Dans notre relation de 8 ans j’ai vécu les violences physiques, verbales et émotionnelles innombrables. Au fil de temps ils sont augmentés en fréquence et en degré. L’appréhension qui est installé chez nous m’empêche d’être moi même dans son présence et de parler librement de tout type de sujet concernant notre relation. Ces violences arrivent même devant nos jeunes enfants. Elle est au courant de ses mauvaises comportements et elle en as honte. Mais elle arrive pas à s’en débarrasser. Elle a vécue ses propres traumatismes dans sa vie et vient d’une famille où la violence de tout type était son quotidien. Mais quand je lui en parle de l’abus conjugale elle n’a pas envie de le définir ainsi. Pour elle ses types de violences envers moi sont son système de défense contre moi. Je suis loin de parfait, et je comprends pourquoi elle peut être malheureuse dans notre couple. Pendant très longtemps j’avais tendance de minimaliser ses ressentiments, voir les nier, par exemple. Je me souviens quand elle m’est venue me voir pour me dire qu’elle a vécu certains moments et comportements comme de la violence émotionnelle. J’ai été mort de honte. Je fais les efforts pour que ça ne se reproduit pas. Mais c’est dans cet context qu’elle explique ses violences et en comment ce n’est pas de l’abus. J’en ai pas parlé avec mes proches parce que j’ai peur de ce qu’ils vont penser d’elle et j’ai pas envie d’entendre ce que moi j’aurais dit à leur place - que je suis victime de l’abus conjugale. Mais maintenant en face de son discours, je m’en doute… je sais pas quoi faire ou comment je dois voir les choses… je crois pas que c’est conscient de sa parte, mais l’effet me semble pareil.
Bonjour,
Depuis plusieurs années, vous êtes confronté à différentes formes de violence de la part de votre compagne. Elle reconnaît que certains de ses comportements posent problème, mais elle ne les considère pas comme des violences conjugales et vous attribue la responsabilité de ses réactions. De votre côté, vous reconnaissez avoir parfois eu des difficultés à la soutenir comme vous l’auriez souhaité, notamment en vous montrant peu empathique à certains moments. Aujourd’hui, vous ressentez le besoin de mieux comprendre ce que vous vivez, de prendre du recul et de retrouver de la clarté face à cette situation.
Nous vous remercions pour votre témoignage et sommes conscient-e-s que nous écrire demande beaucoup de courage. Notre association va tenter de vous soutenir du mieux que nous le pouvons. Notre objectif est de vous informer sur les dynamiques de la violence conjugale et de vous orienter vers des ressources susceptibles de vous être utiles.
Pour commencer, nous aimerions, si cela fait sens pour vous, vous poser quelques questions à but introspectif :
Qu’est-ce qui est important pour vous dans une relation de couple ?
Si rien ne change, comment pensez-vous que la situation pourrait évoluer ?
Si votre meilleur-e ami-e vivait la même situation que vous, que lui conseilleriez-vous ?
D’après ce que vous nous avez partagé, la violence dans votre couple existe depuis un certain temps et semble, avec le temps, devenir plus fréquente et plus intense. Ce que vous décrivez correspond à ce que l’on appelle le cycle de la violence conjugale. Avez-vous pu consulter notre rubrique à ce sujet ? Dans quelle mesure vous reconnaissez-vous dans cette explication ?
La violence conjugale peut prendre différentes formes et, selon sa nature et la gravité des faits, certaines peuvent être sanctionnées par la loi. Par exemple, nier ou minimiser les ressentis de son partenaire est considéré comme de la violence psychologique, mais ce type de comportement est difficilement sanctionnable juridiquement. La violence physique, quant à elle, peut, selon le type d’acte, faire l’objet de poursuites d’office.
Ce qui est certain, c’est que, peu importe la forme que prend la violence conjugale, elle peut avoir un impact sur le bien-être de la personne qui la subit, même lorsqu’il s’agit uniquement de violence psychologique. La violence conjugale peut également affecter le bien-être des enfants, même s’ils sont uniquement témoins et non la cible directe des actes.
Chez VIOLENCE QUE FAIRE, nous pensons que la responsabilité de la violence repose toujours sur l’auteur-rice des actes, quelles que soient les difficultés ou le passé de cette personne. C’est à celui ou celle qui agit de manière violente de reconnaître sa responsabilité et d’engager des démarches pour changer.
Afin de vous aider à mieux clarifier votre situation et à comprendre les aides que vous pourriez obtenir, nous vous invitons à prendre contact avec l’association Pharos, qui vient en aide aux hommes victimes de violence conjugale. Vous y trouverez des oreilles attentives qui pourront vous écouter et vous aider à vous protéger. Vous trouverez leur contact en cliquant ici.
Si vous souhaitez plutôt discuter des comportements dont vous avez honte et que vous reconnaissez comme violents psychologiquement, nous pouvons également vous conseiller de prendre contact avec l’association VIRES, qui offre un soutien aux personnes ayant pu avoir des comportements violents et souhaitant entamer une démarche de changement.
Enfin, nous souhaitons vous rappeler qu’à tout moment, si une violence éclate à votre domicile et que vous ou vos enfants êtes en danger, vous avez la possibilité de contacter la police au 117 afin que les forces de l’ordre se rendent sur place et, suivant la situation, puissent éloigner temporairement votre compagne du domicile.
Nous espérons que notre réponse vous sera utile. Nous restons à votre disposition si vous avez d’autres questions en lien avec la violence conjugale. C’est également avec plaisir que nous prendrons de vos nouvelles si vous souhaitez nous en donner.
Nous vous adressons nos meilleures salutations.
Bonjour, Vous avez deux enfants avec un homme qui exigeait de vous des rapports sexuels et qui exposait vos enfants...
Bonjour, Vous semblez traverser une période charnière de votre vie. Après huit années d’union, au cours desquelles vous avez fait...
Bonjour, Tu nous contactes aujourd'hui avec une demande très courte mais néanmoins très existentielle. Qu'est-ce qui fait que l'on aime...