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Questions et réponses

Mon mari a eu des comportements inacceptables pendant ma grossesse et depuis la naissance de notre enfant; je l'ai quitté et je suis triste

Question
26 Mars 2007 - old...

Bonjour, J'ai quitté mon mari le 2 janvier alors que notre bébé avait 6 semaines. Pendant ma grossesse, mon mari s'est montré particulièrement irresponsable, a multiplié les sorties et s'est vu retirer son permis de conduire. Je lui avais dit alors que c'était inadmissible, et qu'après la naissance de l'enfant je ne pourrais plus admettre de tels comportements, et que si ça se reproduisait je le quitterais. L'enfant est né, et mon mari a continué de sortir chaque week end jusqu'au petit matin. Il dit qu'il adore son fils, mais quand il pleurait la nuit il s'énervait, disant "ça fait chier". Il faut préciser aussi qu'il était au chômage, et donc ne devait pas se lever le matin. Pendant la journée j'assurais 90% du travail avec l'enfant, bien qu'il soit là en permanence. Je me suis donc trouvée très déçue par son comportement envers l'enfant. Il est vrai qu'il mettait la main à la pâte pour le ménage, mais je trouve que c'était un minimum. En fin d'après-midi il partait retrouver ses copains, et je ne savais jamais à quelle heure il rentrerait: 20h, 22h, minuit. Donc je me débrouillais pour manger un petit truc avec le bébé dans les bras. Le 31 décembre, il devait inviter des amis à la maison, avec qui il sortirait danser après minuit. Je l'ai accompagné le jour avant faire les courses pour préparer un bon souper. Mais le jour J, il m'a dit que ses copains ne viendraient pas. Il était très énervé. Il s'est habillé pour sortir à 18h, pour prendre l'air disait-il. Il a pris la clé de la voiture, alors que je n'étais pas d'accord. Il est parti, et m'a téléphoné à 20h pour me dire qu'il était chez des amis et qu'il allait fêter avec eux. Il aurait voulu que je me montre compréhensive et que je lui donne ma bénédiction. Moi je pleurais. J'ai passé la soirée seule avec le bébé. Vers 5 heures du matin, il téléphone depuis Bâle, disant qu'il y avait eu une bagarre et que la voiture était démolie. Il est rentré avec la voiture à la maison à 8h, sous le coup d'un retrait de permis. Pour moi c'était trop, et le lendemain je suis partie chez mes parents. Je suis allée voir un avocat, et le 5 janvier j'ai obtenu la séparation par ordonnance du juge. Ces dernières semaines, mon mari, qui a subitement retrouvé du travail depuis le mois de février, m'a fait de nombreuses menaces: enlèvement de l'enfant, menace de mort et de suicide. Par sms il a écrit qu'il aurait préféré que la mère de son fils soit une pute, mais qu'au moins elle ne le quitte pas. Il a écrit qu'il n'a pas donné son sperme gratuitement! Que je l'ai utilisé, et que maintenant que le bébé est là je le jette. Il écrit que s'il doit couler, je coulerai avec. Il y a trois semaines, il m'a dit qu'il s'était procuré une arme. C'est peu probable objectivement, mais je me suis sentie tellement mal que je suis partie de chez mes parents pour me réfugier chez une amie dont il ne connaît pas le domicile. Rapidement mon angoisse est retombée, parceque je me suis raisonnée. J'ai trouvé un nouvel appartement pour le 1er avril, mais je ne vais pas y habiter tout de suite, parce que je suis inquiète d'y être seule. Mon mari alterne les menaces et les pardons. Depuis trois semaines je ne réponds plus du tout, je ne lis plus les sms. Mes sentiments alternent entre de l'écoeurement et de la pitié à son égard. Je suis triste aussi de ne pas offrir une vraie famille à mon fils. Je sais que si j'essaye aujourd'hui de comprendre mon mari, je ne vais pas m'en sortir. Même s'il finira mal, mio je ne dois plus rien faire pour lui. Mais c'est un déchirement pour moi. Cet enfant, nous l'avions voulu tous les deux. Et stupidement je ne me suis pas attendue à tout ça. Peut-être fallait-il la naissance de cet enfant pour enfin ouvrir les yeux et me rendre compte qui est vraiment mon mari. Et pour avoir la force de le quitter. Je voudrais bein comprendre comment j'en suis arrivée là et pourquoi j'ai longtemps pensé que les choses changeraient. Je finissais toujours par le croire quand il voulait m'en convaincre. J'ai du mal à admettre aujourd'hui qu'il m'a manipulée depuis longtemps, voyant que je cédais pour sauver, ou du moins garder la relation. Je ne me sens pas coupable, mais j'ai honte. Aujourd'hui je dois apprendre à me protéger, surtout psychologiquement. La distance et l'arrêt de toute communicaton m'aident pour le moment. Nous allons au tribunal le 4 avril. Je me sens profondément triste, alors qu'au début j'était très soulagée. Mon congé maternité prend fin le 1er avril. Mon entourage familial est de tout coeur avec moi, mais ne peux pas beaucoup m'aider. Ma mère est en pleine dépression , aggravée par mon histoire, mon père fait ce qu'il peut, et ma soeur est à l'étranger. J'ai des amis proches sur qui je peux compter, dont une famille qui gardera l'enfant pendant mon travail. Je vous remercie pour l'attention que vous allez porter à mon message. Bonne journée.

Réponse
28-03-2007

Bonjour,

Tout d'abord nous vous prions de nous excuser du retard de notre réponse, retard dû à un petit problème technique.

Nous comprenons votre tristesse; vous vous retrouvez sans partenaire très peu de temps après votre accouchement, alors que ce bébé est le fruit de votre amour. Il nous semble bien normal que vous vous posiez des questions sur cette relation, sur les éventuels signes que vous n’auriez pas vus... C’est une étape douloureuse, mais en même temps indispensable: c’est en mettant du sens et de la compréhension sur ce qui s’est passé que vous pourrez vous détacher de cette histoire, de la souffrance qui l'accompagne pour l'instant.

Votre récit nous invite à penser que vous vous êtes protégée et respectée, en refusant de tolérer l’attitude de votre mari ; cela n’empêche pas la souffrance, ni les regrets, bien sûr, mais vous permet de savoir que vous avez fait le seul choix qui vous paraissait acceptable. Vous avez raison quand vous dites que vous ne pouvez rien pour lui.

De votre côté, il vous reste à digérer la fin de cette histoire, et c’est sûr que c’est difficile. Accordez-vous des plaisirs, prenez soin de vous. Tant mieux que vous ayez des amis sur qui compter, c’est tellement précieux!

Nous n’avons pas compris de demande particulière dans votre message. Si c’était le cas, veuillez nous excuser et n’hésitez pas à l’expliciter. Nous imaginons que vous aviez seulement envie de partager votre tristesse avec nous, et vous sentir moins seule ; vous avez bien fait, cet espace est là pour vous. Nous sommes de tout coeur avec vous, et... faites un gros bisou à votre fils de notre part !

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