Ma sœur de 21 ans, née en belgique, vit actuellement en suisse avec son mari et ses deux jeunes enfants. Depuis la naissance de la première, son mari a changé de comportement, il est devenu violent avec elle, il prends de la drogue dure, empêche ma sœur de travailler, elle doit s'occuper de la maison et ne peut pas sortir sauf pour faire les courses. Il la persécute moralement et psychologiquement. De plus, il lui a dit que si elle s'en allait avec les enfants il ma retrouverai pour la tuer. Ma sœur souhaite revenir en belgique afin de se rapprocher de sa famille mais comment peut-elle s'y prendre?
Bonjour Angrybird,
Notre réponse s'est fait attendre, veuillez nous en excuser. Il nous arrive d'avoir du retard dans le traitement des questions que nous recevons.
Nous comprenons que vous soyez inquiète au sujet de votre soeur et que vous souhaitiez l'aider. Il semble en effet qu'elle soit confrontée à diverses formes de violence, en particulier sur le plan psychologique et également économique. Selon vous, la violence est apparue après la naissance de votre première nièce : il est fréquent que l'arrivée d'un bébé soit aggrave des comportements violents soit déclenche ceux qui étaient préexistants.
Tout comme les violences, quelle que soit leur forme, les menaces qu'a proférées votre beau-frère contre votre soeur constituent un délit. Elle est en droit de porter plainte contre lui, si elle le souhaite, à la fois pour menaces et pour violences conjugales. Ces menaces de mort sont à prendre au sérieux et votre soeur, avant d'entreprendre quoi que ce soit (s'en aller, ou porter plainte, ou prendre un avocat qui contacterait le mari, par exemple) doit impérativement songer à se protéger, de même qu'à protéger ses enfants. Il existe des endroits où elle pourrait se réfugier avec les petits en attendant que la situation soit clarifiée et, surtout, normalisée. Elle a aussi le droit de demander à la police ou à la justice que soient prononcées des mesures de protection pour elle, comme l'éloignement de l'auteur des violences, l'interdiction de périmètre, l'interdiction de prendre contact de quelque manière que ce soit avec sa victime, etc. Si votre soeur réside en Valais, vous pouvez lui conseiller de prendre contact avec l'un des deux foyers à disposition, où elle serait accueillie avec ses enfants : Foyer Aurore à Sion (tél. 027 323 22 00 et Foyer Point du Jour à Martigny (tél. 027 723 20 03), ainsi que Unterschlupf pour le Haut-Valais (tél. 079 628 87 80). Si elle habite dans un autre canton, nous lui conseillons de s'adresser à l'un des centres de Solidarité femmes, spécialisés dans l'accueil et le soutien aux femmes confrontées à la violence d'un partenaire ou ex-partenaire. Les entretiens y sont professionnels, gratuits et confidentiels. Ce service est présent dans les cantons de Genève, Fribourg, Neuchâtel, Berne ; et dans le canton de Vaud, vous le trouverez sous le nom de MalleyPrairie.
Il serait bon que votre soeur soit soutenue par des personnes formées aux questions de violence conjugale. Pensez-vous qu'elle serait prête à consulter ? Par ailleurs, elle a droit aux prestations gratuites de la LAVI (aide officielle aux victimes d'infraction) où elle recevra conseils juridiques, financiers et soutien personnel. Pour le Valais, tél. 027 323 15 14, 024 472 45 67 ou 027 946 85 32.
Cela dit, sachez que vous ne pouvez pas agir à la place de votre soeur ni la pousser à faire ce que vous jugez bon pour elle. Malgré votre souffrance et malgré la sienne, si elle n'est pas prête à entreprendre quoi que ce soit pour l'instant bien qu'elle exprime le souhait de rentrer en Belgique, vous ne pouvez que l'assurer de votre soutien, rester à son écoute et à sa disposition, lui faire comprendre qu'elle pourra toujours compter sur vous. Peut-être aurez-vous à vous armer de patience. Se libérer de l'emprise d'un partenaire violent est un processus qui peut parfois prendre du temps et rien ne sert de vouloir bousculer les choses. A chacun son rythme. Un jour viendra où elle sera prête à franchir le pas.
Nous vous souhaitons, à elle comme à vous, du courage et de la force. Nous espérons que la situation trouvera une issue favorable et que vous retrouverez toutes deux la sérénité.
Bonjour Monsieur, Tout d’abord, nous souhaitons relever que vous avez fait un pas important en décidant de nous contacter et...
Bonjour Rafa, Menacée et agressée régulièrement par votre mari alcoolique, vous aimeriez vous protéger, vous et votre enfant, mais vous...
Bonjour Madame, Vous avons lu attentivement votre message et prenons connaissance des longues années de détresse que vous avez vécues....