Bonjour, Je vous remercie de votre réponse et de votre soutien. Je ne vous avais pas ré-écrit puisque la situation s'était plus au moins arrangée depuis qu'ils avaient déménagé dans leur famille respective, peu de temps après vous avoir écrit. Le jour du déménagement a été pénible puisqu'il n'a pas voulu aidé en quoique ce soit et c'est donc ma meilleure amie et moi-même qui ont dû déplacer toutes les affaires jusqu'au deux domiciles et qu'il a réussit à la remercier avec des coups lorsque je suis partie. Après cet épisode, il y a eu des violences psychologiques, des humiliations, des intimidations, etc,... mais plus de violences physiques. Cela m'a rassurée et m'a permis de souffler un peu. Cependant, hier soir, ma meilleure amie m'a envoyé des messages inquiétants et peu de temps après elle m'a appelée en pleurant. Par chance j'étais pas loin et elle a pu me rejoindre. Son conjoint et elle ont une dispute chez la mère de celui-ci. Ma meilleure amie a bu 2-3 verres d'alcool (ce qui ne lui ressemble pas du tout), il lui a demandé "d'aller chialer ailleurs parce qu'elle lui faisait honte" et lorsqu'elle est partie, il l'a pourchassée jusque dans la rue pour la tabasser. Des gens ont bloqué la route avec leur voiture et ont appelé la police mais mon amie est partie "ne voulant pas avoir à faire avec la police" Lorsqu'elle m'a rejoint, elle avait le visage, les cheveux et sa veste pleine de sang. Ayant que le permis provisoire, j'ai demandé à ma soeur, en qui elle a confiance, de nous amener à l'hôpital. Elle a prétendu aux médecins qu'elles était tombée dans les escaliers. Heureusement, elle n'a rien eu de grave et nous avons pu rapidement partir de l'hôpital. Par contre, son visage est plein d'hématomes et les médecins lui ont dit que les bleus allaient descendre jusqu'au bas du visage alors que les blessures que j'ai vues étaient au niveau du front. Je n'imagine même pas sa tête ces prochains jours... Quand je suis rentrée chez moi, j'ai appelé la police pour savoir si ils avaient interpellé quelqu'un pour coups (puisqu'apperamment il serait resté sur place lorsque les témoins ont appelé la police) mais ils m'ont signalé que personne n'avait été interpellé et que sans plainte, ils ne pouvaient rien faire. Vous avez déjà répondu à mes questions et je vous écris surtout pour enlever un poids qui me pèse. Je pense aller à la police faire une dénonciation mais celle-ci restera latente tant que ma meilleure amie ne portera pas plainte ? Il y a une chose que je comprends pas... N'y a-t-il pas une loi qui stipule que notre devoir civile est de porter assistance à personne en danger ? Dans ce cadre là, si je ne suis pas témoin de faits mais je m'inquiète quant à la sécurité et à la vie de mon amie, je ne peux absolument rien faire à part une dénonciation? De plus des coups, je m'inquiète énormément de la santé mentale de mon amie. Comme stipulé plus haut, le fait qu'elle ait pris l'initiative de boire m'inquiète. Ma meilleure boit très rarement même lorsque nous faisons la fête. Elle n'arrête pas de me dire qu'elle est fatiguée (mentalement et physiquement), qu'elle n'arrive pas à dormir, qu'elle pleure souvent sans raison... J'ai peur que si ça devient trop dur, elle puisse mettre fin à ses souffrances elle-même. Elle commence à être plus ouverte pour aller voir un psychologue et je lui encourage mais de là à ce qu'elle franchisse le pas... Je suis vraiment dans une impasse, je ne sais plus quoi faire, quoi dire... Même devant elle je cherche mes mots et j'en ai souvent pas. Je la soutiens et l'encourage à réagir, à changer de vie mais j'ai l'impression que c'est une chose vaine, perdue d'avance... Malgré l'horreur d'hier soir, je lui ai demandé aujourd'hui ce qu'elle comptait faire par rapport à sa relation et elle m'a répondu : je sais pas, ça a été loin mais je sais pas trop... sur un ton neutre. Au moins avant, quand elle vivait ce genre de choses, il y avait quelques jours ou elle me disait qu'elle allait le quitter... J'ai l'impression qu'elle n'a même plus de colère... Puisqu'elle commence à s'ouvrir sur l'éventualité d'aller voir un psychologue, avez-vous un organisme ou elle pourrait parler de tout ça sans engendrer de conséquences (car sinon elle ne voudra pas y aller) ? Je sais que si elle va voir un psychologue ce n'est pas pour parler de ces violences mais d'autres problèmes. Je pense qu'elle ne voit toujours pas que son plus gros problème c'est cette relation... Mais je me dis que de fil en aiguille si elle va voir quelqu'un qui puisse l'aider sur d'autres points, elle finira par parler de cette situation... Connaissez-vous des références de psychologues qui pourraient l'aider ? Je vous remercie d'avance pour votre aide.
