Je voulais savoir quoi faire en cas de vigilance verbale ( ensultes, humiliation ) comment le prouve vue que il y a aucune preuve matérielle? Il y a déjà eu la violence psysique Et la police a du entre venir mais la plante n'a pas été déposé ( les photos des blues sont tjs dans le dosier medicale ) et si la personne dépend de son conjoint ( pas marié ) comment elle peut s'en sortir en le quittant en sachant que elle a 2 bebe et encaintes de 3ème ( con conjoint veux avortement contre son accord mais par la peur elle pris le rdv pour interruption de grossesse ) et dernier question est-ce que la police va plutôt croire au conjoint vu que lui est un suisse et elle étrangaire ( au bénéfice de permis c depuis 2007) merci
Bonjour Misty,
Tout d'abord, nos excuses pour avoir tardé à vous répondre. Notre site reçoit beaucoup de questions ces temps.
Vous nous demandez que faire en cas de violence verbale. Sachez que la violence psychologique (injures, humiliations, menaces, etc., et toute atteinte à la personnalité) est interdite au même titre que la violence physique. La personne qui est victime de ce genre de délit peut porter plainte, et ceci jusqu'à trois mois après les faits. Il suffit pour cela de se rendre dans un poste de police. Parfois un rendez-vous est fixé pour le dépôt de plainte, parfois on peut le faire tout de suite. Il n'est pas nécessaire d'avoir des preuves ou des témoins (bien que ce cela puisse faciliter les choses, évidemment) car la parole de la victime a autant de poids que celle de l'agresseur. De plus, vous nous écrivez qu'il y a déjà un dossier de police (puisque cette dernière est intervenue par le passé) et également un dossier médical où sont consignés les bleus de votre amie. Voilà qui va se révéler utile à l'avenir : la preuve existe quelque part des violences physiques exercées. Et la plupart du temps, ce type de violence s'accompagne de violences psychologiques.
Votre deuxième question porte sur l'attitude de la police. Vous semblez craindre qu'elle ne privilégie la déposition de l'agresseur, vu sa nationalité suisse. Rassurez-vous : en cas de délit et de plainte, la police a pour devoir d'enregistrer les dépositions, pas de prendre position ni de mettre en doute la parole des uns ou des autres. Cette tâche incombe seulement au/à la juge qui, après avoir entendu les personnes et pris connaissance du dossier, va pouvoir prononcer un jugement. Les éléments comme la nationalité, le genre, l'âge, la position sociale, etc., ne sont pas censés entrer en jeu dans l'examen de la situation.
Votre amie a des droits. D'une part, si elle est victime de violence de la part de son partenaire, elle a la loi pour elle, car la violence au sein du couple est interdite, quelle que soit la forme qu'elle prend. En outre, elle a droit aux prestations du centre LAVI de son canton (service gratuit d'aide aux victimes d'infractions) où elle pourra trouver un conseil juridique et un appui personnel. Les consultations sont gratuites et confidentielles et données par des spécialistes. Rien ne l'empêche de prendre rendez-vous dès que possible (tél. 021 320 32 00).
Du point de vue financier, elle a droit à l'aide de la commune si elle décide de quitter son compagnon violent et de partir avec les deux enfants. La commune est tenue de la soutenir jusqu'à ce que le/la juge ait décidé de la contribution d'entretien du père, et même au-delà si nécessaire, par exemple si elle n'a pas d'emploi. Comme elle est au bénéfice d'un permis C, elle n'a pas à craindre que les autorités ne refusent de lui renouveler son titre de séjour si elle est prise en charge par les services sociaux.
Voilà pour ses droits et les aides auxquelles elle peut prétendre. Nous aimerions ajouter que nous l'encourageons vivement à prendre contact avec le centre de MalleyPrairie : c'est un service d'aide aux femmes confrontées à la violence de leur partenaire. Votre amie peut y aller en consultation, afin d'examiner avec des professionnelles ce qu'elle peut faire, comment se protéger, quelles sont ses options pour l'avenir, etc. Si elle le souhaite, elle peut également y être hébergée quelque temps avec ses enfants, afin d'être à l'abri des violences et de souffler un peu, et d'analyser tranquillement la suite des événements. Ce service est gratuit et offre un soutien précieux aux femmes qui en ont besoin. Tél. 021 620 76 76.
Nous restons à votre disposition si vous avez d'autres questions et vous souhaitons, à vous et à votre amie, bonne chance pour l'avenir.
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