16-12-2008
Bonjour Madame,
En premier lieu, nous vous remercions d'excuser le retard de notre réponse. Il est dû aux nombreuses questions qui nous parviennent et auxquelles nous accordons toute l'attention nécessaire.
En deux mois, votre compagnon a usé de violence physique à deux reprises, en étant fortement alcoolisé. Il vous a frappée, ces comportements sont inacceptables et illégaux. L'abus d'alcool risque de favoriser l'agressivité, mais votre ami est responsable de la manière dont il agit. Frapper, c'est mettre en acte l'agressivité sans égard, sans respect pour l'autre. S'en prendre à vous est grave et le faire en présence de votre fille, qui a probablement eu peur, augmente la gravité de cet acte.
Nous comprenons votre inquiétude et votre peur de vous tromper "en lui donnant une dernière chance".
Voici quelques propositions de réflexion pour vous aider dans votre questionnement.
Votre ami dit ne pas agir violemment en "temps normal". Comment se comporte-t-il avec vous lorsqu'il n'a pas bu?
Vous écrivez qu'il est "très jaloux", avez-vous avez repéré des paroles, des gestes, des attitudes blessantes ou inquiétantes? En réalisant le test :
"Suis-je concernée?" (cliquez sur ce lien), vous aurez des précisions sur les autres formes de la violence conjugale qui peut se révéler verbale et/ou psychologique.
Vous l'avez bien compris, offrir "une dernière chance" à votre compagnon comporte effectivement le risque de vous tromper. Si vous choisissez de poursuivre votre relation, peut-être pourriez-vous solliciter votre entourage et ne pas prendre seule ce risque. Comme vous avez su le faire en écrivant sur notre site, nous vous encourageons à trouver des soutiens supplémentaires, par exemple auprès de personnes de confiance, parent-es et ami-es.
Nous ignorons si votre compagnon peut "sortir de cette violence", cela dépend principalement de lui, des décisions qu'il prendra et qu'il tiendra, comme choisir de ne plus recourir à toute forme de violence, d'arrêter de boire, de trouver du soutien auprès d'un-e professionnel-le. Ce dont nous sommes convaincu-es, c'est que vous avez le droit de vous protéger de la violence si elle continue ou se reproduit. En cliquant sur
"Que faire" vous trouverez des propositions et des conseils en fonction de votre situation. Nous attirons votre attention sur les informations contenues dans les chapitres "Se séparer" et "Porter plainte" car elles concernent la législation suisse qui peut différer de celle en vigueur dans votre pays.
Quelle que soit votre décision, nous restons entièrement disponibles pour vous accompagner dans vos questions et réflexions.
Bien à vous