Bonjour, Il y a 9 ans, j'ai rencontré mon mari. Nous nous sommes installés ensembles tout de suite. Il a 3 enfants d'un premier mariage. Il battait son ex-femme, car elle le provoquait soi-disant. Il m'a également appitoyée sur le fait qu'il était un enfant battu. Il m'a dit être violent, mais qu'il avait appris à se contrôler. Je lui ai expliqué que je sortais de deux relations de brimades, de rabaissement total et de violences. Il m'a dit qu'il allait m'aider à m'en sortir. Il m'a crié dessus pour la première fois au sujet de ses enfants qu'il grondait, alors que j'ai cru qu'il plaisantait. Ca a été vraiment violent et j'ai eu très peur. Ca n'arrive pas souvent, mais il s'arrange pour garder le contrôle. Quelques temps plus tard, j'ai reçu un coup de poing dans le ventre, parce que je lui avais taper dans les parties. Il faut dire qu'il a développé très vite des jeux idiots et douloureux. Ca commence par des chatouilles et ça finit par des bleus dus à ses doigts qui serrent fort, ou des dents qui serrent trop fort aussi. Quand je lui faisait remarquer il disait que j'avais une peau qui marquait facilement. Il battait son fils de deux ans et demi. tout lui tombait dessus. Un jour j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai fais remarquer à mon compagnon qu'il agissait mal. Il m'a écoutée et a cessé de leur taper dessus. De toute façon, il les domine en criant. La vie était poncutée de moments agréables ou je ne me méfiait plus, puis il y avait une crise, histoire de me faire savoir qu'il est le plus fort. Je faisais de la guggen. Il n'apréciait pas que je parte en week end avec la guggen. Il ne disait rien, il boudait. Et puis quand je rentrais, il me parlait de façon normale. Il me laissait me coucher et bien m'endormir, puis il arrivait en hurlant et en me réveillant en sursaut. Tant et plus que j'ai fini par arrêter la guggen. Pour ma tranquillité. J'ai fait 3 grossesses extra utérines et deux fausses couches, ça ne l'a pas touché du tout. J'ai trainé ma déprime toute seule. Heureusement que j'ai ma maman à qui je confie tout. Je me soulage comme ça. Quand j'ai été enceinte de mon fils, il me réveillait en sursaut, parce que ça ne lui convenait pas que je dorme beaucoup. Mais le pire c'est depuis la naissance de mon fils. C'est vraiment la catastrophe. Au début de notre relation, le sexe ne l'intéressait pas du tout, quand je l'approchais, il me repoussait. Depuis que mon petit est né, il n'a que le sexe en tête. Et moi, la plupart du temps je me force. Il ne supporte pas quand mon bébé pleure et ce depuis tout petit. Je ne pouvais pas le laisser seul avec l'enfant. Il s'énervait avec. Il m'a eu interdit d'aller dans la chambre pour consoler mon bébé ou de le sortir de la poussette. Il secouait la poussette parce que ça l'énervait les pleurs du petit. Maintenant qu'il arrive à trois ans, c'est encore pire, il le dénigre, le rabaisse, l'insulte, il aime par dessus tout le faire criser de rage en le bloquant, et après il s'énerve avec lui. Nous en avons tous une peur bleue. Les enfants et moi. Je n'ose rien lui dire, car il fait pire après et il s'acharne encore plus. Sa dernière trouvaille c'était hier, il a demandé à mon fils de lui prêter un ciseau en plastique, mon fils a refusé, a dit que c'est à lui, il l'a mis devant la porte d'entrée en lui disant qu'il était chez lui et qu'il ne prêtait pas sa maison.il l'a laissé quelques instants dehors, puis l'a refait entrer. Je n'ai rien osé dire. J'ai trop honte de ne pas parvenir à défendre mon enfant. Au niveau financier, la condition pour que je puisse rester à la maison, c'est que je me débrouille pour payer le loyer qui est de Fr. 1297.-/mois. J'ai choisi maman de jour, et au début je n'arrivais pas au loyer, à Fr. 4.