Je souhaite publier ici pour expliquer ma situation et obtenir des conseils. Je débute une procédure de divorce avec le parent de mes enfants, dans un contexte que je comprends aujourd’hui comme relevant de violences conjugales. Je me suis marié rapidement avec une personne qui devait quitter le territoire. Un premier enfant est né un an plus tard. Ensuite, sa mère, vivant à l’étranger, est tombée malade, et nous sommes partis 6 mois à son chevet. À notre retour en Suisse, j’avais épuisé mes économies, perdu mon emploi, changé de région linguistique, sans réseau ni ressources. J’ai retrouvé un travail rapidement, l’autre parent travaillait à temps réduit. Un deuxième enfant est né peu après. Pendant plusieurs années, il n’y avait plus d’intimité. J’entendais que je n’étais pas attirant, que je faisais mal les choses, que ce n’était jamais le bon moment pour en parler. J’ai fini par penser que c’était normal. Plus tard, mon travail a été constamment dévalorisé : inutile, honteux, sans valeur. À la maison, je faisais ménage, repas, nuits avec les enfants, en étant épuisé, tout en entendant que je ne faisais rien ou que c’était normal. Un problème de santé a été un déclencheur. J’ai consulté un psychologue et compris que certains comportements relevaient de violences. Je me sentais bloqué, sans énergie, avec l’impression que rien ne pouvait changer. J’ai construit un réseau de soins, repris ma vie en main, et nous nous sommes séparés. Après deux ans de procédure, j’ai obtenu une garde alternée à 50%. Aujourd’hui, trois ans plus tard, après plusieurs médiations interrompues, une procédure de divorce unilatérale est en cours. L’autre parent demande une garde très déséquilibrée. Des proches ont écrit des lettres contre moi, et une association atteste qu’il/elle est victime de harcèlement. De mon côté, j’ai simplement refusé des propositions que je jugeais inacceptables. Pendant la vie commune, je n’avais aucune visibilité sur les finances : mon salaire allait sur un compte commun, et l’autre parent gérait tout. Avec le recul, je vois une forme de contrôle. Aujourd’hui encore, des dépenses importantes étaient imposées sans réelle discussion. Je ne me suis jamais défini comme victime, mais comme une personne dans une situation difficile cherchant à s’en sortir. Aujourd’hui, j’ai une relation forte avec mes enfants (7 et 10 ans). Cependant, les échanges avec l’autre parent restent très tendus. Une évaluation sociale a été demandée, et j’ai peur que la garde évolue à mon détriment et à celui des enfants. Je suis présent pour eux (école, santé, suivi psy), accompagné moi-même par deux professionnels, et j’ai réduit mon temps de travail à 80% pour être disponible. Malgré des moyens limités, j’essaie de leur offrir un cadre équilibré. Je vais entamer une procédure longue et coûteuse, et je m’interroge : quels conseils pourriez-vous me donner ? Que puis-je faire de plus, ou mieux, pour protéger mes enfants et ma place auprès d’eux ?
Bonjour,
Vous avez beaucoup donné dans votre relation avec votre ancienne compagne, avec qui vous avez eu deux enfants. Cette relation était complexe, et vous avez progressivement ressenti que quelque chose n’allait pas. À la suite d’un suivi psychologique, vous avez pu mettre des mots sur ce que vous viviez et comprendre que vous étiez confronté à des violences conjugales. Aujourd’hui, vous êtes séparé et vous faites tout votre possible pour offrir le meilleur à vos enfants, malgré les tensions persistantes avec votre ex-compagne. Vous recherchez un soutien dans cette démarche, et c’est pour cette raison que vous nous avez contactés.
Nous vous remercions de nous avoir partagé une partie de votre histoire. Notre association va tenter de vous aider du mieux que nous le pouvons. Notre objectif est de vous informer sur les dynamiques de la violence conjugale et de vous orienter vers des ressources qui pourraient vous être utiles.
Ce qui apparaît dans votre témoignage est que vous avez pu être victime de violences psychologiques (dénigrement, rabaissement), mais également économiques (contrôle de vos finances). Ces violences vous ont amené à ressentir certains symptômes (sentiment de blocage, manque d’énergie). Malgré cela, vous avez su trouver les ressources nécessaires pour reprendre votre vie en main et entamer une séparation. Vous cherchez à faire en sorte que cette période se déroule au mieux, tant pour vous que pour vos enfants.
La période de séparation dans un couple peut être un moment durant lequel les tensions et les violences augmentent. Vous n’êtes pas obligé de faire face à cela seul, et vous avez la possibilité d’être accompagné afin de défendre vos droits et d’offrir le cadre le plus serein possible pour vous et vos enfants.
Nous ne savons pas comment vous êtes accompagné sur le plan juridique pour vous défendre, mais si vous êtes à la recherche d’un-e avocat-e spécialisé-e dans le domaine des violences conjugales, vous pourriez prendre contact avec le centre LAVI de Genève, qui pourra vous fournir une liste d’avocat-e-s compétent-e-s en la matière. Vous trouverez les coordonnées du centre LAVI en cliquant ici.
Par ailleurs, vous avez également la possibilité, si vous le souhaitez, d’être soutenu et accompagné par l’association Pharos, qui soutient les hommes victimes de violence conjugale. Vous pouvez vous rendre à leur permanence pour discuter de votre situation tous les jeudis de 17h à 19h sans rendez-vous, ou participer à l’une de leurs rencontres mensuelles, qui ont lieu chaque troisième mardi du mois. Vous trouverez plus d’informations et de détails sur cette association en cliquant ici.
Nous espérons que notre réponse vous sera utile. Nous restons à votre disposition si vous avez d’autres questions en lien avec la violence conjugale. C’est avec plaisir que nous prendrons de vos nouvelles, si vous souhaitez nous en donner.
Nous vous adressons nos meilleures pensées.
Bonjour, Vous venez vers nous car vous vous faites du souci pour la vie de votre compagne, de ses filles...
Bonjour, Lorsque tu avais 16 ans, tu as véçu une relation de 18 mois avec un ex partenaire qui avait...
Bonjour, Votre ami a été violent verbalement avec vous, ce qui vous a poussés à voir une thérapeute de couple....