J'ai gardé un petit garçon pendant des mois chez moi durant la journée. Ce petit s'est montré dépressif à l'âge d'un an, et avait de la peine à manger. Le père se montre très égoïste et n'hésite pas à mettre sa femme et son fils à la rue, par tous les temps, pour pouvoir travailler ou faire ce qui bon lui semble. J'ai été témoin de 2 scènes de violence de sa part. La police était intervenue pour l'une. Sa femme s'est rendue avec le petit à Malley-Prairie, mais est finalement retournée à la maison... Que puis-je faire pour aider anonymement autant la maman que le petit?
Bonjour Matojo,
Merci de votre patience ! Nous avons actuellement du retard dans le traitement des questions qui nous parviennent.
Vous êtes inquiète pour ce petit garçon et pour sa maman et souhaiteriez les aider, tout en ne sachant pas trop comment vous y prendre. Nous comprenons votre hésitation, il est souvent difficile de savoir comment intervenir lorsqu'on est témoin de violences, quelles qu'elles soient. Par ailleurs, vous préféreriez les aider de façon anonyme. Pourquoi cela ? Y a-t-il une raison particulière qui vous pousse à vouloir rester dans l'ombre ?
Pour vous répondre, il convient tout d'abord de séparer les deux aspects de la question : l'enfant et la mère. En ce qui concerne cette dernière, du moment qu'elle est majeure et qu'elle n'est pas sous tutelle, personne ne peut agir ni prendre de décisions à sa place. Tout ce que vous pouvez faire pour l'aider, c'est rester en contact avec elle, la soutenir sans faire pression, l'informer sur la violence (notre site offre quantité de renseignements sur les formes qu'elle peut revêtir, sur ses effets et sur le piège qu'elle représente) et lui faire connaître ses droits, comme celui de quitter le domicile ou de porter plainte (elle les connaît d'ailleurs probablement déjà). Vous pouvez également l'encourager à reprendre contact avec MalleyPrairie (tél. 021 620 76 76). Il arrive souvent que des femmes retournent chez leur partenaire violent une première fois, et même une deuxième, avant de pouvoir s'affranchir définitivement de l'emprise qu'il exerce sur elles. Et elles n'osent parfois pas refaire appel aux services d'aide, étant mal à l'aise vis-à-vis d'eux. Or les spécialistes connaissent bien ce phénomène et savent que les allers retours peuvent faire partie du processus de libération.
Pour ce qui est de l'enfant : si vous estimez qu'il est en danger ou que son développement est menacé, vous pouvez alerter le service de Protection de la jeunesse. Mais vous ne pouvez pas signaler le cas anonymement. En revanche, ce que vous pouvez faire, c'est de téléphoner simplement pour vous renseigner et demander conseil, sans citer de nom (tél. 021 316 53 53). Vous pouvez également rappeler à la maman sa responsabilité vis-à-vis de son petit garçon, et lui dire que les enfants souffrent bien plus que ce que l'on croit de la violence conjugale exercée par un parent sur l'autre. Un enfant a le droit de pouvoir grandir dans un milieu stable, où il se sent soutenu et protégé.
Nous aimerions encore vous signaler que si vous avez eu à vous occuper de ce petit dans le cadre de votre profession, d'une charge ou d'une fonction officielle en relation avec des mineurs, vous êtes TENUE de signaler le cas aux autorités de protection si vous estimez qu'il y a danger.
Au nom de cette femme et de son enfant, nous vous remercions de l'intérêt que vous portez à leur sort et du souci que vous vous faites pour eux. Nous espérons que vous pourrez influer favorablement sur la situation actuelle et qu'elle aura une issue positive. Nos voeux vous accompagnent.
Bonjour Madame, Vous avez récemment réalisé que vous êtes victime de mécanisme d'annulation de la pensée, d'action et d'être de la...
Bonjour Victoria, Nous nous excusons pour notre retard à vous répondre et vous remercions pour votre patience. Nous comprenons que...
Bonjour Madame, Depuis des années voire depuis toujours, ce que vous pensiez simplement être une relation conflictuelle entre vos parents...