Je suis mariéé et mère d'un enfant de 4 mois. J'ai saisi le trbunal de première instance et nous sommes séparés provisoirement depuis le 1er mars 08. J'ai jusqu'au 5 mai pour décider de continuer la procédure de séparation ou non. J'ai eu un entretien avec une assistante sociale de la protection des mineurs et de séances avec une psychologue de la guidance infantile de Genève. Depuis le milieu de ma grossesse mon mari a coupé la communication avec moi. D'abord en me fuyant puis en étant susceptible à tout ce que je disais, en me perlant systématiquement en élevant le ton, par des claques des pincements, et des gestes de menaces. La situation s'est agravée à la naissance de notre fils. Il s'est mis trois fois en colère avec le petit dans les bras ( notre bébé était âgé de deux mois ). J'ai eu peur pour notre enfant et suis partie vivre chez ma mère pendant deux semaine, le temps que mon mari quitte l'appartement. Actuellement mon mari suit une thérapie hebdomadaire et aimerait que je lui redonne une chance. Pour moi c'est trop tôt. De plus ily a déjà eu de la vilolence deux ans plus tôt. C'est pourquoi je suis convaincue que la vilolence est cyclique et que je vais la revire avec lui. De plus je me sens le devoir de mère de protéger mon fils. Malheureusement, mon mari risque d'être expulsé parcqu'il a eu des entécédants pénaux à Genève et qu'il a un permis de séjour de type B. Je ne voudrais pas priver définitivement mon fils de son père ! QUe faire ? Connaissez-vous une avocate/juriste qui puisse m'aider ? Merci d'avance pour votre soutien.
Bonjour,
Tout d'abord, nous souhaitons vous informer que nous avons répondu sur votre Espace perso et sur le site en modifiant un peu votre question afin de garantir votre anonymat. Nous sommes toujours très attentifs-ves à changer tout ce qui permettrait de reconnaître la personne qui nous écrit.
Dans la situation que vous présentez, nous comprenons que vous êtes confrontée à un choix complexe : vous souhaitez continuer à protéger votre fils tout en repérant le risque de le « priver définitivement » de son père.
Vous sentez que les comportements violents de votre mari peuvent recommencer et, pour vous, il est encore trop tôt pour lui redonner « une chance ». Nous pouvons vous confirmer que la violence se déroule selon un cycle qui se reproduit. Vous trouverez des informations sur la partie de notre site "Le piège de la violence" . La thérapie est un moyen d’aider l’auteur de violences à changer, mais cela peut prendre du temps.
En quittant le domicile, vous avez assuré votre protection et celle de votre enfant. La loi vous y autorise, en référence à l’article 175 du Code Civil Suisse. Les précisions données sur la page du site "Et les enfants?" vous apporteront davantage d'informations.
Vous avez interrompu la vie commune en raison des comportements violents de votre mari. Toute personne adulte est responsable de ses actes et des conséquences qui en découlent. Ce sont les « antécédents pénaux » de votre mari ainsi que la violence de ses comportements qui conduisent au risque de son expulsion. Nous faisons l’hypothèse que ce ne sont pas vos actions devant la justice qui priveraient votre fils de la présence de son père, mais le fait que votre mari ait commis des actes illégaux.
Pour vous aider à définir ce que vous voulez faire, vous nous dites avoir besoin d’informations juridiques. Nous vous proposons de consulter la page du site qui donne les permanences juridiques. Si vous préférez consulter un avocat, le Centre LAVI peut vous en proposer. Le Centre est atteignable au 022 320 01 02, de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h00 à l’exception du mardi où l’horaire est de 13h30 à 17h00.
Nous vous proposons une autre manière de trouver de l’aide, elle nous semble complémentaire aux renseignements juridiques. Autour de vous, il y a déjà des professionnels de la Protection des Mineurs et de la Guidance Infantile, nous faisons l’hypothèse qu’ils peuvent également vous apporter du soutien dans votre réflexion.
Nous vous souhaitons tout le courage nécessaire et si vous souhaitez nous donner de vos nouvelles, nous restons volontiers disponibles.
Bien à vous.
Bonjour Lili-poeti, Tout d’abord merci à vous de nous tenir au courant de l’évolution de votre situation. Nous constatons...
Bonjour, Nous sommes sincèrement désolé-e-s de vous répondre avec autant de retard, et vous prions de nous en excuser. Votre...
Bonjour Goliath, Bravo d'avoir pris la décision de consulter. Nous pensons en effet que cela pourrait être très bénéfique, pour...