Je suis arrivée sur ce site grâce à qqn de très proche. Elle a vu la situation que je vivais et m'a aiguillée ici. J'ai rencontré monsieur il n'y a pas très longtemps. Nous avons vaincu des temps formidables et avons tout fait pour aller bien. C'est vrai que rien ne nous destinait à être un couple. Niveau social, familial, éducatif... Mais j'y croyais. Et lui aussi. Nous avons décidé de faire un enfant. La grossesse était difficile. D'ailleurs, le premier accès de colère de sa part a,eu lieu le jour ou mon test de grossesse s'est avéré positif. J'ai basté. Notre chérie est née et là, la déchéance. Violences verbales, reproches, prises de tête et malentendus à outrance ont pris place dans notre quotidien. Mensuellement. Hebdomadairement. Puis quotidiennement. Je ne voulais pas accepter cette situation, . Ce n'était pas pensable. Avec tant d'amour à donner, avec tant de volonté, avec tant de confiance... Je me trouais confrontée à un homme me demandant explications sur chaque fait et geste. J'étais prise au piège. Je ne pouvais plus m'en sortir. Il,était installé dans ma vie et je ne pouvais envisager la moindre liberté. Mais il,y,a qques jours, pas un accès de,violence verbale si puissant, j'ai pris mes "couilles" à deux mais et j'ai fui. La chérie de même pas un an sous le bras. J'ai fini à l'hôpital psychiatrique. Les médecins m'ont rassurée: ma place n'est pas,ici. Ce n'est pas à moi de chercher de l'aide fondamentalement. Comment des situations,pareilles peuvent-elles se développer? Y a t'il un terrain propice à ce genre de relations? Quels sont les déclencheurs? Pourquoi???? Je me trouve en logement d'urgence, j'ai,laisse le père de bebe disparaître. J'ai tout coupe comme une sauvage pour nous protéger, bebe et moi. Je sais que j'ai eu la meilleure réaction. J'ai laisse prendre mon instinct animal le dessus. Mais maintenant j'ai peur des représailles. C'est une victoire de faire ce pas, mais si on laisse parler l'émotionnel, on pense facilement aux bons moments, on se dit que c'est pas juste pour l'autre, même si il nus fait du mal. Mais c'était invivable ces crises de tétanie 3x par jour, ces,vomissements, ces hyperventilations, ces contrôles incessants, ces demandes de l'ivraie de compte... Oh mon dieu, c'est dur..., help
Bonjour Tourmaline,
C'est avec retard que nous répondons à votre message, veuillez nous en excuser. Nous recevons parfois beaucoup de questions en même temps.
Vous avez pris la décision de sortir d'une relation où vous étiez de plus en plus souvent confrontée à des crises de colère et de violence verbale. C'est effectivement une victoire d'avoir franchi ce pas et de vous être mise, avec votre bébé, à l'abri de ces scènes. En même temps nous comprenons que vous puissiez être envahie de sentiments très mélangés, comme une certaine nostalgie en vous souvenant des bons moments, mais également la peur d'éventuelles représailles. C'est tout à fait légitime.
Notre site offre quantité d'informations au sujet des diverses formes de violence, dont la violence psychologique, ainsi que des effets qu'elle peut avoir sur les personnes qui la subissent, comme aussi sur les enfants qui y assistent.
Pour répondre à votre question, une grossesse ou la naissance d'un bébé peuvent être des éléments déclencheurs de violence conjugale, car ils bouleversent les rôles établis dans le couple. Ensuite, la violence suit son cours, elle s'aggrave au fil du temps, les épisodes se rapprochent et deviennent plus graves. On risque alors de se trouver pris au piège.
Vous nous demandez en outre comment cela peut se développer et s'il existe un terrain propice. On sait que les personnes concernées par la violence (qu'elles la pratiquent ou qu'elles la subissent) ont souvent grandi dans un milieu où c'était la seule manière de régler les conflits. Elles ont eu à la subir dès leur enfance et on ainsi intégré la notion que la "loi du plus fort" est une question de survie. Mais ce n'est pas forcément toujours le cas. D'autres éléments sont également en cause, comme les représentations de genre, l'idée que l'on se fait du couple, et la façon d'envisager les relations avec autrui en général. Les auteur-e-s de violence ont un fort besoin de contrôler et de dominer leur partenaire pour ne pas se sentir menacés, et ont beaucoup de peine à se remettre en question.
Bravo d'avoir osé regarder la réalité en face, de vous être rendu compte que vous attendiez autre chose d'un partenaire, autre chose de la vie. Il faut du courage pour admettre que la personne que l'on a choisie est en train de vous démolir petit à petit.
Cela dit, la loi donne certains droits au père de votre enfant. Maintenant que vous êtes toutes deux en sécurité, il serait bon de vous renseigner et nous vous suggérons de prendre contact avec un des centres LAVI de votre canton, qui sont des services d'aide aux personnes victimes d'infraction. Comme la violence conjugale est un délit, vous avez droit à ces prestations, qui sont gratuites et confidentielles. LAVI Sion : tél. 027 323 15 14 et LAVI Monthey : 024 472 45 67).
On saura vous y renseigner sur le plan juridique, vous faire connaître vos droits, vous soutenir sur le plan personnel et éventuellement financier (par exemple prise en charge des frais d'avocat ou de thérapie). Vous êtes probablement en possession d'un certificat médical de l'hôpital attestant des séquelles de la violence que vous avez subie.
Nous vous souhaitons beaucoup de force et de détermination pour continuer sur le nouveau chemin que vous vous êtes tracé. Bonne chance à vous et à votre petite fille.
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Bonjour Solune, Nous vous prions tout d'abord de nous excuser pour le retard avec lequel nous vous répondons. Nous sommes...
Bonjour Monsieur, Votre message fait état de nombreuses violences de la part de votre épouse envers vous. Nous entendons votre...
Bonjour Jenny16, Votre question est toute légitime et nous comprenons vos interrogations. Il semble que votre partenaire...