Bonjour, Ma soeur aînée (40 ans), vivant dans le canton de Fribourg, vit une situation difficile avec son mari. Sur les 18 derniers mois, elle a quitté à 3 reprises le domicile conjugal avec son fils de 12 ans et s'est réfugiée chez nos parents. D'après ce qu'elle dit, ces disputes graves semblent avoir pour cause un comportement de l'enfant jugé inadéquat par son mari, type: trop de bruit (télé, discussion simple avec sa maman voire quand sa maman le gronde...), un regard qu'il juge déplacé (il ne supporte pas que son fils le regarde dans les yeux). Elle mentionne également que des disputes éclatent lorsqu'un repas n'est pas prêt à l'heure ou qu'il ne convient pas. Elle dit qu'il ne l'a jamais frappée et qu'il n'a jamais frappé son fils, par contre, il leur lance des objets (ce qu'il a sous la main: casserole et autres) et pire, lorsqu'elle a fuit le domicile en septembre dernier, elle a mentionné qu'il avait menacé l'enfant avec un couteau de cuisine. Parler avec elle est difficile, car elle adopte toutes sortes de stratégies d'évitement, allant de la logorrhée à l'indifférence. Une seule fois, elle m'a confié que "ça ne pouvait pas être pire" et qu'elle pensait qu'elle devait le quitter. Cependant, elle dit qu'elle n'a pas la force, qu'a peur, principalement d'être seule. Elle culpabilise également à la perspective de quitter son mari, alors qu'il "ne va pas bien". Cette situation m'inquiète, pour son bien-être à elle évidemment et surtout pour son enfant. Je ne suis pas complètement tranquille pour leur sécurité physique ni psychique. Cela dit, de là où je suis, il m'est difficile d'évaluer exactement les risques. Ma soeur ne dit évidemment pas tout et j'ai l'impression qu'elle tend à minimiser les faits. Quant à l'enfant, depuis environ 2 ans, il a des tiques importants. A 12ans, il est toujours très très câlins avec nous (recherche de sécurité?). De plus, actuellement, il passe beaucoup de temps avec des adolescents plus âgés que lui qui fument (cigarettes /joints) et boivent de l'alcool. J'ai plusieurs fois ouvert la discussion avec ma soeur et je lui ai également dit le souci que je me fais pour elle et pour son fils. Je l'ai assurée de mon soutien dans ses démarches quelles qu'elles soient et viens de lui faire parvenir l'adresse de votre site. J'ai également une fois tenté de discuter avec mon beau-frère mais il s'est réfugié dans le mutisme et l'indifférence. La seule chose qu'il a mentionnée, est qu'il n'avait pas besoin d'aide et que tout allait bien. Pour ma part, je me sens impuissante, désemparée et inquiète. Honteuse également de n'avoir pas agi plus activement lors de la menace de l'enfant avec un couteau, il y a 6 mois. J'ai l'impression de cautionner ce climat de violence et la potentielle "prochaine fois" me fait réellement peur. J'ai également l'impression que, prise par mon émotionnel, je n'arrive pas à porter un regard suffisamment objectif sur cette situation. Je serais ravie et soulagée si vous pouviez m'aider à y voir plus clair et à m'aiguiller sur la conduite à tenir. D'avance, je vous remercie.
Chère Pocahontas bonjour,
Avant tout, nous vous prions de nous excuser pour le retard dans notre réponse.
Nous comprenons bien votre souci qui est tout à fait légitime. Vous voyez souffrir vos proches et voudriez trouver des solutions harmonieuses. Nous pensons que votre soutien est déjà un grand réconfort pour votre soeur. Vous ne pourrez aider cette dernière que si elle reconnaît les faits. Par contre, nous pensons comme vous, que l'équilibre psychique, voire même physique de votre neveu est en danger. Sachez qu'il existe dans tous les cantons un service de protection de la Jeunesse. Ce service peut faire une évaluation de la situation et venir en aide aux parents qui le nécessitent.
Parlez en à votre soeur, en lui disant que vous ne pouvez taire ce que vous avez appris concernant la situation de ce jeune adolescent. Il serait également tout à fait intéressant de savoir ce qui fait si peur à votre soeur concernant une séparation. Il y a toujours des peurs objectives et d'autres fantasmées. Le fait que votre soeur s'inquiète pour son mari peut être contrebalancé par l'obligation qu'elle a de protéger son enfant. De plus, le mari de votre soeur, pourra trouver de l'aide en cas de besoin. Il est important pour les proches ne pas s'épuiser dans une relation d'aide mais de laisser les professionnels agir comme il se doit, ainsi vous resterez disponible pour prodiguer à votre soeur et à votre neveu toute l'affection dont ils ont besoin.
Nous comprenons au travers de votre message que votre soeur a déjà su demander de l'aide en se réfugiant chez vos parents à plusieurs reprises. Une séparation est un long procéssus douloureux. Votre soeur est victime Lavi, à ce titre elle peut s'adresser au centre de son canton. Ce service pourra épauler votre soeur dans ses démarches.
Votre soeur n'a peut être pas envie de se séparer, elle peut envisager d'autres solutions comme le soutien en consultation conjugale.
Insistez auprès de votre soeur afin qu'elle ne reste pas seule avec ses soucis. La violence conjugale isole et il est important de pouvoir casser ce mécanisme.
Nous espèrons que votre soeur trouvera les ressources nécessaires pour pouvoir admettre son besoin d'aide.
Nous restons bien sûr, à disposition pour tout information complémentaire.
Nous vous souhaitons pour vous et vos proches des jours meilleurs.
Bonjour Chrysalide,Le viol, et d’autant plus s’il est répété, est traumatisant, et il est compréhensible que vous ayez encore longtemps...
Bonjour Lyra, Vous vivez avec votre ami depuis 2 ans et vous nous dites qu’il a eu des comportements violents...
Bonjour, En préambule, nous dirions que toute personne peut changer de comportement si elle le souhaite et que personne ne...