Bonjour, Ma situation : marié depuis 12 ans, 3 enfants. Les relations avec mon épouse deviennent de plus en plus compliquées. Elle est très jalouse, pense que l'on complote dans son dos et me manipule. Elle n'est pas capable de s'occuper correctement du bien être des enfants (repas/dormir/devoirs...). Elle n'a pas d'envie en ce qui concerne la préparation des repas lorsque l'on fait les courses, mais veut absolument s'en occuper. Elle ne se soucie pas des problèmes financiers. Son comportement change d'une extrême à l'autre. C'est tout ou rien. Selon le médecin qui la suit, elle souffre d'un grave problème psychologique mais ne l'accepte pas ni ne veut l'entendre. Le problème réside chez les autres. Je ne sais pas quel nom mettre sur ce qu'elle a, le médecin précédent m'avait parlé de schyzophrénie, mais il y a aussi un coté bipolaire avec les changements. Les enfants sont très perturbés par son comportement et ma fille de 11 ans est actuellement suivie par une psychologue. Mon fils de 9 ans a des problèmes pour suivre à l'école et lors de la dernière séance avec les enseignants, ces derniers ont mentionnés qu'ils le trouvaient très perturbé (besoin de parler, de se confier). Elle a un comportement semblable à celui d'un manipulateur pervers narcissique afin de m'éloigner de ma famille (qui est la source des problèmes d'après elle). Je ne vois plus mes amis et n'ai preque aucune activité en dehors de chez moi. Elle fouille mes affaires : natel, ordi ... Elle ne supporte pas quand j'essaie de lui expliquer qu'elle se trompe : elle s'est énervée et a tapé dans un mur. Résultat un poignet cassé et elle est en arrêt de travail depuis deux mois. Elle a déjà été absente de son emploi pendant presque 4 mois à la fin de l'année dernière et ne se soucie pas du fait qu'elle risque de perdre son emploi avec ses absences à répétition. Elle m'a fait une anoréxique mentale aussi l'automne passé sous prétexte qu'elle était persuadée que j'avais des relations extraconjugales... elle ne pesait plus que 35 kilos. Elle me disait qu'elle voulait mourrir. C'est l'occasion que le médecin aurait du saisir pour la faire hospitaliser... même pas capable. J'ai déjà consulté un avocat il y quelques années qui m'a dirigé vers des conseillers conjugaux. Puis on est allé deux fois chez un psy (on a arrêté parce que tout était de ma faute selon elle encore). J'en ai parlé aux médecins, je aussi consulté la LAVI. Et maintenant sur conseil du médecin, nous avons rendez-vous chez le psy et à l'AEMO (elle m'a dit qu'enfin elle reprendrait sa place?). Tout le monde voit, comprend et admet le problème mais personne ne semble vouloir m'aider. J'ai rendez vous avec le médecin lundi. Je suis sûr que si j'étais une femme et non un homme, quelqu'un m'aurait déjà aidé autrement. Que puis-je faire, à qui m'adresser. Merci si quelqu'un peu m'aider, car il y a des jours où quand je me couche j'espère faire un AVC durant la nuit pour plus avoir à vivre ça.
Bonjour Pleindespoir,
Nous avons du retard et vous remercions de nous en excuser.
Comme vous aviez une visite chez le médecin le 18 mars, peut-être avez-vous trouvé réponse à vos questions ? Nous le souhaitons infiniment. Vous nous demandez de l’aide, laissant entendre que si vous aviez été une femme et non un homme, quelqu’un vous aurait déjà aidé autrement.
Notre site s’adresse aux hommes comme aux femmes. Nous pouvons vous affirmer clairement que la violence dans le couple est à bannir, qu’elle soit l’œuvre de l’un, de l’autre ou des deux partenaires. L’abus de pouvoir, la disqualification et le dénigrement, le contrôle, le refus de reconnaître le territoire de l’autre, la jalousie excessive, l’isolement, etc., sont des comportements qui font partie de la violence psychologique. Ce climat est destructeur, il détruit l’estime de soi de chaque membre de la famille, chacun peut se sentir nié dans son identité et ses besoins vitaux. Chaque membre de la famille et plus particulièrement la victime - ou plutôt les victimes, car les enfants sont directement concernés - méritent de l’aide et du soutien. L’approche que nous privilégions n’oublie pas l’auteur-e, car la violence est un langage qui cache, la plupart du temps, une souffrance liée au passé, à des traumatismes enfouis. « Toute relation affective est source de souffrance puisque chacun est incapable de se séparer de celui qui le persécute, car il est en même temps celui qui le pose dans l’existence » (Roustang, 1996).
Cependant, votre message nous plonge dans une perplexité que nous voulons partager avec vous. Vous dites que votre épouse est atteinte gravement dans sa santé mentale. Cela pourrait alors signifier que, loin de ne pas vouloir agir autrement, elle ne peut tout simplement pas le faire. Cela reviendrait à dire, en ce qui nous concerne, que votre situation n’est pas de notre compétence mais de celle des médecins-psychiatres que vous avez d’ailleurs déjà consultés. Nous faisons l’hypothèse que dans le profond attachement que vous éprouvez pour votre épouse, la peur de l’avenir vous a fait présumer de vos forces et mettre en doute les compétences de chaque professionnel consulté.
Nous espérons que votre récit et la réponse qui s’en suit vous permettront d’ouvrir des portes jusque-là fermées ou à peine entr’ouvertes et que votre famille pourra être accompagnée, ensemble et séparément, pour le meilleur bien-être possible. Vous avez à faire face à la violence de la maladie ou à la « maladie » de la violence. De l’une ni de l’autre il n’est possible de se sortir sans soutien spécialisé. Nous souhaitons aussi aux deux parents que vous êtes - et pour que vos enfants trouvent leur propre chemin sans se sentir responsables (cela arrive fréquemment) - le courage de vous confronter aux changements à venir.
Bonjour Monsieur, Vous faites preuve de courage en nous adressant votre question. De plus, vous avez franchi un pas important...
Bonjour Raphaela, Vous nous décrivez une situation complexe avec un mari manipulateur qui présente un double visage, bien et crédible...
Bonjour Azulys, Nous vous prions de nous excuser pour le retard de notre réponse. Actuellement nous ne parvenons pas à...