Bonjour, J'ai 20 ans, mon ami 30 et ça fait 2 ans que je vis avec lui. Au début nous avons vécu chez mes parents, dans ma chambre de "petite fille". Comme je n'avais pas la maturité d'esprit, je voulais prendre le dessus sur lui, lui disant que c'était ma chambre, mon lit. Alors que pour lui, c'était un partage, mes parents ont essayé de me faire comprendre que la vie de couple se faisait à 2 et non seul, mais je n'écoutais que d'un oreille. Au mois de mai 2007, après 6 mois de dispute de réconciliation, d'entêtement de d'incompréhension, nous nous sommes séparés 8 jours, mais je suis retournée le chercher, car je sais parfaitement que nous sommes fait l'un pour l'autre, il le sait aussi. Nous vivons depuis dans une caravane, mais nous allons prendre un meublé, car la maison que nous avons achetée entre temps n'est pas prêtre à être emménagée. Tous les jours je viens chez mes parents, pour préparer le repas, faire la lessive, ce que je ne ferai plus lorsque nous serons en meublé. Je m'occupe aussi des ses papiers, des miens, enfin tout ce que peux faire une femme pour aider son mari. De son côté, dès qu'il se présente un problème, il se renferme, devient impatient. Si je dis quelque chose qui ne lui convient pas, il hausse le ton et m'accuse de le prendre pour mon toutou, me dit que j'ai mon petit caractère et quelquefois se fait menaçant, il me giffle ou me prend par le bras et me secoue c'est quelqu'un au départ de très dous, sensible, timide et qui manque d'assurance et ne fais pas confiance aux autres. Il a été meurtri par la vie, sentimentalement et professionnellement. Il a aussi fait du boudhisme pendant 5 ans, mais a arrêté avant de me connaitre. On a l'impression qu'il a une boule de nerf sur l'estomac et que c'est cela qui le commande. Il ne veut pas parler, il pense pouvoir résoudre ses problèmes seul. Nous nous aimons, mais quand il lève la main sur moi, je ne peux rester près de lui, je retourne chez mes parents, le temps qu'il se calme, et dans ce cas, il reste toute la nuit devant la maison de mes parents à m'attendre, il rouspète, exige de me voir et fini par dire à ma mère qu'il a fait une bêtise, qu'il voulait juste me parler et me prendre dans ses bras. Ensuite il dit que si je ne rentre pas immédiatement, ce sera fini entre nous. Je ne cède pas sur le coup, j'y retourne que lorsqu'il est calme. il s'excuse et vous connaissez la suite... mes parents qui l'on hébergé on appris à le connaitre et m'aide ainsi que lui. Il est clair qu'il a besoin d'aide, mais comment faire prendre conscience à la personne que l'on aime qu'il ne va pas bien, mais qu'il peut guérir, car ce n'est pas une habitude chez lui, plutôt une réaction à quelque chose qui s'est passé, mais quand ? j'ai l'impression qu'il voit une autre personne en moi lorsqu'il me giffle. Il m'a dit ne pas pouvoir pleurer, malgré l'envi qu'il en avait. ses parents ne voient rien et lui conseil de rompre avec moi. j'ai essayé de leur ouvrir les yeux, mais je ne m'attend à aucun miracle, car sa maman vit en recluse, ne comptant que sur son mari pour faire ses courses, car il n'a jamais voulu qu'elle passe le permis. Mon ami est plus évolué, mais à quelques manies de ses parents. Je pense qu'il y a une solution, ma maman l'a cherche, si vous pouviez nous donner un petit coup de main je suis contre les psychiatre je ne pense pas qu'il est besoin de médicament très fort, mais plutôt de quelqu'un qui sache lui sortir ce qui ne va pas en lui. Et peut-être quelque chose de très très léger pour le détendre, qu'il est un confort, sans être dépendant. Il n'y a que 6 ou 8 mois qu'il fait cela, mais maintenant, ça revient plus souvent, surtout qu'il a de plus en plus de responsabilité. on pense qu'il a peut-être peur, mais il a surtout peur de l'avenir, de me perdre. c'est dur de voir le garçon que l'on aime plonger en restant sans rien faire. merci de votre aide, Mimi
Bonjour Mimi,
Votre message décrit de façon détaillée la relation que vous avez avec votre ami depuis deux ans. Nous entendons bien que vous avez vécu de bons moments avec lui, que vous l'aimez énormément, mais également que vous êtes passés par des périodes de crises difficiles. Vous mentionnez des épisodes de violence psychologique et physique que nous trouvons graves.
Vous dites également que cela revient de plus en plus souvent. Nous connaissons bien ce phénomène, nous appelons cela le cycle de la violence conjugale. Avec le temps, celui-ci a tendance à suivre un processus d'escalade, c'est-à-dire que les violences augmentent en fréquence et en intensité. Il est donc important de mettre un terme aux violences au plus vite. Vous avez bien fait de nous écrire.
Ce qui nous interpelle dans votre message, c'est qu'à aucun moment vous ne mentionnez ce que vous, vous ressentez par rapport à cette situation. Vous semblez vous inquiéter pour votre ami, vous nous demandez de l'aider, comme si c'était lui la principale victime de ces violences... Alors qu'en fait il en est bel et bien l'auteur.
Rien ne justifie la violence. Ce n'est pas parce que votre ami a eu une vie difficile, qu'il peut se permettre de vous traiter ainsi. Son éducation, ses souffrances, sont peut-être des facteurs qui expliquent en partie sa violence, mais cela ne constitue en rien une excuse.
Si son passé est trop lourd à porter, votre ami pourrait effectivement consulter quelqu'un. Vous dites être opposée aux psychiatres, mais sachez que tous ne prescrivent pas automatiquement des médicaments. Par ailleurs, il existe également des psychologues, qui ne sont pas des médecins, et dont les thérapies sont uniquement basées sur des entretiens. Enfin, il existe également des services spécialisés pour les auteurs de violences (voir la partie de notre site qui y est consacrée).
Mais pour que cela soit utile, il faudrait que votre ami souhaite réellement changer, qu'il ait envie d'entreprendre tout cela. On ne peut pas aider quelqu'un contre son gré. Est-ce que votre ami a conscience de sa violence ? Pensez-vous qu'il serait d'accord de s'engager dans une telle démarche ? Qu'il en aurait l'énergie nécessaire ? Qu'il pourrait parler à des personnes qu'il ne connaît pas, alors que vous le décrivez comme taciturne et méfiant ?
Nous vous encourageons avant tout à vous préoccuper de vous, à vous protéger de ces violences : à ce sujet, notre plan d'urgence pourrait vous donner des pistes utiles. Si vous souhaitez approfondir la question avec des professionnel-le-s, des structures spécialisées existent dans votre canton (si vous habitez en France, vous pouvez consulter le site internet de Solidarité Femmes).
Enfin, si vous souhaitez poursuivre cet échange, n'hésitez pas à nous recontacter. Bien à vous.
Bonjour Madame, Séparée depuis un an de votre mari, vous êtes confrontée en tout cas à de la violence psychologique,...
Bonjour Madame, Vous nous aviez contactés l’année dernière en nous exposant votre situation difficile. Vous dites dans votre nouveau message...
Bonjour Last Angel, Nous vous répondons avec quelque retard, veuillez nous en excuser. Il arrive que nous recevions beaucoup de...