J'ai un ami qui est maltraité par sa femme (coup, paroles blessante, etc... ) le droit de sortir qu'a sa demande à elle (elle reste cloitré chez elle et ne sort plus depuis des années). Que faire pour l'aider ? Un avocat consulté dit qu'il doit rester et supporter sinon il perdra tout ce qu'il a ? Est-ce vrai ? Merci de m'aider !!
Bonjour Blanchette,
Vous cherchez de l'aide pour votre ami qui est victime de violence psychologique et physique de la part de sa femme, à qui un avocat a conseillé de ne rien entreprendre, sinon, il risquait de tout perdre. Vous avez raison de ne pas vous contenter de cette réponse plutôt réductrice.
L'avocat parlait probablement des risques économiques qui sont bien sûrs à prendre en considération qui existent bel et bien dans toute séparation. Par contre, il ne nous semble pas évident que votre ami risquerait de tout perdre, c'est sans doute plus nuancé que cela d'une part, et les souffrances morales et physiques sont aussi importantes et doivent être considérées avec autant de soin que les enjeux économiques d'autre part.
Toute personne victime a des droits, comme celui de ne pas accepter la violence et d'entamer des mesures de séparation, temporaires ou définitives, ainsi que de porter plainte pour les actes de violence physique ou les menaces subies. Les procédures juridiques ne sont pas les mêmes si l'on s'adresse au Tribunal civil (pour les mesures de séparation) ou au Tribunal pénal (pour la plainte). Les preuves sont la plupart du temps exigées pour le pénal et pas forcément indispensables pour le civil, mais cela dépend aussi des juges. Un bon conseil que vous pouvez donner à votre ami est donc de faire constater les blessures chaque fois que c'est nécessaire. Un constat médical peut faire office de preuve et le demander est toujours une démarche utile pour aller vers une meilleure protection. La preuve des violences n'est pas toujours facile à faire, surtout si l'on est un homme, mais chercher à se protéger mieux est toujours possible et c'est en parlant de sa protection et de ses droits que vous pouvez encourager votre ami à faire quelque chose pour lui.
Vous pouvez également lui conseiller de prendre lui-même contact avec un service spécialisé pour les victimes de violence conjugale, afin qu'il puisse parler de sa situation et chercher avec l'aide de spécialistes des alternatives à la violence. Les démarches possibles sont variées et vont surtout dépendre de sa volonté à lui d'entreprendre quelque chose. A Fribourg, c'est le Centre LAVI - Fribourg
(Centre de consultation LAVI pour les enfants, les hommes et les victimes de la route Rue Hans-Fries 1 Case postale 29 1705 Fribourg Tel.: 026 305 15 80 Fax: 026 305 15 89 E-Mail: LAVI-OHG@fr.ch) qui peut l'écouter ou le recevoir.
Quant à vous, vous pouvez rester une personne ressource qui tente de le comprendre, avec ses souffrances, ses désirs, ses limites et les obstacles qui se dressent sur son chemin, qu'ils soient extérieurs ou intérieurs. L'ambivalence est souvent présente dans les relations empreintes de violence car il ne faut jamais oublier que la violence est suivie de de regrets et de promesses et que le cycle de la violence est un véritable cercle vicieux.
Nous espérons un futur meilleur pour votre ami et vous souhaitons patience et courage pour rester une alliée le temps nécessaire pour qu'il puisse trouver une issue à la violence.
Bonjour Barcelone99, Vos deux questions ont été réunies en une seule, pour faciliter notre réponse. Ce que vous décrivez fait...
Bonjour Avril, Cela nous touche beaucoup d'apprendre que notre réponse vous a été utile. Vous avez réussi à mettre un...
Bonjour, Vous nous écrivez car vous êtes inquiète pour votre soeur, maman de (jeunes?) enfants, qui semble engagée dans une...