Bonjour, Une femme Africaine est venue me voir elle pleurai, je lui ai demandé se qui n'allai pas elle m'a dit qu'elle avait peur que son mari la mette à la porte. Elle s'est déjà battue avec son mari elle est allée à la prairie et a refusé de déposé plainte et elle est rentrée à la maison. Son mari a déjà entrepris une demarche de divorce il ne veut plus d'elle. ils se sont rencontré sur internet et c'est lui qui l'a faite venir ils sont marié depuis je crois moin d'un an. Ici nous sommes dans un petit village de montagne et elle ne connait personne et est rejetée par le mari les enfants l'Exfemme. Pour le divorce elle n'a même pas d'avocat je ne sais pas comment l'aider et surtout je n'ai que la version de la femme pouvez me dire quoi faire. Pour l'instant je lui ai juste donné mes No de tél. si jamais
Bonjour Chatchat,
Tout d'abord veuillez nous excuser de vous répondre avec retard. Notre site est très sollicité ces temps.
La femme dont vous nous parlez vit une situation difficile et vous aimeriez bien lui venir en aide, sans trop savoir comment. Merci de lui avoir donné vos coordonnées ! C'est heureux pour elle que vous vous préoccupiez de son sort et qu'elle puisse compter sur quelqu'un.
On ne peut pas obliger le mari à rester marié avec elle. Ni, comme le bail est vraisemblablement à son nom à lui, à la garder à la maison s'il souhaite qu'elle s'en aille. Vous ne nous donnez pas d'indication sur leur nationalité ni leur statut de séjour, mais si cette femme est au bénéfice d'un permis B, par exemple, la loi ne prévoit hélas pas son renouvellement au cas où elle vivrait séparée de son conjoint, étant donné que ce mariage a duré moins de trois ans. Toutefois, en cas de violence conjugale, les autorités peuvent parfois assouplir ce règlement, à plus forte raison si la personne concernée est bien intégrée, parle la langue, a un emploi, etc. Il est regrettable qu'elle n'ait pas souhaité porter plainte, cela aurait constitué une preuve des violences subies. Mais si elle change d'avis et que moins de trois mois se sont écoulés depuis le dernier épisode violent, elle peut toujours se rendre à la police et déposer une plainte maintenant.
Ce que vous pouvez faire pour l'aider est surtout de l'informer sur ses droits : comme la violence conjugale est un délit, elle a droit aux prestations du centre cantonal LAVI (aide gratuite aux victimes d'infractions). Ce bureau la renseignera avec précision sur sa situation, lui apportera son soutien sur le plan personnel et juridique, lui fournira des adresses d'avocat-e-s, et même prendra en charge les honoraires des premières consultations. Tél. 021 320 32 00. Si vous en avez la possibilité, vous pourriez y aller avec elle pour un premier entretien. D'autre part, si elle le désire, elle peut s'adresser à MalleyPrairie (est-ce là qu'elle s'était déjà rendue une fois, lorsque vous parlez de "prairie" ?). C'est un service d'aide (qui est gratuit) aux femmes confrontées à la violence de leur partenaire de vie. Elle a le droit d'y retourner, soit pour des consultations, soit pour un hébergement temporaire. Elle y sera bien soutenue par des professionnelles qui connaissent le thème de la violence conjugale et les questions liées aux permis de séjour. Tél. 021 620 76 76. Par ailleurs, elle pourrait demander à MalleyPrairie un rapport attestant de son séjour antérieur.
Quant à votre préoccupation concernant le fait que vous avez entendu seulement la version de cette femme et que vous aimeriez avoir l'autre son de cloche dans cette histoire, nous comprenons sa raison d'être. Cependant, que les choses soient simples ou compliquées, nous pensons que cette personne a très probablement besoin d'aide, et que votre rôle n'est pas vraiment un rôle d'arbitrage : les autorités s'en chargeront. Vous pouvez lui être plus utile en l'écoutant, en l'assurant de votre soutien et en l'aiguillant vers les services compétents.
Nous espérons avoir répondu à vos interrogations. Encore une fois, merci de vouloir épauler cette femme. Les victimes de violence conjugale sont souvent très isolées, tout particulièrement les étrangères. Nous restons en pensée avec vous et vous souhaitons bonne chance pour la suite.
Bonjour Monsieur, Vous souhaitez savoir quels sont les moyens juridiques pour faire constater la violence psychologique. Il nous est difficile...
Bonjour Azda, Les informations que vous nous donnez sont très lacunaires pour que nous puissions vous conseiller et vous permettre...
Bonjour, En premier lieu, nous vous remercions d'excuser le retard de notre réponse. Celui-ci est dû aux nombreuses questions qui...