Je ne sais que faire, à qui m'adresser...je ne veux pas inquiétée d'avantage mon entourage. Voici un bref résumé. Je suis avec mon mari depuis 13 ans. Nous avons toujours été différent en prenant cela comme une force pour notre couple et non une faiblesse. Lui très casanier, dans sa bulle moi tout le contraire. 2 charmants petits enfants arrivent et mes priorités changent. Mon mari, malgré deux enfants en bas âge, est là sans être la. Le sentiment de solitude grandit en moi. J'essaie d'en discuter mais je me heurte a une porte fermée. Finalement, ma solitude va se résorber le temps d'une liaison extra conjugale qui sera découverte par mon mari. Cela fait 3 ans. Il a eu beaucoup de colère envers moi, de blocage (émotif et sexuel), puis nous avons entrepris une thérapie de couple qui nous un tant soit peu rapproché. Enfin disons stabilise le couple. Mais les reproches, la colère sont toujours la. Parfois la situation va mieux alors je me mets a rêvée a une vie meilleure, a ce que le vent tourne définitivement. Mais je retombe vite sur mes pieds. Il a toujours dit qu'il restait pour les enfants. Aux yeux de tous, nous sommes la famille parfaite. Personne n'est ah courant a part ma famille proche et ses parents. Entre nous, c'est long, il n'arrive toujours pas à faire le pas. Il n'arrive pas a à avoir de rapport avec moi sans avoir bu. Je me laissais faire jusqu'il y a peu puis j'en ai eu marre. Il boit de plus en plus souvent et beaucoup. Et il essaie toujours d'avoir des rapports quand il a bu. Il arrive tout de même à faire l'amour en étant a jeun. Hier ça a été la goutte qui a fait débordé le vase. Il est rentre ivre mort. Il a voulu me toucher mais j'ai refusé car comme d'habitude il rentre tard et doit se lever le lendemain pour travailler. Puis tellement en piteux état, il a vomi dans le lit. La je lui ai dit que j'en avais marre que ça pouvait pas durer comme ça. Il ne voulait pas nettoyer, j'ai du le réveiller avec de l'eau froide. Une fois décidé, je lui ai juste fait remarqué qu'il devait nettoyer le vomi avant de mettre dans la machine. Car pour moi hors de question de nettoyer pour lui. Il l'a quand même mis. Je le lui ai répété. Et c'est la qu'il m'a donné une grosse gifle. Sous la surprise je le lui ai rendue mais lui aussi et a commencé a me donné d'autres gifles qui m'ont fait tombé sur le lit. J'ai eu peur. Il me disait: pour qui tu te prends! Puis je me suis relevée et je savais que faire partir ne pas partir les enfants dormait. Je lui ai répète qu'il fallait rincer et me voyant prendre ma jaquette il m'a regiflé et poussé sur le lit. Plusieurs fois et la je me suis mise a pleurer tant j'ai paniqué et l'ai supplié de me laisser. J'ai fait les 100 pas dans la maison ne sachant que faire ou aller et s'il fallait réveiller les enfants ou pas. Je tremblais, respirais fort... Pendant ce temps il a tout nettoyer pas le drap bien sur, mais le reste. Je n'osais plus rien lui dire. Entre deux l'aîné s'est réveillé et j'ai vite repris mes esprits. Finalement j'ai nettoyé le drap et mis en route la machine et lui mal en point, s'est recouché sur le matelas sal. Je ne sais que faire car c'est comme si rien ne s'était passé. Il dort moi pas. Je ne sais pas a qui en parlé. Aurai je du partir de suite? Partir le lendemain? Je ne sais pas....merci de m'aider.
