En cas d’urgence: Police: 117 | Ambulance: 144

Questions et réponses

J'ai voulu le quitter, mais il était si abattu que je n'ai pas réussi à partir

Question
25 Juillet 2006 - old...

Je vous remercie pour votre réponse très complète. Le soir de mon mail, j’ai annoncé à mon ami que je retournais habiter chez mes parents. Il a réagit en étant si abattu, il était en pleurs comme un enfant, m’a dit qu’il ne réalisait pas qu’il me faisait subir tout cela et qu’il allait faire un gros effort pour ne plus recommencer. Du coup, je n’ai pas réussi à le laisser dans cet état, et les jours suivants, il était tout (trop) gentil avec moi, acceptant tout ce que je voulais, me demandant souvent si je l’aime, si je veux l’aider (…) et si je ne vais plus l’abandonner. Au fond de moi, je me sens piégée, car j’ai envie de le quitter, mais il me bloque en me culpabilisant. Même si 2 jours après, il s’est emporté et m’a réveillé à plusieurs reprises, tout cela car j’étais morte de fatigue et ne pouvais pas sortir boire un verre avec lui.Je ne sais pas si je dois attendre la prochaine crise de colère pour le quitter ou le faire pendant une période calme. Tout cela parce que je sais que sans consulter un médecin, il ne s’en sortira pas seul, même s’il veut essayer de cette manière dans un premier temps. Et je n’ai plus envie de subir ses humiliations et ses dénigrements. Qu’en pensez-vous ?.

Réponse
16-05-2011

Bonjour Madame,
 
Ce que vous décrivez, cela fait vraiment partie de la spirale de la violence ou du piège de la violence, comme c’est décrit sur ce site.
 
Au moment où vous avez décidé de partir, votre ami s’excuse, pleure et promet tout. De plus, il vous demande de l’aide. Ceci nous paraît un renversement de la situation, ce n’est pas vous qui pouvez l’aider à ne plus être violent, mais ce sont des professionnel.le.s comme les intervenant.e.s de violences et famille (www.fjfnet.ch/Violence.htm).
 
Nous avons l’impression que vous êtes assez lucide et analysez bien la situation, c’est à dire qu’il a besoin de soutien pour s’en sortir et vous êtes très claire que vous n’acceptez plus ses humiliations et ses dénigrements.
 
En même temps, vous hésitez de partir. Vous avez le droit de vivre sans violences psychologiques et il n’y a que vous qui pouvez décider de votre départ. Si vous n’ êtes encore pas tout à fait prête, vous pouvez lui laisser une dernière chance, c’est à dire attendre sa prochaine explosion. Parfois, c’est plus simple de partir à ce moment là. Mais peut-être que vous avez déjà assez de motifs maintenant ?
Nous ne pouvons pas vous dire quel est le meilleur moment de partir, le plus important est que vous soyez prête. Par contre nous pouvons vous soutenir une fois que vous avez pris la décision, que ce soit par mail, par des consultations téléphoniques ou ambulatoires.
Bonne chance !

Autres questions qui pourraient également vous intéresser

Quitter le site (touche esc) Poser une question
Retour au sommet