- et Fr. 5.- de l'heure, il faut en faire des heures. Quand je lui demandais de l'aide, il me disait qu'il ne pouvait pas. Je me tournais alors vers ma maman qui m'a aidé du mieux qu'elle pouvait. J'ai accumulé les retards, jusqu'au jour ou nous avons reçu le congé, j'ai emprunté 2000 fr entre ma cousine et le parrain de mon fils. Mais ça n'a pas suffit. Je me suis inscrite pour les trois mois qu'il me restait d'indemnité au chômage, afin de rembourser mes deux prêteurs et ce qu'il manquait au loyer. Tout cela sans en dire un seul mot à mon mari par peur de sa réaction.La dernière grosse crise a eu lieu il y a un mois et demi, au sujet du sexe, il m'a dit que j'ai un problème et que je dois aller voir un sexologue. Il a cassé une lampe et m'a dit de la remercier, car c'est sur ma face qu'il voulait taper. Que je lui ai forcé la main pour mon fils. Sans compter les insultes et les menaces de mort. J'ai attendu qu'il s'endorme et je suis partie sur le canapé ou je n'ai pas oser m'endormir de peur qu'il ne me réveille en sursaut. Le lendemain je suis partie avec mon fils chez maman ou nous sommes restés jusqu'au lundi. Je suis revenue le lundi matin pour garder les enfants. Il n'était pas là. A ce moment là il travaillait encore comme chuaffeur internationale. Il ne rentrait pas ce soir là, ça m'a permis de me reposer un peu. Mais depuis il a changé de travail et il est là tout les soirs. c'est pas évident, car le travail ne lui plait pas. C'est dur, je me force à aller vers lui, pour avoir la paix, je lui fait des calins et lui il reste sans bouger comme un maitre avec son esclave. J'ai peur si je le sens nerveux. J'ai l'impression qu'il sent que je m'éloigne alors il essaie d'être gentil, mais je ne suis pas dupe. Que dois-je faire ? Puis-je partir pendant qu'il n'est pas là, pour ne pas avoir à le confronter ? Puis-je me préparer le départ, trouver un appart ? Merci de me répondre, je ne sais plus quoi faire
Bonjour Cali,
Votre courrier fait le récit de neuf ans de votre vie où la violence conjugale est présente régulièrement. Votre partenaire a réussi à vous imposer sa volonté par la peur et la disqualification. Votre enfant qui est aussi le sien n’est pas épargné puisque les enfants exposés à la violence dans leur famille (même s’ils ne sont pas maltraités physiquement) sont des victimes directes et cela représente un risque pour leur développement. Nous comprenons que vous avez tout tenté pour que les choses aillent mieux mais à quel prix. Personne ne mérite de vivre dans de telles conditions d’insécurité et de crainte permanente. Savez-vous que les menaces de mort sont une infraction pénale ? Nous vous encourageons à noter et dater les événements violents qui surviennent. N’hésitez pas non plus à demander l’aide de la police si vous vous sentez en danger.
Vous demandez si vous avez le droit de partir, le droit de vous préparer. Oui bien sûr, c’est même votre seule responsabilité, celle de vous protéger avec votre enfant. Il existe des accueils d’urgence ou des consultations ambulatoires où vous pouvez trouver de l’aide. Vous pouvez consulter les adresses utiles sur notre site.
Donnez-nous de vos nouvelles et ne restez pas seule dans cette situation de violence, demandez de l'aide afin que vous puissiez poursuivre votre vie différemment.
Bien à vous.
Bonjour Monsieur, Merci pour votre question qui évoque les difficultés à communiquer dans le couple et les risques de passage...
Bonjour Madame, Vous partagez avec nous votre désarroi et votre inquiétude face à certains de vos comportements envers votre enfant....
Bonjour, Votre relation conjugale ne vous satisfait plus et que vous souhaitez y mettre un terme. Ainsi, vous avez demandé...