Bonjour Pirouette,
Vous avez très bien fait de nous écrire alors que vous étiez déboussolée, choquée et en train de vous demander à qui oser parler de l'épisode de violence que vous veniez de vivre. C'était important de vous en ouvrir à quelqu'un. Maintenant que vous avez choisi de le faire de façon anonyme, et que quelques jours ont passé, peut-être serez-vous prête à en parler de vive voix soit à une personne de votre entourage, soit à quelque professionnel ? Il est en effet très important de ne pas garder pour soi ce genre d'événements traumatisants, de ne pas rester seule, mais de le DIRE. Votre famille proche, qui est déjà au courant des difficultés que votre couple avait rencontrées par le passé, pourrait certainement l'entendre, ne croyez-vous pas ? En ce moment de crise, le soutien de vos proches ne serait pas de trop.
Vous vous posiez des questions sur la manière dont vous avez réagi cette nuit-là, s'il eût été préférable de partir tout de suite ou non, d'emmener les enfants ou non... Aujourd'hui d'autres questions se posent probablement : où sont les limites de l'acceptable ? Comment allez-vous les faire respecter ? Que faire par rapport à la question de l'alcool ? Êtes-vous toujours prête à investir dans votre couple, à faire des efforts pour que cette relation fonctionne mieux ? Pour que vous vous y sentiez moins seule ? Ou êtes-vous plutôt en train de pencher vers l'idée d'une séparation ?
Un certain temps sera probablement nécessaire pour que les choses mûrissent et que vous soyez sûre de vos décisions. Donnez-vous l'espace de la réflexion, éventuellement en vous éloignant provisoirement du domicile conjugal avec vos enfants afin de faire le point tranquillement. A notre connaissance, il n'y a pas en Valais de maison d'accueil spécialisée pour les femmes confrontées à la violence de leur partenaire, mais il existe des foyers où vous pourriez loger quelque temps, par exemple le foyer AURORE à Sion, tél. 027 323 22 00 ou le foyer PONT DU JOUR à Martigny, tél. 027 723 20 03. Renseignez-vous.
En outre, comme la violence constitue un délit, vous avez la possibilité de vous adresser au centre LAVI de votre région (centre officiel d'aide aux victimes d'infraction) où vous serez entendue, soutenue, et conseillée sur le plan personnel comme pour toute question juridique. La LAVI peut prendre en charge des frais d'hébergement en cas de violence conjugale, qu'une plainte ait été déposée ou non.
Nous aimerions vous rendre attentive au fait que vous êtes en droit de porter plainte contre votre mari pour les gifles qu'il vous a données (vous avez jusqu'à trois mois pour le faire). L'alcool n'excuse rien. Ce serait une façon pour vous de poser des limites claires. Une autre serait d'exiger de reprendre ensemble les consultations chez votre thérapeute, qui vous connaît déjà et serait à même de vous aider à nouveau.
Un autre point qui mérite d'être pris au sérieux est celui des enfants : on sait désormais que ces derniers souffrent des conflits entre leurs parents et en particulier de la violence qui s'installe, sous quelque forme que ce soit. Une raison de plus de ne pas rester sans réagir devant l'apparition de ses premières manifestations. Toute violence est inacceptable !
Pour ce qui est de la consommation d'alcool, nous vous suggérons de consulter les pages d'Addiction suisse consacrées aux proches des personnes alcoolo-dépendantes. Elles contiennent quantité d'informations qui pourraient vous être utiles.
Voilà ce que nous pouvons vous dire aujourd'hui. Nous sommes bien en pensée avec vous, restons à votre disposition si vous avez d'autres questions et vous souhaitons force et courage pour la suite. Souvenez-vous que c'est vous qui tenez les rênes de votre vie, personne d'autre n'en est responsable ni n'est chargé de veiller au respect de vos besoins fondamentaux.
Bonjour Mama, Nous comprenons en vous lisant que les violences exercées par votre mari, et notamment le fait que l’un...
Bonjour Ariel, Excuse-nous de t'avoir fait attendre : la fin d'année a été très chargée pour tout le monde et...
Bonjour Madame, Vous dites clairement que votre conjoint est violent. Il consomme de la marijuana et vous vous demandez...