Bonjour, J’ai subi des violences pendant deux ans de la part de mon ex conjointe. Nous avons un enfant en bas âge dont elle a la garde principale. Le nouveau compagnon de celle-ci m’a contacté spontanément car il subit des humiliations et des coups y compris devant mon enfant ou le sien. Certains professionnels me conseillent de fermer les yeux et de dire que ce ne sont pas mes affaires dans la mesure où c’est la vie privée de la mère. Que suis je censé faire? La violence n’est plus sur moi mais sur un autre adulte et peut affecter mon enfant indirectement.
Bonjour,
Par votre message nous comprenons que le nouveau compagnon de votre ex conjointe s’est confié à vous. Il subit de la violence dans le cadre de sa relation conjugale et il dit que cela s’est produit également devant votre enfant et le sien.
Vous nous confiez que vous avez également subi des violences par le passé de la part de votre ex conjointe, qui est également la mère de votre fils. Vous vous questionnez sur ce que vous devez faire dans cette situation. En effet, vous n’êtes plus directement lésé mais des enfants sont exposés aux violences conjugales, tout comme le nouveau compagnon de cette dernière. Vous souhaitez que votre fils soit préservé des conséquences néfastes que ce contexte de vie familiale pourrait avoir sur lui.
Dans la mission portée par l’Association VIOLENCE QUE FAIRE, il nous parait important avant tout de souligner les actes de violences que vous décrivez et vous orienter vers des démarches qui vous permettront de recevoir l’aide dont vous avez besoin. Il est important de vous rendre attentif qu’il n’est par ailleurs, pas évident d’être témoin de la violence que vit un proche et cela peut susciter différentes émotions parfois contradictoires telles que : la colère, l’impuissance ou l’angoisse. Il est important que vous soyez également à l’écoute de ce qui se passe pour vous et vous entourer de professionnels au besoin. Vous avez bien fait de vous adresser à notre plateforme afin de chercher de l’aide.
Vous nous faites part que votre enfant est confronté à la violence dans le cadre intrafamilial. Il est important pour nous de relever que le fait d’assister à de la violence et notamment lorsque les enfants y sont confrontés, peut avoir de graves répercussions sur leur santé physique et psychique ainsi que, par conséquent, sur leur développement. En tant que détenteur de l’autorité parentale de votre enfant, vous avez la responsabilité de le protéger et vous avez la possibilité d’agir.
Dans ce sens, nous pouvons vous proposer quelques pistes :
Nous pourrions, par exemple, vous suggérer de vous adresser au/à la pédiatre de votre fils et lui faire part de la situation. Il/elle pourra l’entendre et vous orienter auprès de professionnels du réseau de soin, s’il/elle le juge nécessaire, comme par exemple auprès d’un ou d’une pédopsychologue ou pédopsychiatre ou se charger de signaler la situation à la DGEJ (Direction générale de l’enfance et de la jeunesse). Bien évidemment cette solution est envisageable surtout si vous entretenez une bonne relation avec le/la pédiatre. Au contraire si ce/cette professionnel/le est très proche de votre ex-femme, nous vous déconseillons d'entreprendre cette voie.
Nous pourrions également vous proposer de vous adresser personnellement à la DGEJ en appelant au 021 316 53 53 afin de faire part d’une demande d’aide anonyme et d’être orienté sur les différentes possibilité de protéger votre fils de cette situation.
Une autre suggestion à vous faire serait de saisir la justice par le bais d’un ou d’une avocate afin de dénoncer la situation et de demander un changement des modalités de garde de votre enfant le sachant dans un cadre peu propice à son bon développement.
Finalement, concernant le nouveau compagnon de votre ex-compagne, vous pourriez lui conseillez de consulter sans attendre des professionnels afin de recevoir du soutien à la Consultation ambulatoire de la Fondation MalleyPrairie en appelant au 021/620.76.76. Des professionnels spécialisés dans l’accompagnement des victimes de violence pourront le recevoir, l’écouter et l’orienter en fonction de ses besoins. Les entretiens sont gratuits et confidentiels. Vous pouvez également l’orienter à la consultation de la LAVI en appelant au 021/631.03.00 qui reçoit les personnes qui sont victimes d’infractions.
En espérant que ces pistes vous permettent de voir plus clair dans votre situation, nous restons à disposition pour tout question complémentaire et nous vous souhaitons de trouver le soutien nécéssaire afin que votre fils puisse évoluer et grandir dans un environnment familial sain et appaisé.
Bonjour, Tout d'abord, nous saluons votre démarche de nous écrire et de nous avoir partagé votre questionnement, cela demande du...
Bonjour, Vous constatez un problème de violence au sein de votre couple et cherchez des pistes pour y remédier ensemble....
Buongiorno, Innanzitutto la ringraziamo per aver condiviso con noi una parte della sua storia, sappiamo che ci vuole coraggio...