Bonjour, J'ai 47 ans. J'ai une fille 5 ans. Je suis désemparé. Mon amie a très mal vécu le fait que ma première fille aie été enceinte en même temps qu'elle. Depuis lors, elle nous a mené une vie impossible. Elle a demandé que je ne la voie plus, ensuite elle a refusé à ma mère de voir notre enfant parce qu'elle était en contact avec ma première fille. Elle a même fait une tentative de suicide entre crises de nerfs et dépressions. Je suis donc parti à l'étranger où ils m'ont rêjoint. Mais les choses ne se sont jamais arrangées. Chaque fois que j'avais des contact avec ma fille et même si je n'en avais pas, elle faisait des obsessions la-dessus. Avec toujours son lot d'insultes à l'encontre de tous les membres de ma famille, de ma fille qu'elle traite de pute sans arrêt, et de ses enfants qu'elle traite de Singes. Elle me harcèle sans arrêt pour savoir ce qu'elle fait, où elle habite, où elle travaille, etc, pour ensuite dénigrer, insulter encore ou m'accuser d'être la honte du monde d'avoir mis au monde une merde pareille. Nous avons pensé que mon amie ou ex-amie était borderline. Mais depuis son hospitalisation à la maison psychiatrique, elle ne veut plus rien faire pour calmer ses émotions. Ce qui est insupportable, c'est qu'elle fait ses crises devant notre enfant, qu'elle dénigre ma première fille et ses enfants et insulte à qui mieux-mieux. Par ailleurs, dès que j'essaie de calmer les choses, elle menace de partir à l'étranger avec notre enfant (ce qu'elle a déjà fait lorsqu'elle a décidé de se séparer). Bref, chaque fois qu'elle le peut, elle cherche à contrôler ce que je dois ou ne pas faire avec notre enfant et chaque fois que notre fille voit sa demi-soeur, je n'arrive plus à calmer ses insultes et ses menaces.... Je suis épuisé nerveusement. Merci de vos conseils.
Bonjour Hermesetas,
Vous êtes à bout et il y a de quoi. La violence psychologique, dont vous nous décrivez diverses formes (insultes, dénigrement de votre famille, harcèlement, menaces, qui tous constituent des délits), est aussi nocive que la violence physique et ses effets sur la personne (homme ou femme) qui en est la cible vont du désarroi à la dépression, en passant par la perte de l'estime de soi, l'insomnie, le manque d'énergie et un sentiment d'impuissance. Nous comprenons votre profond découragement et votre épuisement.
Vous trouverez sur notre site quantité d'informations sur la violence dans le couple. Bien que l'auteur y soit décrit au masculin et la victime au féminin (ce qui correspond à la majorité des cas de figure), il va de soi que l'inverse vaut tout autant et que lorsque l'auteur des violences est une femme, son partenaire souffre des mêmes symptômes que les victimes femmes et a, par ailleurs, les mêmes droits qu'elles.
Des solutions existent. Mais en premier lieu, il serait bon à notre avis que vous ayez un soutien (si possible professionnalisé) d'ici que vous ayez pu examiner les options qui s'offrent à vous et que la situation se soit stabilisée. Vous avez bien fait de nous écrire, cette démarche étant en quelque sorte un premier pas vers une demande d'aide extérieure. Serez-vous prêt à continuer sur cette voie et à faire appel à quelque service spécialisé ? D'une part sur le plan personnel et psychologique, pour vous soutenir et "contrebalancer" les atteintes portées quotidiennement à votre intégrité psychique. Et d'autre part sur le plan juridique, pour deux questions bien distinctes :
A) La violence conjugale à laquelle vous êtes confronté, qui est un délit dans notre pays (même si vous n'êtes pas marié, et même s'il ne s'agit pas de violence physique) et pour laquelle vous seriez en droit de porter plainte contre votre amie. Pour vous informer sur cet aspect de votre situation actuelle, vous pouvez vous adresser au centre LAVI de votre canton (aide officielle aux victimes d'infractions). Il vous fournira renseignements et conseils juridiques très précis, ainsi qu'un soutien personnel. Vous avez droit à ces prestations, qui sont gratuites et confidentielles. Tél. 032 889 66 49.
B) Vos droits de père. Nous manquons d'éléments pour les connaître de façon précise (par exemple, avez-vous reconnu votre deuxième fille ? quelle est sa nationalité, et celle de sa mère ? avez-vous demandé l'autorité parentale conjointe ? etc.). Sachez qu'au 1er juillet 2014, les nouvelles dispositions du Code civil régissant l'autorité parentale conjointe (APC) entreront en vigueur. Votre amie n'aurait donc pas le droit d'emmener votre petite fille à l'étranger sans votre consentement. Davantage d'informations à ce sujet sur la page du message de la Confédération. Nous vous suggérons également de vous renseigner auprès de l'autorité neuchâteloise de protection de l'enfance (pour Neuchâtel, 032 889 66 40 et pour La Chaux-de-Fonds 032 889 66 45), à la fois sur vos droits et sur la meilleure manière de protéger cette fillette de la violence et des "crises" de sa mère auxquelles elle assiste. Car les enfants souffrent bien davantage qu'on ne le croit du climat de violence dans lequel ils vivent. Cela peut nuire à leur bon développement. En tant que père, vous êtes bien placé pour veiller sur son bien-être. Au besoin, ce service pourra intervenir sur votre demande pour instituer l'autorité parentale conjointe, si ce n'est déjà fait.
Quant à une forme de soutien pour vous spécifiquement, comme nous ne connaissons pas ce que le canton de Neuchâtel a à offrir aux hommes confrontés à la violence de leur partenaire, nous vous proposons de prendre contact avec le service Pharos, à Genève. Peut-être Serge Guinot pourra-t-il vous renseigner, ou peut-être pourrez-vous obtenir un entretien, pour autant que vous puissiez faire le déplacement. Nous pensons que cette démarche pourrait vous être bénéfique. N'hésitez pas à appeler. Tél. 078 615 75 85.
Reprenez espoir ! Vous pouvez changer le cours des choses. Il s'agit maintenant de retrouver les ressources que vous avez en vous et de saisir toute forme d'aide adéquate. Nous vous souhaitons force et courage, tenez bon, et prenez soin de vous. Nos pensées vous accompagnent.
Bonjour Monsieur, Nous vous remercions pour votre message et nous sommes heureux d'apprendre que vous avez entrepris cette démarche auprès...
Bonjour Abbysse, Notre site a reçu de nombreuses questions ces derniers temps: nous nous excusons pour le retard de réponse....
Bonjour Souzie, Votre mère a été en couple avec un homme qui s’est révélé violent psychologiquement, physiquement et économiquement. Aujourd’hui,...