Bonjour, je vous écris car il est difficile de prendre du recul sur sa propre relation. Dur à admettre puisqu'en général je vois les choses avec beaucoup plus de lucidité lorsque je ne suis pas concernée. A 26 ans et des brouettes, je vis actuellement ma première vraie (?) ou tout du moins durable histoire d'amour depuis 1 an et 3 mois (ouh quelle précision!). Jusque là je ne m'attachais qu'à des hommes/garcons qui ne m'accordaient que peu d'importance... Il y a deux ans, j'ai traversé une période d'anxiété chronique pendant laquelle j'ai fait une psychanalyse courte durée (je trouvais ca inutile). Cependant le psychanaliste m'a dit une chose : cessez de vouloir tout contrôler. Soit... L'anxiété est passée et j'ai rencontré mon ami. 2 mois et demi plus tard, il me trompait lors d'une soirée beuverie avec une fille qui passait par là... et un mois et demi après cette trahison je découvrais la vérité. A ce moment là autant vous dire que tout s'est écroulé autour de moi car cela faisait 5 mois que nous vivions un bonheur parfait. Aujourd'hui je relativise cette "sortie de route" en me disant qu'à 23 ans, à peine engagé avec moi, il n'était peut-être pas sur de lui... ou cherchait simplement à savoir s'il tenait réellement à moi ou pas... Je ne sais pas, j'essaye de faire en sorte d'oublier. Malgré ca, je suis devenue extrêmement jalouse depuis. Pourtant la jalousie, dit-on, n'est pas un manque de confiance en l'autre, mais un manque de confiance en soi. Ce qui est loin d'être faux me concernant. Depuis 5 semaines il est parti travailler à 600 km de chez nous (nous vivions ensemble depuis un an)et c'est très difficile à vivre. Il m'a menti à propos d'une soirée en boite de nuit... me soutenant qu'il n'était pas sorti, alors que j'avais appris la vérité vraiment sans le vouloir. Il dit ne pas vouloir m'inquièter, car il me connait (et c'est vrai), j'angoisse à la moindre sortie annoncée, je pleure au téléphone, puis je deviens agressive avec lui. Il n'a de cesse de me dire qu'il m'aime, que je suis la seule, que jamais il ne recommencerait son erreur car il tient trop à moi et ne prendrait pas le risque de me perdre, il me complimente souvent sur mon physique car il sait que je ne m'aime pas beaucoup et il essaye par tous les moyens de me rassurer. Je sais que j'agi mal, je sais que je ne suis pas toujours tendre avec lui, et que ce n'est pas en essayant de maitriser ses sorties et ses connaissances que je le garderai près de moi. Je sais que plus je me montrerai possessive, plus il aura de raisons de me fuir, et donc de commettre ce que je redoute tant. Je comprends donc tout à fait sa réaction et le fait qu'il préfère me cacher les choses plutôt que me savoir angoissée et en colère. Je lui ai dit à quel point le mensonge me fait mal et ne m'aide pas à ne pas être angoissée justement. Nous sommes dans un cercle vicieux. Il me promet de ne plus mentir, quitte à me savoir triste sur le moment. Et un jour, ma collègue, me voyant le matin au bureau, les yeux bouffis d'avoir pleuré toute la nuit, m'a dit, entre autre "cesse de vouloir tout contrôler". Un goût de "déjà entendu"... Alors ma question est : d'où vient ce besoin, effectivement, de vouloir tout contrôler, ma vie comme la sienne, afin que tout colle au plus près de mon idéal. Pourquoi je n'arrive pas ou difficilement à accepter (alors que je m'en rends parfaitement compte) que mon ami et moi sommes deux, qu'il est un être à part entière avec ses besoins, ses envies, ses propres rêves, et que cela ne peut pas forcément correspondre en tous points aux miens. J'ai l'impression de l'aimer trop. J'ai peur de le faire fuir et pourtant c'est comme si je faisais tout pour... Quand on ne se voit pas, ou que je sais qu'il s'amuse de son coté avec ses collègues/collocataires (il est saisonnier) j'ai mal car je me rends compte qu'il peut vivre sans moi, et qu'il vit bien. Et cette idée de ne pas lui être vitale est difficile à accepter. Pourtant c'est tout à fait normal. D'où me vient ce besoin de le posseder, de le contrôler ? J'ai parfois l'impression d'agir comme ma mère le faisait avec mon père, alors qu'adolescente je me suis toujours promis de ne jamais lui ressembler. Que faire pour lacher du leste ? Car je m'emprisonne moi même dans mes propres angoisses. Je ne veux pas le perdre. Je l'aime comme je n'ai jamais aimé personne. Je veux tout mettre en oeuvre pour réussir à me débloquer. J'ai l'impression d'être psychorigide lorsqu'il s'agit de ma relation amoureuse. D'avance merci pour votre réponse, même si vous ne détenez pas la solution miracle, peut-être aurez vous une piste à me donner.
Bonjour Miiss T0ss, Comme ton message est bref, il nous est difficile de bien comprendre ce qui se passe lorsque...
Bonjour Madame, Avant toute chose, nous nous excusons pour le délai de réponse long. Nous souhaitons aussi souligner votre démarche...
Bonjour Madame, En couple et mère de deux enfants, vous semblez traverser une période difficile avec votre conjoint. Vous aimeriez...