Bonjour, Je découvre le site et je vous remercie de nous permettre de pouvoir parler. J'ai connu mon ami il y a plus de deux ans maintenant. Il habitait à l'étranger et est venu ici dans le but de me rejoindre de sa propre initiative. Les démarches administratives ont été dures et pendant un an il a été privé de sa liberté car refus papier administratif. Il a dû repartir. Il vivait dans la peur et dans le stress. Quelques mois avant de partir avec le stress et la pression que je lui mettais, il s'est mis à s'énerver violemment. Il prenait les chaises et les faisait voler dans mon petit appartement. J'ai commencé à avoir peur. Puis cela s'est répété depuis même maintenant dans son pays. Quand il s'énerve dans ses yeux on voit qu'il ne se maitrise plus. Il prend tout ce qui lui passe sous la main et le fait voler. La table basse, les téléphones... Il a cassé avec son talon un jour, ma latte de matela car de nouveau il ne se maitrisait pas. Il habitait chez moi et je voyais peu à peu mes affaires se briser.J'ai peur de ses réactions à présent. Nous envisageons de faire notre vie ensemble mais depuis ces épisodes de colères humiliantes je ne sais que penser. Je lui ai dit qu'il était devenu violent et que par mégarde un jour il risquait de tuer quelqu'un en faisant voler les choses comme ça. Je ne sais comment faire et que faire pour que cela change. Je lui ai dit qu'il était en souffrance et qu'il fallait qu'il aille parler à quelqu'un. Je me dis que ces épisodes de violences ne sont pas des cohincidences. J'aimerai des conseils. Pensez vous que je sois dans une situation de violence? Penser vous que le stress ou la souffrance excusent de telles réactions. Merci à vous
Bonjour
vous nous demandez si vous vivez dans une situation de violence et nous vous répondons par l'affirmative. Le fait de faire des crises de colère, de ne plus se maîtriser et de jeter les objets est une forme de comportement violent. C'est aussi un comportement qui intimide et effraie la personne qui y assiste et qui souvent la paralyse. Peut-être aussi avez-vous remarqué que vous essayez de ménager votre ami et que vous vous arranger pour qu'il se calme en vous adapatant à ses besoin à lui. La peur de la violence entraîne entre autre chez la femme un abandon de ses propres besoins et avec le temps une perte de confiance en elle.
Le fait que vous cherchez des réponses à votre malaise et que vous ressentez une anxiété pour ce qui concerne l'avenir de votre couple sont des indicateurs à prendre au sérieux. Est-ce bien le moment d'enménager ensemble, votre malaise ne va-t-il pas augmenter? Surtout que vous avez dans le passé déjà expérimenté la vie commune et que les épisodes de violence étaient un vrai problème.
Vous souhaitez que votre ami change et vous lui avez demandé de consulter un professionnel. Qu'-a-t-il pensé de cela ? Est-il prêt à faire un travail sur lui ? Le stress est souvent invoqué comme cause par les personnes qui recourent à la violence. Bien sûr que des conditions de stress n'aident pas mais en aucun cas celles-ci peuvent excuser un comportement violent, il y a heureusement d'autres manières de réagir au stress et à la souffrance! Quoiqu'il en soi, pour que votre ami change, il faut qu'il prenne profondemment conscience de son agir et du tort qu'il vous fait. Sans une prise de conscience et une remise en question, les changements ne seront pas possible. C'est donc à lui de jouer..
Pour ce qui est de vous, nous vous encourageons à continuer à rester vous même, à explorer vos besoins et à vous écouter afin de prendre des décisions qui seront les bonnes. Un soutien dans un lieu spécialisé de votre canton comme Solidarité Femmes pourrait aussi vous aider à traverser cette période difficile et à trouver des réponses.
Nous sommes bien avez vous dans votre cheminement
Bonjour, Nous sommes touché-e-s par votre message et vous trouvons très lucide. En vous lisant, nous sentons que vous avez...
Bonjour miss-lulu Nous tenons tout d'abord à te présenter nos excuses pour cette réponse tardive; nous sommes désolé-e-s de t'avoir...
Bonjour Madame, Cette situation semble bien lourde à porter pour la jeune femme en question et nous sommes content·e·s pour...