je suis gay, j'ai 36 ans, il y a un an de cela un jeune homme ma courtisé, il a 22 ans. Il disait avoir un emploi et un appartement sur Genève. En fait il était au chômage et ne payait plus son appartement, dont le bail était à son nom et celui de son ex. Découvrant cela et ayant quitté mon copain, une relation de 13 ans pour lui, je me suis engagé à fond, financièrement et de ma personne pour qu'il se remette sur pied. Il m'a expliqué qu'a la suite de la rupture avec son ex il avait fait une tentative de scuide, et qu'il était aujourd'hui dépressif, mais qu'il refusait de se faire soigner. En une année je n'ai pu faire avancer les choses, a chaque fois que j'essayais de le motiver à regler sa situation, toucher son chômage, voire une assitante sociale, il restait endormi, ou alors se mettait en colère. Pour finir , je lui ai conseiller d'habiter chez son père qui habite lausanne. Il venait souvent dormir chez moi, mais ne voulait plus partir ( son père habite dans un studio, il serait alcoolique), donc j'avais pitié et le laissait ainsi 3-4 jours, lui disant bien qu'il ne devait pas rester trop longtemps. Pendant ces périodes je le prenait en charge financièrement. Il a commencer a fumer beaucoup de thc et son état mental devenait de plus en plus confu. Chaque fois que je lui demandais de rentrer chez son père, il y avait une crise verbale, me dénigrant sur mon physique, mon poids pendant des heures, ou m'incitant a me suicider puisque ma vie était de toute façon vide de sens " vas, y saute, aie le courage, je t'ouvre la porte du balcon", je mettais tout cela peut-etre sur le conte d'une certaine pathologie ou de sa misère et je laissais passer, il a quand meme fallu que je menace d'appeler la police, une fois ce qui a très bien marché pour qu'il parte. Depuis on se voyait moins, mais je continuais a vouloir l'aider, peut-être il est vrai cela donnait un sens à ma vie... Je lui avait dit que pour mon aide, il n'avait pas besoin que l'on couche ensemble, mais il me provoquait sans cesse et je doire que je succombais... La dernière crise fut violente, nous avions une chose a faire le lendemain, donc je lui ai dit ok tu peux dormir chez moi, le soir il m'avoue qu'il est fou amoureux depuis une année d'une autre personne, je lui dit "mais pourquoi alors être resté avec moi, pourquoi avoir fait des test HIV, pourquoi m'avoir demandé la fidélité", il a sourit a mis ses écouteurs et regardé un film sur l'ordi sans me repondre. Je me suis senti très frusté, blessé, alors j'ai regardé son tel, et j'ai vu des sms amoureux d'un de mes proches amis. Je n'ai rien dit de peur d'une de ses crise, j'ai été voir un spectacle avec lui, et j'ai choisi un endroit neutre, un café pour lui en parler. Sur le moment il est resté calme, m'a dit que rien ne s'était passé, je lui ai demandé si il avait des affaires a prendre dans mon appartement, il m'a dit que oui, dans l'appartement j'ai téléphoner à la personne que je connais pour lui dire en mots peut charitble toute ma colère et combien je me sentais trahi, c'est la ou il a changé complètement, " je vais te foutre la merde dans ta vie, dans les lieux ou tu sorts avec tes amis etc.. " je lui ai dit peut-être, mais je veux que tu sortes, "non, je reste, je veux effacer mes traces sur l'ordinateur", je lui ai demandé 3 fois de sortir, il ne voulait pas et continait de me menacer, alors je l'ai pris par le bras pour le faire sortir, j'ai immédiatement pris un poing dans la figure, il m'a mordu l'oreille et essayer de m'étrangler, j'ai du me débattre et il est vrai que me sentant menacer pour me dégager j'ai donner un coup de poing, il est revenu a la charge et le lui ai dit " vas, fait ce que tu veux", ce qui l'a calmé immédiatement. Il a hurlé " je vais tu tuer avec couteau". J'ai appelé des amis qui sont venu