En cas d’urgence: Police: 117 | Ambulance: 144

Questions et réponses

Ma violence envers mon compagnon rendait le quotidien de notre relation de pire en pire. Je suis partie mais j’ai envie de mourir, comment remonter la pente?

Question
20 Septembre 2007 - old...

Bonjour, Ma situation est différente puisque c'est moi la femme qui était violente. Je l'insultais, lui faisais du chantage affectif, et puis la violence physique ensuite, de plus en plus fort. Jusqu'a ce jour ou je l'ai attaqué physiquement puis il s'est défoulé sur moi car sans doute le trop plein. Je sais que c'est ma faute car c'est moi qui ait fait ressortir le pire. Maintenant, je suis partie car dispute sur dispute , jalousie, possessivité tel était le quotidien que je faisais subir à mon compagnon. Je me sentais abandonnée , trahie parfois. Comment remonter la pente? je n'ai pas de travail, je veux mettre fin à mes jours.

Réponse
20-09-2007

Bonjour Madame,
 
Nous comprenons que la répétition de vos insultes, votre chantage affectif, votre possessivité et vos attaques physiques envers votre compagnon vous ont amenée à quitter celui-ci. Votre violence, votre sentiment d’abandon et de trahison n’étaient plus supportables. En même temps, vous avez perdu le goût de vivre et vous ne savez pas comment remonter la pente. Vous en êtes arrivée au point d’avoir envie de mettre fin à vos jours. En même temps vous souhaitez « remontre la pente ».
 
Nous pensons que vous avez déjà fait le premier geste qui pourra vous permettre de « remonter la pente » : oser parler de votre impuissance, reconnaître la détresse dans laquelle toute cette violence vous plonge et demander de l’aide.
 
La violence quand elle se répète a tendance à devenir toujours plus intense et fréquente, au point de détruire la relation entre les personnes qui la vivent, et parfois de détruire chacune des personnes qui se trouve dans cette relation.
 
La violence que vous avez exercée s’est retournée contre vous-mêmes, puisque votre compagnon s’est montré à son tour violent contre vous, que ce soit activement (se défouler contre vous) ou passivement ( en se montrant distant ou en vous laissant avec vos sentiments d’abandon et de trahison). Votre violence se retourne contre vous aussi d'une autre manière. Puisque pour l’instant comme vous ne trouvez pas toute seule de solution pour « remonter la pente », pour quitter la souffrance qui vous habite, vous déplacez la violence sur vous-même, vous changez de « cible » et vous vous sentez prête à l’exercer directement contre vous au point de penser à vous supprimer.
 
Il existe des alternatives à l’enfer de la violence : vous avez commencez à en trouver le chemin en nous faisant par de votre besoin d’aide. Nous vous encourageons à ne pas rester seule et à continuer à vous faire aider. Des professionnel-le-s peuvent vous aider à trouver des moyens pour ne plus utiliser la violence quand vous vous sentez impuissante ou blessée. 
En France, nous vous encourageons à faire appel aux services suivants.
 
Il existe des centres de consultation conjugale et familiale qui peuvent vous aider à mieux comprendre votre situation pour vous en sortir. Vous trouverez, sur le site de l'association française des centres de consultation conjugale, les adresses des lieux de consultations en fonction de votre région. Vous pouvez joindre cette association à l’adresse suivante :
44, rue Danton-94270 Le Kremlin-Bicêtre. Tél:01 46 70 88 44 - Fax:01 46 71 24 60 afccc@afccc.fr
Selon ce qu’il vous convient, vous pouvez également faire appel à des associations pour les personnes auteur·Guide méthodique des associations de lutte contre les violences au sein du couple, (pages 35 et suivantes). e·s de violence au sein du couple et de la famille :
Association de lutte contre les violences : 11 rue Taine, 75012 Paris -01 44 73 0127 -alcv@wanadoo.fr
Association Parenthèses à la violence Belfort- 03 84 54 06 03.
Si ces services sont trop éloignés de votre lieu de résidence, ils pourront vous orienter vers les ressources de votre région.
 
Dans le cas où vous craindriez de vous mettre en danger, nous vous encourageons à vous adresser au service médical d’urgence le plus proche qui pourra vous aider temporairement, afin que vous trouviez assez d’énergie pour affronter autrement que par la violence (contre vous) la « pente » que vous souhaitez remonter.  
 
Nous restons volontiers à votre disposition et vous souhaitons de mettre toute votre énergie au service de la reconstruction de votre vie.
 
Bien cordialement

Autres questions qui pourraient également vous intéresser

Quitter le site (touche esc) Poser une question
Retour au sommet