installe un climat de terreur"....
Bonjour Madame, Nous comprenons dans votre témoignage que vous reconnaissez vos comportements violents, que vous avez honte et souhaitez...