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Questions et réponses

Je suis enceinte de lui, je ne sais pas si j'ai la force de lui dire que je compte partir

Question
25 Mai 2009 - old...

Merci pour votre réponse. Une psy familiale qui me suit depuis des mois (elle vient me voir var je suis enceinte, et c'est donc le fait de porter son bébé qui me retient ainsi que l'amour qu'on se porte, le désir de ne pas baisser les bras pour ce petit être pas encore né et qui risque de ne pas connaître ses parents vivans sous le même toit) est venu pour nous aider, pour communiquer. Il a dit devant la psy qu'il ne s'agissait pas là de violence pour le couteau, que ce n'était pas tourné contre moi, vers moi. En résumé : comment je peux imaginer et penser çà ! Ce week end il s'en ait pris à mon chien, il l'a attrapé violemment alors que je lui ai déjà demandé de ne pas faire ainsi. Ce matin ce sont mes fils qui se sont fait disputé violemment pour une porte claquée, le plus jeune en a pleuré. J'ai manifesté mon mécontentement certes devant mes fils (j'aurais peut être du le faire à part). Selon lui je ne le soutiens pas. Il est clair qu'il exerce une autorité qu'il n'a pas sur ses enfants, et qu'il n'exercera jamais, ses enfants sont des enfants rois. Je n'accepte pas son comportement, il dit qu'il trouve que cela lui semble normal d'agir ainsi. J'envisage compte tenu de la situation qui se dégrade de partir vivre avec mes fils et le bébé à venir dans quelques mois, car le climat devient difficile à gérer au quotidien, tellement il est pesant. La psy lui a même dit qu'il ne fallait pas oublier que la priorité c'était le bébé, il faut que le reste de ma grossesse se passe dans le calme car j'ai beaucoup de contractions, probablement du à mon état de stress, d'angoisses. Mais cela n'a été que de courte durée, ou alors il faudrait que je tolère tout ce qu'il fait, ses agissements. Devant des amis qui me demandaient pourquoi a grossesse était difficile, était-ce du aux stress et angoisses, je n'ai pas eu le temps de répondre qu'il acquiesse et qu'il me regarde en souriant comme si ce n'était que de ma faute, comme si j'étais angoisée et stressée sans raison. Je ne sais pas si je dois lui dire que jecompte partir, car les discussions se terminent par des disputes et je ne suis pas sûre d'avoir encore envie de discuter (je suis à bout de force). Merci pour ce site qui m'aide à voir plus clair. Question posée le 18-05-2009 Question : Mon compagnon me dit que je suis folle, dépressive, conne, égoïste, que je ne veux pas faire. Hier il m'a disputé parce que la maison était sale, qui avez fait çà, on le prend pour la femme de ménage. Une fois que je lui ai dit que c'était son fils qui avait sali, il m'a à nouveau disputé parce que j'avais vu la maison sale et que je ne lui avais pas dit. Puis une fois dabs la cuisine, je me suis rapprochée de lui pour lui signifier que j'étais pas la responsable et que c'était à son fils d'être réprimandé. Il a alors pris son couteau et tout en me fixant l'a planté violemment dans la planche à découper à ses côtés. est ce de la violence psy ? je n'ai pas su faire autrement que de quitter la pièce parce que je me suis "assimilée" à la planche à découper, donc recevant le couteau. Comet dois je réagir, lui montrer que j'ai peur, que j'ai pas peur, lui reparler de son geste ou au contraire me taire ? Je ne sais comment réagir. Réponse de violencequefaire : Bonjour, Vous nous demandez si ce que vous vivez est de la violence psychologique : C’est oui, sans hésitation et nous sommes sûrs que vous le savez déjà en votre fort intérieur : votre réaction de vous sentir comme « la planche à découper » dans laquelle il a planté le couteau est parlante et votre réaction que vous avez eu alors était très saine : partir - vous protéger. En effet avec ce geste, votre compagnon est passé des insultes et des rabaissements à l’étape supérieure. En plantant le couteau dans la planche à découper tout en vous fixant du regard, il a exprimé une menace, il vous a inquiétée, il a démontré sa force et laissé planer un sentiment de danger. Même si jamais il ne passerait à l’acte concrètement, il a fait passer le message de sa force menaçante. Cet épisode est survenu dans un contexte plus général de violence conjugale avec ce que cela contient d’humiliations, de rabaissements, de non-considération de votre personne. Il est difficile de garder l’estime de soi lorsque l’on est traitée de la sorte. Il est difficile aussi d’avoir confiance en l’autre, le compagnon qui devrait vous épauler, vous protéger et à qui vous devriez pouvoir vous ouvrir sans craindre d’être rabaissée. Vous vous demandez comment réagir à son comportement violent. Lui en parler, lui dire vos sentiments à ce sujet ou faire comme si de rien était ? Peut-être serait-il bien de lui dire votre peur. S’il comprend et regrette véritablement, il serait alors possible de poursuivre plus généralement sur votre relation de couple, sur son comportement violent et rabaissant à votre encontre et essayer de trouver de l’aide. Si par contre vous abordez le sujet et que votre ami trouve son geste « normal » et vous traite vous de « folle »,de « déprimée » et autres adjectifs « sympathiques », il serait temps de réfléchir sur ce qui vous retient auprès de lui, sur vos besoins, vos inquiétudes, votre vie de femme. Afin de pouvoir en parler, d’être soutenue, comprise et aidée, nous vous conseillons de faire appel à un service spécialisé dans le domaine de la violence conjugale dans votre canton (si vous avez indiqueé "FR" par erreur et qu'en fait vous vivez en France, vous pouvez appeler le numéro de téléphone 39 19). Nos vous encourageons à réagir, surtout en continuant à réfléchir à vous et à votre relation, a vous faire confiance, à prendre en compte vos besoins, et c’est ce cheminement qui vous amènera à une vie plus respectueuse de votre personnalité profonde. Bien à vous.

Réponse
29-05-2009

 Bonjour,
 
Lors de notre dernier échange, nous ne savions pas encore que vous étiez enceinte. Le fait de porter l'enfant de votre compagnon a une influence certaine sur vos espérances et vos priorités.
 
Vous nous dites être à bout de force et ne pas avoir l'énergie de discuter (et de vous disputer!) avec lui. Ceci est très normal, la priorité numéro 1 étant actuellement votre santé et celle de votre enfant à venir. La grossesse est un temps d'intériorité, tourné vers le bébé et demande un minimum de tranquillité et de sécurité. Ce n'est pas toujours le meilleur moment pour prendre de grandes décisions. Si en ce moment vous craignez les discussions, les disputes, et que vous sentez que vous en avez pas l'énergie, il vaut peut-être mieux attendre que vos forces reviennent. Souvent il y a pour les décisions importantes comme un "déclic" qui se fait à un moment venu, un déclic qui fait qu'on se sent prête à faire le pas et à affronter les difficultés.
 
Cela nous rassure de savoir que vous pouvez vous ouvrir à la psy familiale qui vient chez vous. Il est important que vous soyez soutenue dans ce que vous vivez dans votre couple - tout particulièrement en ce moment de grossesse. Comme nous vous l'avons proposé dans notre dernière réponse, nous vous encourageons aussi à contacter un service spécialisé dans le domaine de la violence conjugale.
 
Nous vous souhaitons de trouver un peu de tranquillité, les forces reviendront, nous en sommes persuadé-e-s. Bien à vous.
 
 

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