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Questions et réponses

Je suis assez soupe au lait, j'ai tendance à parler vite un peu fort.

Question
29 Janvier 2008 - old...

Bonjour, > > Je me suis séparé d'avec mon amie fin novembre, alors que nous > vivions ensemble depuis env. 3 ans et demi. J'ai 32 ans, suis > divorcé, et mon ex-amie a 34 ans. Comme beaucoup de monde, le début > de notre relation était absolument merveilleux, avec beaucoup > d'écoute de sa part suite à mon divorce, puis, avec le temps, même > si l'amour était toujours présent, un manque certain de > communication s'est installé entre nous jusqu'à ce que cela mêne à > des cris, des injures, des pleurs et des crises à reveiller les > voisins. > > Je ne suis naturellement pas très voué à la communication et aux > epanchements sur mes sentiments, ce que m'a souvent reproché mon > amie. De plus je suis assez soupe au lait, j'ai tendance à parler > vite un peu fort. J'ai pendant longtemps considéré que cela venait > en grande partie de mon éducation, étant le dernier d'une famille de > quatre enfants (trois grande soeur), de plus famille paysanne, ou > l'on parle certe beaucoup, mais ou l'on a plutôt tendance à ne pas > trop montrer nos sentiments. A présent, j'aurai plutot tendance à > considérer ses traits de caractères comme de la violence puisqu'ils > ont pourri notre relation sans que je m'en rende vraiment compte > puisqu'il s'agissait pour moi de la norme...bien que je ne passe pas > mon temps à gueuler sur tout le monde... > > Mon amie quant à elle souffre assurément d'un grand manque de > confiance en soi, sans doute déjà présent lors de notre rencontre, > mais encore renforcé par nos problèmes conjugaux. Par contre, je ne > pense pas avoir voulu une seule fois profiter de ses faiblesses pour > mieux la contrôler. J'ai toujours essayé de lui dire qu'elle était > extraordinaire, belle, pleins de qualités et de talents > différents...mais en vain puisqu'une seule crise détruisait tout et > la menait directement au fond du trou...tandis que moi tout me passe > dessus et j'oublie très vite. > > J'ai vu sur votre site que l'origine de la violence venait souvent > du fait de vouloir contrôler la personne en face de manière en peu > pernicieuse...Rien de tout ça chez moi...du moins je le pense...Je > ne suis pas jaloux de nature, surtout qu'elle est vraiment digne de > confiace, je n'ai jamais contrôler ses aller et venus, rien de tout > ça....Pourtant nous sommes tombés dans la violence, du moins > verbales et parfois même, dans les premières crises, avec de > l'automutilation, tant de son coté que du miens, pour calmer les > crises...La violence comme remède à la violence...Et le pire c'est > que cela marchait...à court terme. > > Malgré notre séparation nous avons commencé une consultation > conjugale ( je sais c'est bizarre) pour essayerd'y voir plus > clair...Nous avons déjà fait 3 séances mais mon amie n'était pas > très convaincue puisqu'elle pense que c'est ma violence qui est à > l'origine de tout... > > Nous sommes partis la semaine passée en vacances avec des amis...Je > sais c'est encore bizarre, mais elle se sentait tellement mal que je > lui ai proposé de ce changer les idées dans un autre cadre. Cela > c'est bien passé au début, puis nous avons craqué, avons recouché > ensemble, puis l'avant dernier jours, alors que nos amis était > rentrés avant la fin de la semaine, nous nous sommes à nouveau > engueulé "comme il faut", en plus pour une connerie, comme la > plupart du temps. Heureusement nous avons réussi à gérer nos > émotions et cela s'est calmé, mais nous étions quand même dépité > puisque jusqu'ici ca allait...puis paf...rebelotte. Surtout que > chacun campait sur ces positions et disait que c'était l'autre qui > avait commencé à parler fort et à manquer de respect à l'autre. > > Je vais m'arrêter là, je voulais juste savoir ce que vous pensiez de > cette situtation, si ma violence entre dans le cadre de ce que vous > définissez comme "violence", si vous pensez que votre structure ou > une autre pourrait apporter des réponses. Merci d'avance.....André >

Réponse
04-02-2008

Bonjour Monsieur,
 
Nous vous remercions pour votre témoignage très détaillé.
 
En préambule, nous vous informons que nous avons enlevé ou modifié quelques détails de votre question par souci de l’anonymat que nous assurons sur ce site. Nous tenons aussi à nous excuser pour le délai avec lequel nous vous répondons.
 
Vous nous décrivez des situations qui se répètent, qui vous font souffrir ainsi que votre amie, avec des scènes où l’un comme l’autre vous vous sentez peu respectés Par ailleurs, vous dites que malgré toutes vos bonnes intentions, vous n’arrivez pas pour l’instant à vivre cette relation sans que les tensions mènent à des crises qui vous « usent » et vous éloignent l’un de l’autre. Ainsi, malgré votre attachement et votre attirance, malgré votre envie de faire différemment, ce cercle vicieux qui se répète pourrait se lire comme le début de l’escalade de la violence.
 
Cette manière de comprendre votre témoignage est aussi liée à la reconnaissance que vous faites de votre habitude – apprise et développée dans votre famille – de peu parler de ce que vous vivez sur un plan émotionnel et à ne pas vous montrer « soupe au lait », c'est-à-dire vite colérique quand vous vous sentez blessé ou attaqué. Enfin, vous reconnaissez avoir agi de la violence physique – quand bien même vous l’avez retournée contre vous en ayant recours à l’automutilation.
 
Votre démarche de conseil conjugale est une manière de poursuivre votre relation malgré votre séparation, et signifie sans doute une envie sincère d’améliorer votre relation avec votre amie Dans la mesure où celle-ci émet des doutes quant à la pertinence de ce travail en couple, vous pourriez effectivement vous adresser à une structure spécialisée dans le travail avec des personnes impulsives, telle que Vires à Genève.
 
Là, des professionnel-le-s pourront vous aider à explorer votre monde émotionnel et à en tirer des informations importantes tant pour vous que pour votre entourage. Ce travail pourra aussi vous aider à ne pas « exploser » après avoir accumuler peut-être de la frustration, sous une forme qui peut être perçue comme blessante, humiliante ou destructrices par les personnes qui vous sont chères.
 
Nous vous transmettons ci-dessous les coordonnées de Vires et restons volontiers à votre disposition pour répondre à d’autres questions.
 
Vires
10 avenue Ernest-Pictet
1203 Genève
Tél. : 022 328 44 33
 
Avec nos meilleurs messages pour la suite.
 
 
 

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