Bonjour,mon ex compagnon est venu récupérer le reste de ses affaires chez moi. ..il m'a dit qu'il voulais revenir mais j'ai pas accepter. .puis il a voulu que l'on couche ensemble et j'ai encore dit non. .il m'a dit qu'il allait me tapper les fesses et la chatte jusqu'à elle deviennent rouge et que j'allais m'en souvenir. .là j'ai eu le malheur de rigoler. ..je n'ai rien pu faire. .comme il m'a dit. .j'ai bien plus de force que toi. ..m'a tenu par les poignets et m'as enlevé le pantalon et m'a pénétré. .pendant l'acte il m'a dit. .tu vas faire quoi après ?Tu vas aller voir la police ? Je te tiens les 2 mains par les poignets et vais te laisser aucunes trace. .et je nierai et je dirai que c'est pas vrai. .cela fait déjà 4 jours. ..est il trop tard pour aller faire un constat ? Cette scène me hante la tête arrive pas a bien dormir. .en lisant certains commentaires du forum. ..je réalise que j'ai été abusé. .merci de la réponse
Bonjour Caroisa,
La situation que vous avez vécu est grave. Vous nous décrivez une scène de viol où votre ex-compagnon transgresse non seulement votre volonté à ce qu’il ne vienne pas chez vous, mais où il utilise des menaces et sa force pour vous contraindre à une relation sexuelle. Ceci s’appelle un viol qui, de même que les contraintes sexuelles, représente un acte sexuel subi ou accompli sans votre consentement. Le viol est mentionné dans le code pénal suisse comme étant une agression contre l’intégrité sexuelle avec pénétration du pénis dans le vagin. Sa définition pénale complète est la suivante « Celui qui, notamment en usant de menace ou de violence, en exerçant sur sa victime des pressions d'ordre psychique ou en la mettant hors d'état de résister, aura contraint une personne de sexe féminin à subir l'acte sexuel, sera puni d'une peine privative de liberté de un à dix ans. ».
Vous avez bien fait de demander de l’aide car il est important de comprendre que le viol et les contraintes sexuelles sont formellement interdits par la loi, y compris dans le cadre du couple. Nous vous rendons attentive que de céder ou d’être forcée sous les pressions psychologiques, les menaces, la contrainte, ne signifie pas pour autant consentir, comme il est clairement dit dans la définition.
Le viol ne laisse pas forcement de trace physique mais nous vous recommandons néanmoins de consulter votre médecin ou gynécologue au plus vite en lui expliquant ce qui vous est arrivé. Sachez également que l’Unité de Médecin des Violences du CHUV (canton de Vaud) établit des constats pour coups et blessures détaillés, qui mentionnent également l’impact psychologique d’une telle agression.
Vous pouvez tout à fait déposer plainte, malgré le délai de plusieurs jours, ce que nous vous recommandons de faire. Le délai pour déposer plainte pour un viol est de plusieurs années. La plainte est en effet non seulement un moyen de reconnaissance par rapport à l’agression subie, mais aussi une façon de signifier à votre ex-compagnon qu’il a transgressé votre volonté et la loi de ce pays. La plainte agit souvent comme une protection car elle signifie, malgré les menaces proférées, votre capacité à vous protéger.
Il est néanmoins important de savoir qu’une plainte n’aboutit pas forcément à une condamnation pénale de l’auteur des violences. En effet, la justice a besoin d’éléments de preuve pour sanctionner une personne prévenue et dans le doute, un classement de la plainte peut être ordonné par la justice. Le viol est malgré tout poursuivi d’office et un dépôt de plainte signifie une enquête de la police qui doit entendre les versions des deux personnes, séparément, avant de transmettre leur rapport au procureur. Un constat médical fait par un médecin ou à l’UMV pourrait soutenir votre version et donner du poids à votre plainte.
Nous vous conseillons vivement de vous adresser au Centre LAVI le plus proche de votre domicile qui pourra vous informer de l’ensemble de vos droits, des procédures possibles et vous soutenir et accompagner si vous souhaitez déposer plainte. Sachez que les consultations sont gratuites et confidentielles et ne vous engagent à rien.
Les violences que vous avez subies peuvent entraîner un état de choc et des sentiments de confusion, de honte, de peur. Faire des démarches ou prendre des décisions seule est souvent difficile. En vous adressant à nous, vous avez fait un premier pas qui est de rompre le silence et sortir de l’isolement. Nous vous encourageons à continuer sur cette voie, en demandant également au Centre LAVI de vous orienter vers des psychologues spécialistes de l’aide aux personnes victimes et de vous fournir un bon pour des consultations gratuites, ce qui fait partie de vos droits en tant que victime reconnue par la Loi sur l’Aide aux Victimes d’Infractions (LAVI).
Les violences sexuelles subies vont souvent de pair avec d’autres violences conjugales. Là encore, il est important de ne pas les sous-estimer ni de rester seule avec ce que vous avez vécu. Si vous prenez contact avec les professionnel.le.s de l’association l’Essentielle, dont la mission est de venir en aide aux femmes victimes de violence conjugale, vous serez entendue et orientée par rapport à votre vécu et vos besoins.
Nous espérons par ces quelques lignes vous avoir amené les informations nécessaires pour vous permettre d’avancer dans votre situation difficile et nous restons volontiers à votre disposition pour d’autres renseignements. N’hésitez à nous donner des nouvelles de votre situation si vous le souhaitez.
Nous sommes de tout cœur avec vous !
Bonjour corail, Nous vous remercions pour votre témoignage. Nous sommes certain-e-s que d’autres femmes se reconnaîtront dans l’extrême souffrance que...
Bonjour Didinne, Vous nous avez déjà écrit suite aux menaces que profère votre ex-mari envers vous. Entretemps, l’audience de divorce...
Madame, Vous souffrez de voir vos parents se déchirer, mais n’avez jamais osé en parler par crainte « des conséquences ». La...