Bonjour, j'ai eu un fils il y a 3 mois. Mon compagnon ne cesse de dire que je suis une mauvaise mère... Le premier jour à la maternité, il m'a bien fait comprendre que lui savait faire (car il avait eu un fils précédemment)et que moi non... Il était très critique sur tous mes gestes et le 3e jour, de fatigue, d'épuisement psychologique, j'ai brusqué mon bébé, pas secoué comme lui le prétend mais j'ai été brusque. Je m'en veux tjs actuellement... Je précise que nous avons fait un séjour en pédiatrie pour voir si le bébé allait bien car il a été dire à la pédiatre que j'avais secoué notre bébé... Et depuis ce moment-là, mon compagnon à été plus que dur. Il nous a même envoyés à un mois de vie de bébé, chez mes parents car il ne voulait pas être témoin de mon incompétence mais ne pouvait pas me laisser seule avec le bébé de peur que je lui fasse du mal... Alors que toutes les nuits, il me laissait seule avec, et une grande partie de de la journée... Je fais de mon mieux au quotidien et m'en occupe seule quasiment tout le temps. Il ne s'en occupe que quand il a décidé et jamais la nuit. Il est accro à des jeux sur le net et fume beaucoup... Financièrement, c'est moi qui gère tout. Parfois, il fait des courses. Mais les factures, la voiture, le bébé etc, c'est moi. Il ne travaille pas... Mais je l'ai connu comme ça. Finalement, ça ne me gêne pas car je peux m'assumer et m'occuper du bébé. Mais ça me fait tout de même mal de voir qu'il ne fait pas grand chose pour subvenir aux besoin de sa famille. Nous avons consulté un Psy car il a vraiment "pété" les plombs (à m'insulter avec le bébé dans ses bras, à me rabaisser pendant des guerres durant) et reste focalisé sur mon geste à la maternité. Tout ce que je fais, ça ne va pas. Le bain du bébé est trop chaud, la couche est trop serrée, je lui donne mal le sein, je ne gère pas le quotidien etc. Il me dit régulièrement que je suis une mauvaise mère. Je n'en peux plus. Que dois-je faire ? Il ne semble même pas se remettre en question après nos visites chez le Psy. De toute façon pour lui, c'est moi qui ait un problème. Quand il est avec le bébé, il s'en occupe très bien. Mais la situation devient douloureuse chaque jour un peu plus,car il ne supporte rien de ce que je fais avec notre bébé... Je ne sais plus quoi faire. J'espère que vous aurez une meilleure réponse que:"quittez-le"...
Bonjour Madame,
Notre site a reçu de nombreuses questions en ce début d'année et cela a rallongé nos délais de réponse. Nous nous en excusons.
Depuis la naissance de votre fils, votre compagnon exerce de la violence psychologique à votre encontre. Il critique vos faits et gestes à l'égard du bébé et ne vous apporte aucun soutien. Vous avez consulté un psychologue ensemble, mais cela n'a rien changé. Vous êtes fatiguée et n'en pouvez plus, mais vous ne souhaitez pas le quitter.
Tout d'abord, nous vous félicitons pour la naissance de votre fils. D'après ce que vous nous décrivez, vous êtes une mère adéquate et responsable, qui faites du mieux que vous pouvez pour vous occuper du petit et pour gérer le ménage. Avec le peu de soutien que vous nous rapportez, vous pouvez être fière de vous !
Vous nous dites que vous culpabilisez du "geste brusque" que vous avez eu envers votre bébé quelques jours après sa naissance: nous le comprenons très bien et ce sentiment est légitime. Ce geste s’inscrit probablement dans un contexte particulier de fatigue et d’irritabilité. Dans les jours et les semaines suivant l’accouchement, le corps et l’esprit sont bouleversés. Cela n'est ni à banaliser, ni à dramatiser: mais c'est un geste à ne pas répéter, et vous avez bien réagi après cette épisode choquant pour votre compagnon et vous-même. Cela ne s'est plus reproduit.
Néanmoins, le papa de votre fils continue de vous reprocher ce geste et de vous mettre constamment en échec dans tout ce que vous faites en tant que mère. Cela devient de plus en plus insupportable, et vous ne savez plus "quoi faire". Vous ne pouvez malheureusement pas effacer cet épisode, mais vous pouvez mettre toutes les chances de votre côté pour que cela ne se reproduise plus. Or, la violence dont use votre compagnon n'est pas sans effet sur vous et sur votre bébé. Cette situation "douloureuse" et violente a pour but de vous pousser à bout: cela constitue en soi un risque pour votre santé et pour celle de votre fils, car elle vous affaiblit physiquement et psychiquement. Vous devez rester vigilante. De plus, même si la violence n'est pas dirigée directement envers votre enfant, ce dernier la ressent et en souffre.
Que faire ? Vous ne souhaitez pas vous séparer. Cependant, vous ne pouvez pas changer les comportements de votre compagnon à sa place. Vous nous dites qu'il ne se remet pas du tout en question, ce qui fait que les choses ne vont pas s'améliorer et qu'elles risquent même d'empirer. Nous allons vous proposer quelques pistes de réflexion afin que vous puissiez prendre les décisions qui seront le mieux pour vous et votre enfant. Comment pensez-vous que la situation va évoluer s'il ne réalise l'ampleur destructrice de ses comportements ? Comment voyez-vous l'avenir avec lui ? Quelles sont vos limites et les respecte-t-il ? Qu'appréciez-vous chez lui ? Etes-vous heureuse dans votre couple ? Quel modèle de relation souhaitez-vous transmettre à votre enfant ?
Nous pensons qu'il est important que vous ne restiez pas seule face à tout cela. Apparemment, votre famille peut vous accueillir quelques temps. Peut-être que cela pourrait vous permettre de prendre du recul et de prendre soin de vous ? Par ailleurs, si vous souhaitez une écoute et un soutien plus concret, dans le canton du Jura, vous pouvez contacter le Centre Social Protestant au 0840 420 420. Si vous êtes proche de Neuchâtel ou de la Chaux-de-Fonds, vous pouvez joindre le centre Solidarité Femmes au 032 886 46 36. Ces professionnelles sont là pour vous écouter et vous soutenir face à la violence, et les entretiens sont gratuits et confidentiels.
Si vous avez une autre question ou si vous souhaitez nous donner des nouvelles, n'hésitez pas à nous réécrire. Nous vous souhaitons le meilleur pour la suite, dans un environnement dénué de violence. Prenez bien soin de vous et de votre fils.
Bonjour Madame, Vous nous expliquez subir des violences psychologiques et physiques de la part de votre partenaire avec qui vous...
Bonjour Bonheur, Avant tout, nous voulons nous excuser pour le retard dans notre réponse. Nous avons réunis vos dernières...
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