Bonjour Madame,
Nous tenons à nous excuser pour le retard avec lequel nous répondons à votre question. Nous avons reçu beaucoup de messages dernièrement.
La situation de votre amie n’a apparemment pas connu d’amélioration depuis votre dernier message du mois de juin, si ce n’est une période durant laquelle la violence physique a temporairement cessé. Vous êtes inquiète pour votre amie et nous comprenons tout à fait vos craintes, qui sont fondées. Cette situation de violence vous pèse et vous avez bien fait de nous écrire à nouveau.
Vous souhaitez savoir quel impact aurait une dénonciation de votre part à la police. A quelques exceptions près, la loi prévoit que les violences commises au sein du couple sont poursuivies d'office, y compris durant l'année qui suit la séparation. Cela signifie que lorsque la police intervient pour une situation de violence (sur appel ou suite à un signalement), elle adresse un rapport à la juge ou au juge d'instruction, qui peut ouvrir une enquête même si la victime n'a pas porté plainte. C’est donc une bonne nouvelle pour vous : il est possible d’agir pour venir en aide à votre amie.
Vous nous dites également que la santé mentale de votre amie vous préoccupe beaucoup, notamment sa consommation d’alcool. Les éléments que vous décrivez dans votre message sont très probablement des conséquences découlant de la violence subie par votre amie. Ces répercussions sont graves et peuvent mettre en danger sa santé physique et psychique. Vous avez raison de ne pas les négliger et d’inciter votre amie à chercher de l’aide auprès de professionnel-le-s.
Elle peut s’adresser au centre LAVI de son canton, qui vient en aide à toute victime d’infraction. Les professionnel-le-s de ce service offrent un accueil, une écoute, un soutien psychologique, social et juridique, ainsi qu’un accompagnement dans les éventuelles démarches entreprises. Ils pourront également fournir à votre amie des adresses de psychologues spécialisés dans les questions de violence conjugale.
Votre amie peut également contacter le centre MalleyPrairie, qui accueille en urgence ou sur rendez-vous 24h/24, 7j/7, toute femme majeure victime de violence conjugale ou de violence familiale et domiciliée dans le canton de Vaud. Des entretiens ambulatoires sont aussi proposés par le centre. Cette dernière option sera peut-être moins effrayante pour votre amie, qui est angoissée par les éventuelles conséquences que pourrait entraîner une démarche juridique ou psychologique.
Nous espérons avoir pu vous aider et vous envoyons nos meilleures pensées pour la suite. N’hésitez pas nous recontacter pour nous tenir au courant de la situation ou pour toute autre question.
Bonjour Madame, Votre message est très court mais il est déjà très révélateur de comportements que personne n'a à subir....
Bonjour Estiva, Nous vous félicitons pour la démarche que vous avez accomplie. Il était très important de vous adresser à...
Bonjour Madame, Depuis deux ans environ, vous dites que votre mari a des comportements violents. Vous précisez qu'il casse des...