et il est parti en racontant diverses histoire fausses me discalifiant à leurs yeux. 2 sem plus tard il est revenu, cachant avec sa main l'oeil de verre de la porte, j'ouvre " il me dit je reviens chercher mes affaires ", j'ai été boire un verre avec lui et on a pu discuter calmement de ce qui c'était passé, il me dit s'etre senti agréssé,ce que je peux croire. Mais depuis, j'ai des attaques de paniques, j'ai peur des lieux ou je peux le croiser, je ne comprends rien a cet individu, qui me demande une amitié, meme une relation, je le vois parce que j'ai peur, j'ai peur dans mon couloir le soir, peur parfois de je ne sais pas quoi. Et le pire est que je l'ai présenté comme mon ex a une personne s'occupant des jeunes souffrant de précarité, le soir même ils ont couchés ensembles,et le lendemain il était inclu dans le projet. le pire est que je suis jaloux et triste de le perdre, mais ça me permet de mettre de la distance en lui disant que cette situation me fait mal et que je n'ai plus envie de le voire, il semble l'avoir accepté depuis 2 jours, ou j'ai plus de télephone de sa part, tout en me disant qu'il ne comprenait pas ce qui me faisait mal, puisque de toute façon nous n'étions pas un couple. J'ai honte d'avoir des sentiments encore envers lui, et en meme temps j'ai peur, je dors peu, me reveille angoissé. J'essaye de comprendre ces agissements par un déséquilibre, ce qui me rassure et m'inquiète en meme temps. Merci de votre attention
Bonjour Arno,
La relation avec cet homme vous laisse deux sentiments principaux: la peur et la honte. Ces deux sentiments sont toujours présents (à des degrés variables) dans les relations empreintes de violence. Cela peut vous aider à vous expliquer à vous-même que vous avez bel et bien subi des violences, et pas seulement la scène d’agression physique que vous décrivez: la violence psychologique a marqué toute votre relation; (elle se poursuit d’ailleurs encore puisqu’il nie la réalité-même de cette relation).
La spécificité des violences de couple fait que ce sont des relations difficiles à lâcher, car de subtils liens d’interdépendance très forts sont à l’oeuvre. Voilà pourquoi vous éprouvez encore des sentiments pour lui et qu’il vous est difficile d’oublier cet homme.
Concernant vos accès de panique, ils s’expliquent également par la violence vécue; la scène où il vous a, entre autres, mordu, a dû vous faire un tel choc que vous en gardez des séquelles. Il est tout à fait courant d’éprouver de telles crises de panique après un choc, et vous devez les «surveiller» de près: nous entendons par là qu’en principe, les crises devraient s’espacer et diminuer en intensité, mais que si ce n’était pas le cas, vous devriez rencontrer un-e spécialiste pour prendre soin de ce symptôme. La LAVI de votre canton vous renseignera.
Nous avons noté que vous cherchez à expliquer les agissements de votre ex-partenaire; il se peut qu’un «déséquilibre» soit une des explications. A notre avis, l’essentiel pour vous est surtout de réaliser la violence vécue, et de vous protéger de cet homme dès maintenant: pensez à vous, faites-vous des plaisirs, rencontrez des gens qui vous font du bien, cultivez votre bien-être...
Nous restons à votre disposition, si vous le souhaitez. Nous formons nos meilleurs voeux pour vous, pour une année 2008 riche et libérée de ce lien destructeur! Nous vous disons: à bientôt ?
Bonjour Akara, Nous recevons énormément de questions d'internautes et il nous est parfois difficile d'assurer leur traitement le plus rapidement...
Bonjour Madame, Tout d'abord excusez-nous de vous répondre avec quelque retard. Nous avons reçu beaucoup de questions et, notre site...
Bonjour Madame, Une amie proche s’est confiée à vous récemment au sujet des violences sexuelles, psychologique et financières dont elle...