Bonjour, Cela fait 32 ans que je suis mariée, j'ai eu 2 enfants dont l'aîné, gravement handicapé, est décédé à l'âge de 16 ans suite à une opération de la colonne vertébrale. Depuis environ 10 ans, rien de va plus au sein de notre couple. Mon mari ne travaille plus depuis la fermeture de son entreprise suite à une faillite, cela fait 6 ans. Je suis seule pour subvenir aux besoins du couple, ce qui a engendré de nombreux actes de poursuites.De plus, il est devenu alcoolique et les violences verbales ne font qu'augmenter au point que j'ai demandé la séparation. Je dois me rendre demain au tribunal pour une éventuelle conciliation. Depuis cette demande, mon mari menace quotidiennement de faire brûler la maison et de tuer les personnes qui l'ont fait "chier" selon son expression, à savoir son propre fils, sa belle-fille, ma mère et de se suicider après. Malgré que ce sont peut-être que des paroles d'alcoolique, ces menaces nous font de plus en plus peur. J'ai averti la police qui ne peut malheureusement rien faire. J'ai évidemment très peur pour demain car mon mari n'acceptera jamais de partir de la maison. N'ayant pas de travail, pas de salaire, il ne peut et ne veut pas se trouver un appartement. Il me l'a fait clairement comprendre en réitérant toujours les mêmes menaces si je ne reviens pas sur ma décision.De ce fait, je culpabilise beaucoup, me demandant ce qu'il va devenir. Quels conseils pouvez-vous me donner pour demain? Dois-je prendre un avocat? Quelles seront les suites si mon mari refuse de partir? Merci d'avance pour votre réponse. Histoire
Bonjour Madame,
Vous nous avez posé vos questions le 13 juin en nous disant que vous aviez une convocation au Tribunal hier le 14 juin pour dans un premier temps une conciliation par rapport à la demande de séparation que vous avez faite.
Nous ne savons évidemment pas comment cela s'est passé hier et probablement que vous avez de nouvelles informations intéressantes. La violence conjugale, quelle qu'en soit sa forme, peut débuter même après beaucoup d'années de mariage. Peut-être aviez-vous déjà eu des signes avant-coureur? Les menaces de votre mari sont effectivement à prendre au sérieux quand bien même le passage à l'acte est extrêmement rare, bien que les faits divers de ces derniers mois peuvent nous le faire penser. Vous avez toujours la possibilité de déposer une plainte pénale contre ces menaces, la plainte ayant dans la plupart du temps l'effet de réduire la violence, son auteur sachant que la loi l'interdit et peut les condamner. La violence n'étant plus uniquement entre un mari et son épouse mais aussi dans les mains d'un juge d'instruction qui va mener son enquête. Vous lirez sur notre site dans sa partie juridique comment la faire.
Quand vous dites que vous vous culpabilisez beaucoup sur ce que votre mari pourrait devenir. Il faut aussi comprendre par là que votre culpabilité ne lui permet pas de se (re)prendre en main et tenter de changer quelque chose à sa vie. Car en définitive, le changement ne pourra venir que de lui. Vous nous demandez si c'est mieux de prendre un avocat? Dans l'idéal c'est toujours mieux car votre mari a des dettes, a été indépendant et les questions inhérentes à ce statut et à ces dettes méritent les réponses d'un spécialiste. Mais vous pouvez dans un premier temps consulter par exemple la permanence juridique de la Maison de la femme, à l'av. Eglantine 6 à Lausnne (021.323.33.22), qui donne des conseils juridiques gratuits tous les jours de 17 à 18h00 sans rendez-vous, sauf le mercredi de 11 à 12h00. Il est préférable de préparer vos questions car le temps par personne de consultation est relativement court.
Maintenant si votre mari refuse de partir suite à une injonction du Tribunal, celui-ci peut lui donner un délai pour partir. S'il ne le fait pas, alors la décision du Tribunal peut entrer en force, c'est-à-dire que la police peut intervenir pour qu'il quitte l'appartement. Certainement le savez-vous mais vous pouvez avant la séparation demander des mesures protectrices de l'union conjugale, soit des premières mesures qui visent à une séparation provisoire de 3, 6 mois ou une année. Le but étant que chacun évalue la pertinence de continuer à vivre en couple. Ces mesures peuvent être reconduites en cas de doute, amener à une séparation ou à un divorce selon le choix de l'un ou de l'autre, ou des deux. Ces mesures visent justement à réduire l'état de violence au sein d'un couple, disant qu'il vaut mieux une séparation provisoire qui protège de recevoir des coups ou des menaces ou d'en donner.
Il nous est difficile de vous en dire plus pour aujourd'hui, sachant que vous êtes allée au Tribunal hier, ainsi n'hésitez pas à nous recontacter au besoin.
Dans cette éventuelle attente, nous vous souhaitons courage et vous présentons nos cordiales salutations.
Bonjour Etrange, C'est avec beaucoup d'attention que nous avons lu votre message. Vous avez tout à fait raison de vous...
Bonjour Madame, Nous vous prions de nous excuser de vous répondre un peu tardivement. Nous constatons avec plaisir...
Bonjour Dalma, Nous avons d'abord besoin de vérifier si nous vous avons bien comprise. Vous recevez des SMS insultants, agressifs...