Bonjour , voici mon problème:premièrement j'ai 2enfants de 16 et 24 ans .Je travaille et suis séparée d'avec le père de mes enfants avec qui nous sommes restés en bons liens .il y a sept ans de cela j'aieu une liaison avec un homme. J'ai rapidement réalisé que quelque chose n'allait pas chez lui , cependant , étant de nature conciliante , je n'ai pas cherché trop loin .il est venu habiter chez moi parcequ'il s'y sentait bien et pendant ce temps il m'a apprit sa schizophrénie .Cela ne m'a pas fait peur mais ses changements d'humeurs brusques se sont passés de plus en plus souvent .il passait d'une humeur radieuse à une méchanceté verbale envers moi insoutenable . il finissait toujours par s'en aller en me disant d'aller me faire soigner .au bout dequelques mois , il a déménagé , j'ajoute que je payais tout .celui-ci étant au bénéfice de l'AI .je pourrais allait plus loin dans les détails mais ce n'est pas le plus important .après notre séparation il a continuer à souhaiter me voir , spécialement quand cela n'allait pas .un jour il m'a avoué qu'il prenait de la cocaine depuis des années .il buvait beaucoup et en plusle traitement de médicaments , j'ai enfin compris son comportement . j'ajoute que je devais être à son entière , disposition , si je ne répondais pas au téléphone il me fesait des crises de jalousie croyant que je le trompais , ce qui n'était pas le cas .j'ai souhaité rompre et l'enferà commencé , harcellements téléphoniques sms quotidiens d'insultes lettres de demandes d'argent en recommandés pour tout ce qu'il avait fait pour moi ...je ne dormais plus , j'avais l'impression qu'il voulait me détruire . je n'ai jamais manqué un jour de travail ni m'occuper de mes enfants finalement un jour je suis allée à la police mais les faits n'étaient pas assez grave pour porter plainte .la police lui a cependant téléphoné et lui a demandé de me laisser tranquille , cela a duré quelques mois. puis rebelotte il a souhaiter qu'on se revoie pour "enterrer la hache de guerre"comme il disait et je n'ai pas voulu cependant jelui ai bien dit et écrit que notre histoire était terminée etque je ne lui en voulais pasque l'histoire était close.re sms re lettres d'injures re police changé de numéro de tél ,qu'il s'est débrouillé de retrouver , etc etc... et voilà. cela fait sept ans que ca dure .j'ai inscrit ses numéros avec interdiction d'y répondre.parfois le soir je réponds au téléphone dans la nuit , sans consulter le numéro car je m'occupe de personnes âgées dans mon travail en tant qu'indépendante et c'est de nouveau lui.j'ai un ami depuis plus d'une année qui a aussi essayé de lui parler sans succès ,il ne veut pas me ficher la paix .j'ai peurqu'en portant plainte , rien ne se passe .il ne veut pas comprendre .on ne peut pas l'enfermer , sa schizophrénie le protège dans la société et je n'ai pas les moyens de me défendre .ca me bouffe ma bonne énergie et surtout ca m'use les nerfs .quel conseil avez vous à me donner? merci beaucoup.
Bonjour Samedi,
Nous avons reçu beaucoup de questions dernièrement, ce qui explique le retard dans notre réponse. Nous vous prions de nous en excuser.
Vous avez eu par le passé une relation avec un homme, qui s’est révélé d’humeur changeante, et ayant un diagnostic de schizophrénie. Ses comportements devenant insupportables, vous avez mis fin à la relation, il y a de 7 ans de cela. Depuis « l’enfer a commencé ». Vous avez essayé de vous défendre en ne répondant pas à ses appels, en changeant de numéro, en contactant la police,… Mais le harcèlement continue et vous êtes aujourd’hui épuisée. Vous avez l’impression que rien de ce que vous faites n’a d’effet, et que sa schizophrénie le protège.
Vous subissez de la part de cet homme un harcèlement quotidien qui dure depuis des années, à cela s’ajoutent des insultes et des tentatives de vous extorquer de l’argent. Vous avez bien fait de nous écrire, et de ne pas rester seule avec cette situation si pesante. Il s’agit pour vous d’un calvaire, et nous comprenons votre sentiment d’impuissance après toutes ces années. Nous sommes étonné-e-s de ce que vous a dit la police, à nos yeux les comportements de votre ex-compagnon sont graves ! Il s’agit bien de violence, qui est punissable par la loi.
Vous mentionnez votre impression que « sa schizophrénie le protège dans la société ». Nous ne savons pas si quelqu’un, par exemple dans les forces de l’ordre, vous a dit quelque chose dans ce sens. Avoir une schizophrénie peut expliquer des bizarreries du comportement et des difficultés dans le contact social, mais cela n’est heureusement pas une excuse ou un laissez-passer pour se montrer violent, d’autant plus que cette personne semblait prendre des médicaments sensés traiter ses troubles au moment des violences et devait donc avoir toutes ses capacités de discernement. Il est vrai qu’une maladie mentale peut être utilisée face à la justice pour minimiser la responsabilité de la personne sur ces actes, toutefois cela ne signifie pas que vous n’avez pas le droit de vous défendre. La peine prévue normalement pour des actes criminels pourra être diminuée ou modifiée (par exemple hospitalisation forcée plutôt qu’emprisonnement), mais la victime garde ses droits.
Vous avez essayé diverses méthodes pour vous protéger, comme de changer de numéro et de ne pas répondre à ses appels. Il s’agit de bonnes stratégies : en effet, il est important dans les cas de harcèlement, après avoir signalé explicitement son refus de continuer toute relation ou communication, de s’y tenir et d’autant que possible ne plus entrer en contact avec le harceleur (y compris pour lui dire d’arrêter par exemple), afin qu’il n’ait pas intérêt à continuer. Il est malheureux que vos bonnes réactions n’aient pas eu l’effet escompté. Nous pensons qu’il faut à présent prendre des mesures plus conséquentes, pour que ce harcèlement cesse enfin. Vous êtes en droit de porter plainte. Nous ne pouvons effectivement pas vous assurer que la plainte va aboutir, mais vous pouvez mettre toutes vos chances de votre côté en étant accompagnée par un-e avocat-e et en réunissant des éléments de preuve (consignez par exemple soigneusement la date et l’heure de chaque appel téléphonique, conservez les sms, etc.). D’autres démarches sont également possibles, en particulier des mesures de protection de la personnalité pour que votre ex-compagnon n’ait plus le droit de vous contacter, ou de s’approcher de votre domicile.
Nous vous conseillons de prendre contact avec le centre LAVI de votre canton. Les professionnel-le-s de ces centres pourront vous conseiller sur vos possibilités d’action, vous soutenir durant vos démarches, et également vous apporter un soutien psychologique pour vous aider à vous reconstruire après les violences. Les consultations sont confidentielles et gratuites, alors n’hésitez pas à prendre contact !
Nous espérons que vous pourrez au plus vite vous délivrer de cet enfer, nous vous envoyons nos meilleures pensées. Si vous avez une autre question, ou pour nous donner de vos nouvelles, nous restons présent-e-s.
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