Je ne sais pas si je pourrais faire partie de ce groupe. Mais je suis arrivée à une situation de ne plus vouloir cela. Je ne sais pas pourquoi. Mon mari était et est quelqu'un d'adorable, mais dèjà au tout début il mentait, rencontrait d'autres femmes meme avant que l'on se marie. Après le mariage je pense il a laissé tomber cela, mais après la perte de notre deuxième enfant au 6ème mois de grossesse il m'a trahi pendant 6 mois avec une collègue. Si je n'avais pas découvert il aurait continué à dire que c'est moi qui était fole, que j'avais trop d'immagination, que j'étais insuportable, que c'était à cause de moi qu'il fleurtait avec d'autres femmes, etc, etc... Lors de ma 3ème grossesse, les aggression physiques ont commencé. J'avais à peine su de ma grossesse qu'il m'a fait donné in super coup sur ma tete de sorte qu'elle a tourné pour plus de 24 heures - conclusion: premier risque d'avortement (à apeine 2 mois de grossesse). Le reste de la grossesse j'ai du etre couchée, et lui toujours plus violant. Une fois il m'avait secoué très très fort et une autre fois il avait meme essayé de fraper mon ventre. Puis après le 6ème mois de grossesse il s'est un peu calmé, mais après la naissance prematuré de ma fille cela a tout de suite repris le jour meme de ma rentrée à la maison avec un coup de pied alors que ma mère était dans la pièce à coté et ma fille pas loin. Cela a duré encore en peu, mais petit à petit les choses se sont calmés et je crois que pour 15 mois nous n'avons plus eu des discussions violentes. J'ai pensé que c'était fini, et voilà qu'hier, suite à une petite discussion il a d'abord tiré mes cheveux, et ensuite alors que j'étais distraite, il est venu par derrière et m'a donné un bel coup de poing sur mes gambes. Cela me fait encore mal aujourd'hui, mais je ne sais pas si c'est plutot du au douleur physique ou à celui morale d'une grande desilusion. En effet mon mari a eu une maladie assez importante et nous avons à peine demenagé pour avoir une maison plus adapté à ces besoins. Mais du à sa maladie c'est moi qui a du presque tout organiser de A à Z, faire tous les travaux d'une maman d'un jeune enfant, et aussi les travaux d'un homme de la maison pendant tout le demenagement. Après 3 semaines de beaucoup de travail, et peu de someil du à notre petite fille, voilà le resultat. Cette fois-ci je crois qu'il est allé trop loin, non tant par le coup, mais par la soufrance morale d'une desilusion. Je ne dis pas que je suis parfaite non plus, mais voilà, je voulais poser une question. Que dois-je faire après avoir subi un coup comme celui d'hier soir ? Et en particulier est-ce que l'on peut notifier ou l'enregistrer en quelque sorte en Suisse, comme ça dans le cas ou si cela devrait se reproduire, ou dans l'eventualité que l'on doive aller devant un juge, d'avoir des traces de cette violance physique? Merci beaucoup pour votre reponse
Bonjour Leandro,
Votre témoignage est très poignant et nous comprenons bien au travers de votre récit combien les choses sont douloureuses pour vous.
Vous avez bien fait d'ouvrir votre coeur, nous vous en félicitons. La violence conjugale isole et il faut à tout prix sortir de cette spirale. Comme vous nous l'expliquez la violence recouvre divers cycles. Il y a la crise, puis un temps où les choses semblent terminées. C'est alors que la victime reprend espoir et puis la violence se réinstalle avec plus d'intensité. Qu'il doit être difficile de faire la part des choses entre le mari aimé et aimant et le mari maltraitant. Nous savons que cela provoque beaucoup d'ambivalence. Vous pouvez consulter à ce sujet la partie de notre site internet qui concerne ce sujet.
Sachez cependant que sur le plan pénal la violence conjugale est poursuivie d'office et que c'est un délit. Cela veut donc dire que même si vous ne déposez pas plainte mais qu'une autorité a connaissance de cette violence conjugale, il y aura une instruction pénale et que le juge vous convoquera votre mari et vous. Cette disposition a pour but d'aider les femmes qui étaient nombreuses à ne pas pouvoir déposer plainte contre leur conjoint. Mais bien sûr vous pouvez le faire vous même, si vous en ressentez la nécessité. Le centre Lavi, de votre canton, peut ,que vous désiriez ou non déposer plainte, vous assister et vous épauler dans vos diverses démarches, ceci gratuitement et en toute confidentialité.
Il n'y a pas que la voie pénale il existe diverses possibilités pour se protéger d'un mari violent.
- Il y a les consutations conjugales. Elles peuvent vous aider et aider votre mari à comprendre les raisons et les mécanismes de la violence au sein de votre couple. Le but est donc de répèrer ces moments là et de voir comment ils peuvent être modifiés.
- Les thérapies individuelles, qui peuvent aider à se positionner, à voir plus clair .
- il existe probablement dans votre canton un centre d'accueil pour femmes victimes de violence qui peut vous recevoir pour un ou plusieurs entretiens. Ils sont spécialistes dans cette problématique.
Enfin bien sûr vous pouvez si vous le désirez demander les mesures protectrices de l'union conjugale. C'est une séparation officielle, le juge tranchera sur toutes les dispositions lièes à cette séparation (jouissance de l'appartement , droit de garde et droit de visite, pension alimentaire etc... )
Vous nous demandez si vous pouvez consigner des constats coups et blessures. Oui, vous pouvez le faire en prenant rendez vous chez votre médecin traitant ou à l'hôpital le plus proche.
Les solutions pratiques existent, il ne sera pas difficile pour vous de les trouver. Nous nous tiendrons bien sûr à disposition si vous deviez avoir besoin d'autres adresses. Mais nous nous inquiétons par rapport à votre santé psychique. Nous ne pouvons que vous encouragez à demander de l'aide à un/une spécialiste thérapeutique. Vous avez du faire face à la perte de deux enfants, à la trahison et à la violence conjugale. Toutes ces épreuves ont besoin d'être traitées. C'est un long cheminement, mais l'enjeu en vaut la chandelle. Il vous faudra encore beaucoup de force mais le fait de savoir que vous ne serez pas seule vous insuflera sûrement le courage nécessaire.
Nous sommes certains qu'en tant que maman responsable de l'équilibre de votre enfant, vous aurez à coeur de ne pas fragiliser sa santé psychique. Un enfant, même petit comprend et ressent très bien les tensions familiales et il en souffre.
Vous nous dites que votre mari est atteint dans sa santé. Cela ne justifie en rien la violence qu'il vous fait subir. Nous pensons qu'il doit être lui aussi en souffrance. Reconnait-il ses agissements et a t-il entrepris un traitement spécifique par rapport à son comportement. Il n'y aura pas de miracle si rien n'est fait dans ce sens, la violence perdurera en s'intensifiant. Dans certains cantons ils existent des centres qui prennent en charge les hommes ayant recours à la violence. Dans le canton de vaud il s'agit de violence et famille.
N'acceptez plus l'inacceptable, quelque soit la solution que vous envisagerez votre integrité physique et psychique ne doit plus être mise à mal.
Nous vous souhaitons le meilleur. N'hésitez pas à nous recontacter en cas de besoin.
Bonjour Madame, Vous nous dites que depuis plusieurs années votre père agi des violences envers votre mère, de la violence...
Bonjour Chaitane, Il n’est pas facile d’aider les gens lorsqu’ils ne veulent pas l’être parce qu’ils ont l’espoir que ça...
Bonjour Madame, Avant tout, nous vous adressons nos excuses pour le retard de notre réponse. Nous avons en effet reçu...