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Questions et réponses

Condamné pour violence avec abus d'alcool, il doit suivre un traitement et en rendre compte au Tribunal. Mais il continue de boire et j'ai peur. Le Tribunal peut-il lui imposer d'autres mesures ?

Question
15 Mai 2009 - old...

bonjour voilà j'ai porté plainte mais il faut que je vous dise que je l'ai enlevé deux jours après. il est passé au tribunal pour violence avec alcool.il est alcoolique.il a reçu deux mois avec sursis et un suivi. bientôt il a rendez vous de nouveau au tribunal pour lui notifié les demarches de son suivi. il a était très en colère contre moi et il me dit que c'est de ma faute tout ça. que le tribunal pouvait l'enfermer pour qu'il se soigne et qu'il risquait de perdre son travail et tout ça et de ma faute. je ne comprend pas comment il peut savoir cela car il n'a pas était encore au tribunal. j'ai des personnes qui m'ont dit que le tribunal n'enfermer pas les gens comme ça et qui ne perdra pas son travail mais qu'il y aura un suivi obligatoire et des compte à rendre au tribunal. actuellement il se fait suivre par quelqu'un (un infirmier) mais par lui et non par le tribunal. je trouve que son infirmier n'est pas très bon car il continue a boire le week end et non la semaine. il lui a dit que maintenant il a fait beaucoup d'effort sur l'alcool donc il fallait qu'il change sa façon de s'abiller. alors je ne comprends plus rien car il boit encore 1 bouteille de pastis tous les weekend. sachant qu'il a un suivi avec quelqu'un, est ce que le tribunal peut lui dire de continuer avec lui ou lui imposer une autre personne? ce qui me fait peur c'est qu'il continue avec cette infimier car moi il n'est pas apte à soigne l'alcoolisme. est ce que pouvez me dire ce que le tribunal peut lui imposer sur son rendez vous?

Réponse
19-05-2009

Bonjour Madame, 

Nous entendons votre peur que la dépendance à l'alcool de votre compagnon continue malgré le suivi imposé par décision du Tribunal. Probablement, craignez-vous aussi de subir de nouvelles violences "avec alcool". Et nous vous soutenons dans votre volonté de recevoir des informations adéquates sur ce que peut imposer ou non un Tribunal, avec quelles conséquences pour votre ami et pour vous. Notre site apporte des informations en référence aux lois suisses. Nous ne connaissons pas suffisamment celles de votre pays pour vous renseigner correctement, mais vous pouvez appeler le No national français "3919" qui répond du lundi au samedi, de 8h à 22h, et les jours fériés, de 10h à 20h, au coût d'un appel local.
 
Dans la relation à votre ami, vous êtes confrontée à deux situations difficiles : l'alcoolisme d'une part, et d'autre part, les comportements violents que vous avez subis. Pour vous aider à mieux saisir ce qui se passe, nous vous proposons quelques pistes de réflexion.
 
Notre expérience nous apprend que l'abus d'alcool n'est pas la cause de la violence mais peut la déclencher. De manière générale, les tribunaux condamnent les actes qui sont des infractions aux lois, ce sont donc des actes graves. Mais il existe d'autres formes de violence conjugale comme la violence verbale et psychologique qui sont plus délicates à repérer. Par exemple, lorsque votre ami se met "très en colère contre vous", affirme qu'il sera enfermé et perdra son travail par votre faute, il tente de vous faire porter la responsabilité de ses propres comportements inacceptables et, de plus, illégaux. Ce mécanisme de violence psychologique est appelé "culpabilisation". Pensez-vous avoir subi d'autres comportements de ce type ? Pour vous aider dans votre réflexion, vous pouvez cliquer sur ce lien : "la violence, c'est quoi ?" et faire le test proposé.
 
Des associations françaises d'aide aux victimes de violence conjugale offrent leur soutien. Elles peuvent vous écouter, vous aider à faire le point sur ce que vous vivez au sein de votre couple et, si besoin, vous conseiller. Pour connaître leurs adresses, cliquer sur : "Fédération Nationale Solidarité Femmes".
 
Ne plus être "alcoolique", nécessite en premier lieu de prendre l'engagement de ne plus boire. Seule la personne dépendante peut faire ce choix et les professionnel-les, comme cet infirmier, sont là pour lui offrir un soutien. Tant que votre compagnon boit, il court le risque de rester dépendant malgré ses efforts. Serait-il possible que vous preniez contact avec l'infirmier pour lui parler de votre inquiétude en toute confidentialité ? Ou pour lui demander de vous orienter vers des associations d'aide aux proches vivant avec des personnes alcooliques ?
 
Nous vous encourageons à continuer de chercher des informations et à réfléchir à l'aide qui pourrait vous convenir pour ne plus vivre avec cette peur.
 
Bien à vous

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